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Conseil Municipal du 12 novembre 2007
Marseille doit se doter d’un véritable budget de la coopération décentralisée
Nous voterons, Monsieur le Maire ce rapport qui représente un effort de la part de l’État en complément des ressources de la Municipalité pour les projets sélectionnés par le Ministère des affaires étrangères.
Merci à M. Rocca-Serra de nous offrir l’occasion de vous faire part de nos analyses, de nos réflexions et de nos propositions sur ce sujet.
En déclarant lors de sa première intervention, après son élection à la présidence de la république et en reprenant avec vigueur dans son discours du 3 juillet à Marseille la nécessité de construire une Union méditerranéenne, Nicolas Sarkozy sait les espoirs immenses que ce projet suscitera.
Nous savons aussi les illusions et les déceptions que cela pourrait provoquer si une telle entreprise échouait.
Le plaidoyer du Président pour une « Union des États riverains de la Méditerranée » doit être pris à la lettre, tout particulièrement chez nous.
C’est l’occasion pour Marseille de regagner son rang !
Il est nécessaire pour cela afin d’engager une politique de coopération et de partenariat méditerranéen d’envergure digne de l’enjeu.
Nous ne devons pas rougir de honte, ni avoir de regrets par rapport aux politiques volontaristes et ambitieuses des autres capitales de l’Europe du Sud.
Car bien des efforts ont été faits depuis quelques années, et vous vous êtes investi personnellement.
Mais Monsieur le Maire il reste tant à faire et le jeu en vaut la chandelle.
Vous-même d’ailleurs dans un rapport assez récent remis au sénat en tant que Président… de la Délégation du Bureau à la coopération décentralisée et portant sur la période 2004-2006, vous disiez combien la Coopération décentralisée est primordiale en soulignant l’importance du soutien aux actions de développement et de décentralisation et dont les acteurs non négligeables sont aujourd’hui les collectivités locales.
Nous devons donc agir, selon vos conseils, plus fortement encore ici à Marseille pour la création d’un environnement favorable au partenariat afin de favoriser l’échange d’expériences et de savoir-faire, la mise en réseau des actions communes, qui sont autant d’objectifs à viser en s’appuyant sur les compétences locales.
Il convient également de créer une véritable dynamique d’intégration régionale, au travers notamment d’une politique de partenariat en matière économique, sociale, environnementale, culturelle, scientifique et universitaire.
Enfin la création de cadres réguliers communs de concertation et de décisions garantira la continuité dans le temps et la cohérence des contenus…
Pour cela, nous vous proposons Quatre objectifs :
- Faire de Marseille le cœur du partenariat euroméditerranéen en se mobilisant pour accueillir la « Conférence de l’Union des États riverains de la Méditerranée » en juin prochain et rendre Marseille incontournable dans le cadre de l’installation du secrétariat permanent de la future U.E.R.M.
- Il faut rendre visible l’action des grandes organisations internationales installées à Marseille, savoir ce qu’elles font et prendre appui sur elles pour de grandes opérations de partenariat : Conseil Mondial de l’Eau, Banque Mondiale, ONUDI, IRD et AFD.
- Cibler les acteurs de la coopération concrète et efficace, les projets mobilisateurs et rechercher les moyens à mobiliser afin de conduire des actions exemplaires, fédératrices et visibles. Ces actions devront faire l’objet d’une présentation auprès du Conseil International de la Ville et offrir l’occasion de débat non pas en cercle fermé, mais ouvert aux citoyens.
- Enfin, les soutiens financiers additionnels et indispensables à toute politique de partenariat international, doivent faire l’objet d’une attention particulière, sérieuse et pragmatique.
Marseille doit se doter d’un véritable budget de la coopération décentralisée. Chaque centime d’Euro public doit correspondre à un projet précis et évalué.
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