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Hervé d’Astar
"Pourquoi je voterai Bayrou…" (04/2007)

Mes convictions politiques m’ont conduit ces dernières années à voter écologiste, citoyen ou socialiste.
Les écologistes ont perdu le nord. Ils ne sont même plus aux avants postes des combats pour l’environnement et ont appris par contre à une vitesse vertigineuse tous les travers du monde politicien. Les Verts ont un art consommé pour s’autoflinguer. Dans d’autres pays, la Suisse, l’Allemagne, ils sont au centre des recompositions politiques. Ici, ils sont marginalisés cumulant les pires travers de l’extrême gauche et du PS. Ils sont vieux avant l’heure.
Le PS nous a offert une belle campagne de désignation de sa candidate. Comme nous avions eu un bon débat interne avant le référendum sur l’Europe. Depuis, nous allons de Charybde en Scylla. Comme l’a si bien dit Guy Bedos : « Ségolène, elle ne nous aide pas à l’aider. » Les propositions sur tout et n’importe quoi, sa prétention à entendre en direct les voix des Français sans entendre les voix de la raison, font d’elle une présidentiable imprévisible. Sa tournée au Proche-Orient fut à cette image, elle commence par un acte courageux vis-à-vis du Liban pour finir en ralliement au gouvernement israélien sans même un geste de compassion pour les Palestiniens. Passons vite sur la « rapidité de la justice chinoise » ou l'inaudible interdiction du nucléaire iranien.

Reste donc à examiner le cas Bayrou. Il ne fait pas partie de mon histoire politique et vient de la droite. C’est un truisme de le dire. Mais enfin, Delors que l’on encense fut bien un collaborateur de Chaban-Delmas, Edgar Pisani a servi le général De Gaulle. Quant à la biographie de Mitterrand soi-même elle ne laisse aucun doute sur les idées originelles de celui que l'on nous présente comme l’héritier de Blum et Jaurès.

Fi donc des origines et voyons les enjeux du 22 avril.
Il s’agit d’abord d’éliminer Nicolas Sarkozy, il allie en politique intérieure un thatchérisme dogmatique et dangereux, avec une politique dure et provocatrice qui nous conduit tout droit vers d’autres émeutes des banlieues. À l’étranger, il donnerait un signal indubitable de ralliement de la France aux politiques étasuniennes et la fin de la singularité française dans le monde, particulièrement en Méditerranée.

À ce jour, seul Bayrou est donné gagnant contre lui au second tour.
Mais il y a plus.
Je n’attends ni un grand soir, ni un nouveau 10 mai, les lendemains sont trop amers.
J’espère simplement quelques décisions sages et responsables, par exemple…

  • de  mettre hors la loi le déficit budgétaire et social, de mettre fin à la  politique de surendettement persistante de notre pays. Que notre génération  soit incapable de se réformer passe encore, si elle payait ce "luxe" avec son  travail. Mais non, nous venons de reporter à 30 ans le paiement des dizaines  de milliards de pertes de la sécu. Autant dire que ce sont mes petits-enfants,  5 ans, 3 ans et 1 an qui vont transpirer pour financer les lâchetés  budgétaires de leur grand père. C’est inacceptable ! Bérégovoy avait su mettre  fin à la stratégie idéologiquement inflationniste de la gauche. La gauche ne  s’est pas encore totalement guérie de ce faux débat où celui qui dépense est  plus à gauche que celui qui économise (Ah l'austérité et la rigueur !). Tout  ménage connaît pourtant ce b-a ba de la gestion. Il faut purger la gauche (et  notre pays) de cet aveuglement, penser un peu aux générations futures. Nous  leur laissons le réchauffement climatique, n’y ajoutons pas des créances  abyssales ! L’inscription dans la constitution de l’interdiction d’un déficit  des dépenses de gestion est salutaire.  
  • François Bayrou est ensuite le seul qui nous propose  de mettre fin à l’onéreux empilage institutionnel des conseils généraux et  régionaux. S’il ne faisait que cette réforme-là, ça vaudrait la peine de voter  pour lui.  
  • Enfin  et surtout, François Bayrou est un homme d’apaisement et nous avons besoin de  regarder les choses sereinement, de peser nos débats, d’en finir avec ceux qui  veulent passer en force comme pour les 35 heures ou le CPE. Notre pays étant  ce qu’il est, les réformes imposées restent en rade.

François Bayrou ne déclenche pas chez moi un enthousiasme débridé, mais c’est un homme qui a de vraies convictions, une vraie culture, il n’a pas besoin qu’on lui souffle des citations. Il vient d’un courant qui n’est pas le mien, la démocratie chrétienne mais qui est tout aussi honorable que d’autres et à qui nous devons des avancées significatives.
Je ne renonce ni à mes valeurs, ni à mes colères, mais dans la configuration du 22 avril, le vote Bayrou est à mon sens le seul qui peut faire bouger les lignes et imposer une recomposition politique indispensable.

Marseille, le 8 avril 2007
Hervé d’Astar

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