|
Archives
communiqués
•
Un communiqué du Forum de la gauche citoyenne du
21 janvier 2004
Le
"Grand débat sur l'école" : une
occasion manquée
Il
permet de vérifier ce symptôme de la crise
actuelle de la démocratie : le débat public
étant dissocié de la décision tourne
à vide, ses enjeux étant devenus formels.
Certes, il est possible d’aligner de bons chiffres
comme ceux du nombre de visiteurs du site internet, du nombre
de débats ou même de participants. Mais “participants”
à quoi ? Claude Thélot, président de
la commission chargée du débat, donne lui-même
la réponse dans son récent article du Monde
: « le citoyen, en participant, ne décide pas,
ne vote pas, mais il s’exprime ». On ne s’exprime
pas parce qu’il le faudrait, mais seulement si l’on
pense que son point de vue sera pris en compte ! Là,
le débat a été d’emblée
restreint dans la composition de la commission (absence
de syndicaliste et d’associatifs) et dans les questions
posées. Les moyens, le financement en ont été
largement exclus. Son objet : préparer une nouvelle
grande loi-miracle.
Un symptôme, c’est l’expression d’un
désir barré par le désir contraire
: nos « monarques républicains » désirent
à la fois retrouver leur légitimité
tout en gardant leur souveraineté. Résultat
: ils perdent sur les deux tableaux ! Ils indiquent a contrario
la voix à suivre pour sortir de la crise politique
et sociale, celle de la démocratie délibérative
: articuler, intégrer débat et décision.
La gauche ne redeviendra crédible que lorsqu’elle
assumera cette démarche.
-
Le FGC regroupe à travers toute la France plusieurs
milliers de militants associatifs, syndicalistes et politiques,
appartenant à tous les horizons de la gauche dont
en Paca la Convention citoyenne.: www.forumgc.org.
Forum
de la Gauche Citoyenne
4 rue Béranger - 75003 PARIS - Tél. 01 44
61 93 30
forgc@club-internet.fr
•
21/03/2003 : communiqué de presse
Irak
Ainsi
les États-Unis sont passés à l’acte
et ont commencé à bombarder Bagdad et ses
habitants.
Ainsi le droit international, l’exigence du dialogue
et le combat pour la paix ont été bafoués...
C’est un jour triste, dramatique pour tous les peuples
épris de paix.
La France a su démontrer au monde que sur les conflits
essentiels et particulièrement au Proche-Orient et
dans le Golfe, les analyses et les solutions sont rarement
identiques avec celles des États-Unis. Notre pays
a su défendre avec vigueur, courage et détermination
sa position, au diapason des peuples européens, sans
nier pour autant ce que peut représenter le régime
Irakien pour la démocratie et les libertés
individuelles.
La position géopolitique de notre ville, de notre
région, notre histoire commune avec les pays de la
Méditerranée, le brassage multi-ethnique sont
des éléments forts qui ont toujours constitué
le ciment de notre cohésion sociale, même pendant
les pires moments.
Les responsables politiques de notre ville et de notre région
doivent désormais tenir des propos responsables
et éviter de dramatiser une situation dont tous les
citoyens sont conscients. Mais le respect des valeurs républicaines,
de notre volonté de vivre ensemble ne doit pas être
délégué aux seuls religieux.
Les Marseillais doivent s’unir, et s’unir avec
leurs élus contre la guerre et l'hégémonisme
américain qui bafoue le droit international.
Pour
la Convention citoyenne
Philippe Sanmarco
Tahar Rahmani
•
29/01/2002
Les
municipalités de Martigues et Gardanne se manifestent
par des initiatives scandaleuses
A
quelques jours d’intervalle, les municipalités
de Martigues et Gardanne (Cf. communiqués ci-joints)
se manifestent par des initiatives scandaleuses contre des
personnes ( à Martigues) ou contre un mouvement dont
l’action au coeur de la gauche est incontestable,
l’Union des femmes françaises.
Nous
ne pouvons que dire notre inquiétude et notre soutien
à ceux qui se battent pour leur emploi, pour l’emploi
de salariés des crèches, pour une politique
de la petite enfance, pour une certaine conception de la
gestion publique.
Le
refus du dialogue, le clientélisme, l’esprit
partisan renvoient le peuple de gauche à l’abstention,
au rejet de la politique et font le lit de la droite et
de l’extrême droite.
Le Parti communiste a de multiples fois appelé (et
il le fait encore dans le cadre de la préparation
de son congrès) au renouveau des pratiques à
gauche.
