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Par Luc LEROUX - 18/08/2010 - La Provence (http://www.laprovence.com)
Sylvie Andrieux face au juge : "J'ignorais tout"

Une très longue déclaration puis, aux trente quatre questions détaillées du juge d'instruction Franck Landou, une réponse comme une litanie : "Je répondrai ultérieurement". Après avoir réclamé à deux reprises à rencontrer le juge pour "réfuter les accusations dont (elle est) manifestement l'objet", l'élue n'en a pas saisi l'opportunité, souhaitant étudier en détail le dossier. 

Le 8 juillet, Sylvie Andrieux, députée (PS) de Marseille, était entendue comme témoin, assistée de ses deux avocats, avant que le magistrat ne lui notifie sa mise en examen pour complicité de détournements de fonds publics, complicité d'escroquerie et complicité de tentative d'escroquerie. L'occasion de protester de son innocence : "Monsieur le juge, je vous affirme que je ne suis en rien concernée par les actes délictueux qui sont l'objet de votre information et vous constaterez ma farouche volonté de déjouer le piège dans lequel on veut me précipiter".

"Je ne suis pas une héritière"

La députée des quartiers Nord de Marseille, soupçonnée d'avoir favorisé le versement de subventions du conseil régional à des associations fictives de sa circonscription et cela à des fins électoralistes, a préféré parler de politique. "Mon parcours n'est pas celui d'une enfant gâtée, d'une bourgeoise capricieuse ou dispendieuse, ni même d'une héritière. J'ai gagné mes galons, un à un, à chaque fois dans l'adversité". 

Une large part de sa déclaration est consacrée à ce qu'elle décrit comme une absence totale de marge de manoeuvre au conseil régional, tant par rapport aux dossiers de subventions des associations, que comme présidente du groupe socialiste. "Mon rôle était l'équivalent de celui de la reine d'Angleterre. D'une main de fer dans un gant de velours, Michel Vauzelle crée un authentique pouvoir présidentiel concentré, comme si de rien n'était, dans ses seules mains, avec deux leviers que sont le directeur général des services et le directeur de cabinet".

Démissionnaire en mai 2009 de sa délégation à la politique de la ville, l'élue décrit les réunions comme de "grandes messes de distribution de temps de parole" et réduit les discussions budgétaires à de simples chambres d'enregistrement où elle n'aurait pas eu son mot à dire. "Je prenais place face au vice-président du budget qui me prévenait que tout était bouclé." À plusieurs reprises, Sylvie Andrieux insiste sur le fait qu'elle disposait d'une délégation de fonctions, pas de signature. De la même façon, l'élue marseillaise se présente comme éloignée de la gestion des subventions dans laquelle elle assure avoir joué "un rôle insignifiant": "À aucun moment, je n'ai détenu des dossiers de demandes de subventions et encore moins des pièces justificatives nécessaires à leur paiement."

"De la propagande pour elle"

Confrontée aux déclarations qui la mettent en cause, émanant tant des bénéficiaires de subventions que des fonctionnaires de l'administration ayant débusqué des irrégularités, la députée oppose un refus de réponse. Comme à ce procès verbal d'un responsable d'association fictive qui avait déclaré : "En contrepartie des subventions, je m'étais engagé auprès de Rolland Balalas (attaché parlementaire de la députée, ndlr) à être disponible lors des élections sur le secteur, cela signifie des gens au meeting de Sylvie Andrieux, faire de la propagande pour elle, ce genre de trucs". 

Avec Rolland Balalas, son proche collaborateur, le divorce semble consommé."Petit à petit, il s'est trouvé l'interlocuteur direct des associations". Et lorsque Tracfin, l'organisme de lutte contre le blanchiment, alerte le parquet de Marseille de mouvements suspects sur les comptes de certaines associations, Sylvie Andrieux assure avoir fait ce qu'il fallait : "Au vu de l'importance des sommes, j'ai demandé à Rolland Balalas de rechercher d'où venaient ces dossiers. Je n'ai jamais eu de retour". Le juge Franck Landou devrait, dans les prochaines semaines, lui offrir l'occasion d'apporter les trente quatre réponses manquantes.

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