Nous
demandons solennellement à Paul Lombard et Roger
Méï de se ressaisir et de revenir à des
pratiques démocratiques et républicaines.
Marseille,
le 29 janvier 2003
Philippe
Sanmarco , président
Gardanne
La
municipalité communiste veut démanteler la
gestion associative des crèches et garderies
Depuis
1977, l’Union des femmes françaises assure
avec sérieux la gestion de l’accueil de la
petite enfance à Gardanne, en partenariat avec la
DISS, la CAF, le Conseil régional et la Ville. Le
maire de Gardanne veut récupérer la gestion
des crèches et halte-garderie associatives de manière
arbitraire et autoritaire, sans raison valable ou avouable,
sans débat.
Qu’arrive-t-il à M. le Maire, Roger Méï
? C’est la question que se posent aujourd’hui
les Gardannais.
Lundi 27 janvier, malgré la présence d’une
centaine de personnes dans la salle des délibérations
et 250 devant la mairie, la majorité communiste a
voté la reprise de ces structures associatives en
régie directe. Le centralisme a gagné contre
11 voix. Se sont vivement élevés contre cette
décision : le groupe « Élan pour l’avenir
» (parti d’opposition de gauche indépendant),
le nouveau groupe dissident de la majorité («
PS et indépendants »), M. Rapuzzi (parti radical),
Luc Poussel (divers droite). Les questions, les requêtes,
les avertissements des élus opposants sont restés
sans réponse de la part d’un maire sourd aux
avis de ses administrés.
Pourquoi un tel acharnement contre un service public qui
marche et satisfait pleinement les citoyens de Gardanne
?
Pourquoi municipaliser une gestion associative que personne,
sauf le maire ne conteste : expert-comptable, commissaire
aux comptes, avocats indépendants s’accordent
pour confirmer la très saine et très économe
gestion des structures par l’association.
La Chambre régionale des comptes qui a vérifié
la situation de la ville a bien relevé de nombreuses
irrégularités dans la gestion de la commune,
mais aucune concernant la petite enfance ou l’UFF.
Le résultat est public et accessible à tous.
Le préfet que le maire a sollicité ne signale
aucune anomalie.
Les 41 salariés ont manifesté leur opposition
et leur désir de ne pas changer d’employeur.
Les grèves, manifestations, appels à la population,
pétitions n’ont pas fait vaciller la majorité
communiste.
La mairie veut mettre l’association à genoux
puisque depuis le 1er janvier les subventions dues pour
le service rendu à la population sont suspendues.
Il faut chercher d’autres raisons moins avouables
? Le maire désavoué à plusieurs reprises
par le suffrage universel cherche un bouc émissaire
à ses échecs. L’Union des femmes françaises
paierait-elle son attitude lors des dernières municipales
lorsqu’elle a refusé de s’engager et
de trancher entre les deux listes de gauche, la liste communiste
de Roger Méï et la liste citoyenne conduite
par Francis Montarello ?
Dans une ville qui subit la fermeture de la mine, qui attend
du maire une politique active de développement et
d’emploi, ce sont les 41 salariés, les enfants
et le mouvement des femmes qui font les frais de comportements
autoritaires et clientélistes d’un autre âge.
UFF,
Gardanne
Éliane Dufour, présidente
Jeannie Rimauro, responsable du personnel
Tél.04 42 51 42 14
Rappel
des faits
1969
: Un comité UFF est créé à Gardanne.
L’Union des femmes françaises est une association
loi 1901, défendant les droits des femmes. Depuis,
il est resté actif diversifiant ses initiatives et
ses services en direction des femmes : activités
socioculturelles, alphabétisation…
1976
: L’UFF obtient par ses luttes, la création
d’une halte-garderie pour permettre aux femmes d’avoir
un temps de liberté et de s’intégrer
dans la vie sociale. En 1976, la municipalité lui
confie la gestion de cette structure. De trois salariées
à cette époque, l’effectif est aujourd’hui
à 41 salariés, d’autres structures d’accueil
ayant vu le jour (crèche collective, crèche
familiale, lieux d’accueil parents-enfants).
Mars
2001 : Aux dernières élections municipales
l’UFF a volontairement gardé sa neutralité
et son indépendance vis-à-vis des politiques.
Septembre
2001 : La mairie commande un audit sur les finances de l’association.
Les conclusions de celui-ci prouvent « une gestion
saine, honnête et rigoureuse ». Puis, un avenant
à la convention initiale qui liait l’UFF à
la municipalité est proposé. Après
consultations des employés, l’UFF refuse de
signer cet avenant jugé illégal par ses avocats
et préjudiciable pour les salariés. Des prétextes
fallacieux sont alors inventés pour justifier la
reprise en régie directe :
ü Le fonds associatif légal est contesté
et présenté comme un détournement d’argent
public alors qu’il est validé par le commissaire
aux comptes nommé depuis 1995, correspondant à
la fois aux garanties des droits du personnel en cas de
cessation d’activités et pour pallier les risques
de versements irréguliers des subventions...
ü Le Maire a saisi le sous-préfet d’Aix
en, Provence afin qu’il donne son avis sur la situation
disant que « nous nous rangerons à ses préconisations
inattaquables ». Monsieur le Sous-préfet a
rendu son verdict : il ne peut s’immiscer dans un
différend qui oppose une municipalité à
une association. Il pourra cependant avaliser l’élaboration
d’une nouvelle convention, si celle-ci est conforme
à la loi…
6
janvier 2003 : La majorité municipale est informée
des décisions du Maire concernant sa volonté
de reprise en régie directe des crèches. Résultat
: débat houleux, insultes, coups de poings, divisions
de la majorité municipale mais décision votée.
10
janvier 2003 : Le maire signifie au bureau directeur de
l’UFF, la reprise en régie directe, sans aucune
négociation possible.
14
janvier 2003 : Le maire signifie aux salariés la
reprise en régie directe, leur présente le
secrétaire général, comme leur Chef
et leur propose un traitement de leur situation au cas par
cas. Les salariés présentent une déclaration
s’opposant à cette reprise et affirmant leur
volonté de continuer à travailler dans un
esprit associatif… Les porte-parole sont pris à
partie personnellement.
Suite à cette rencontre, les salariés déposent
un préavis de grève du mercredi 22 au vendredi
24 janvier 2003. Des pressions diverses sont exercées
par le maire sur des membres du Conseil d’Administration.
17
janvier 03 : Les salariés organisent une rencontre
avec les parents de crèches pour leur expliquer la
situation. Après cette rencontre, les parents créent
une association et demandent audience au Maire.
Lundi
27 janvier : Malgré la présence d’une
centaine de personnes dans la salle des délibérations
et 250 devant la mairie, la majorité communiste a
voté la reprise des structures associatives d’accueil
de la petite enfance en régie directe. Le centralisme
a gagné contre 11 voix.
Se sont vivement élevés contre cette décision
: le groupe « Élan pour l’avenir »
(mouvement d’opposition de gauche indépendant),
le nouveau groupe qui quitte de ce fait la majorité
(« PS et indépendants »), M. Rapuzzi
(parti radical), Luc Poussel (divers droite). Les questions,
les requêtes, les avertissements des élus opposants
sont restés sans réponse de la part d’un
maire sourd aux avis de son conseil et de ses administrés.
Martigues
le 28/01/2003
Constitution
d’un Comité de soutien à la conservatrice
du musée de Martigues
Le
jeudi 30 janvier prochain à Aix-en-Provence, se tiendra
un conseil de discipline instruit par Monsieur Paul Lombard,
maire de Martigues, à l’encontre de madame
Frédérique Verlinden, Conservateur du Musée
Ziem. Ce conseil de discipline a pour but de la faire sanctionner
et d’obtenir, si possible, sa révocation de
la fonction publique territoriale. C’est la première
fois de ses multiples mandats que le maire de Martigues
s’attaque de la sorte à un cadre territorial.
Sans
doute est-ce aussi la première fois qu’il se
voit confronté à la résistance d’un
fonctionnaire territorial désireux de conserver intégrité
et dignité.
Rappelons
les faits. Après une entrée en fonction accompagnée
de formules élogieuses lors des vernissages des expositions
mises en place à son arrivée, Frédérique
Verlinden s’est vue sans préalable, sans avertissement
ni blâme, dépouillée de toute responsabilité,
pour des raisons inavouées que ce conseil de discipline
permettra, espérons le, d’éclaircir.
Ainsi à un haut de page de congés maladie, les clés
du Musée Ziem ne lui sont pas restituées et
de ce fait, elle a dû - fait attesté par un
constat d’huissier ! - frapper comme un malandrin
à la porte de l’établissement dont elle
était toujours conservateur en titre. Dès
lors isolée dans son bureau et interdite des missions
liées à sa fonction…, commence l’époque
des pressions, du « je te pousse à la démission
», des congés maladie, etc...
Aujourd’hui
suspendue de ses fonctions depuis deux mois, nous sommes
nombreux à trouver la situation qui lui est faite
par la Ville de Martigues, totalement injuste. De nombreux
témoignages en cours vont d’ailleurs authentifier
cette injustice devant le conseil de discipline.
Nous
ne pouvons accepter des méthodes qui prennent des
allures de chasse aux sorcières. C’est pourquoi
nous avons décidé de nous manifester publiquement
et de participer à la création d’un
comité de soutien à Frédérique
Verlinden.
•
Pour tout contact : Comité de soutien – 06
15 56 30 51
Courriell : ziemsoutien@netcourrier.com
•
Janvier 2003
A
propos de l’activité parlementaire de nos élus
Attentifs
à la vie politique locale comme nationale, nous avons
lu avec intérêt l’article du 27 décembre
2002, portant sur l’activité des parlementaires
marseillais à l’Assemblée nationale
(signé par Laurent Léonard dans La Provence).
Particulièrement sensibles au droit de vote des étrangers
extra-communautaires, mais également à la
question de la « double peine », nous avons
été surpris d’apprendre que Mme Sylvie
Andrieux-Bacquet aurait été l’auteur
de deux propositions de loi portant sur ces sujets.
1)
Nous n’avons jamais entendu ou lu de déclaration
de Mme Andrieux-Bacquet sur ces questions.
2) À notre connaissance et pour en avoir suivi de
près les débats, le rapporteur et auteur du
texte de loi sur le droit de vote, pour le PS, était
M. Bernard ROMAN.Il a fait une communication sur sa proposition
à l’Assemblée le 26 novembre 2002.
3) Quand à la proposition de loi portant sur la «
double peine », elle émane de M. Christian
Caresche (rapporteur et auteur du texte). Trois interventions
ont été faîtes le 28 novembre 2002 par
C. Caresche, Alain Vidalies pour le groupe et Manuel Valls.
Ces deux textes ont été signés par
l’ensemble du groupe PS.
Pour la Convention citoyenne
Tahar Rahmani
Par ailleurs, et dans le droit
fil de cet article, Profession politique a réalisé
dans son dernier numéro le hit parade des présences
à l’Assemblée nationale :
Absentéisme
parlementaire
Déjà
8 votes solennels depuis le début de la session parlementaire.
Des
votes ''sans clé'', qui requièrent la présence
des députés à la tribune
pour voter et permettent de mesurer l’absentéisme
des députés. Résultat
: 50% d’absentéisme pour les UMP Christian
DECOCQ (Nord), Alfred
TRASSY-PAILLOGUES (Seine-Maritime) et Valérie PECRESSE
(Yvelines) et
l'UDF Gérard VIGNOBLE (Nord). 62,5% pour les PS,
Sylvie
ANDRIEUX-BACQUET (Bouches-du-Rhône), Daniel BOISSERIE
(Haute-Vienne) et
François DOSE (Meuse). La palme revient au nouveau
député de la
Guadeloupe, Eric JALTIN, présent au seul premier
scrutin du 3 juillet.
Il est suivi de près par Patrick BALKANY, qui n'a
pas pris part au six
derniers votes, soit un taux d’absentéisme
de 75% pour le député des
Hauts-de-Seine. A l’inverse, ce sont les 22 parlementaires
du groupe
Communistes et Républicains qui réalisent
le meilleur score de
participation avec un taux moyen de participation de 97%.
©
Lu dans Profession Politique - 12/2002
17/12/2002
Marseille,
oubliée du Ciadt !
La
Convention citoyenne déplore labsence complète
de Marseille lors du dernier Comité interministériel
daménagement et de développement du
territoire du 13 décembre. Toulouse ou Strasbourg.
par exemple font lobjet de mesures ambitieuses. LÉtat
concentre ainsi les efforts en biotechnologie en Midi-Pyrénées
alors que le pôle marseillais reste en rade. Si lon
peut se réjouir quAix-en-Provence récupère
lÉcole nationale supérieure des officiers
de sapeurs-pompiers (ENSOSP) (150 emplois et 300 officiers
stagiaires). on ne peut que regretter que la capitale régionale
soit écartée des projets de décentralisation
dorganismes publics.
Marseille
attend des mesures daménagement significatives
pour son réseau de transport urbain, son pôle
Santé biotechnologies, la réhabilitation de
ses quartiers
Combien
faudra-t-il de ministres au gouvernement pour que ces dossiers
soient pris en compte ?
Pour
la Convention citoyenne,
le Président
Philippe Sanmarco
Téléchargez
le dossier de presse du dernier Comité
interministériel daménagement et de
développement du territoire (110 ko)
haut de page |