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Philippe San Marco sur
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Archives "agir pour Marseille"
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Conseil municipal de Marseille du 7 octobre 2002
Intervention des élus de la Convention citoyenne

Conseil municipal, les vraies questions se traitent ailleurs...

Philippe Sanmarco :
Monsieur le Maire, mes chers collègues, à l'occasion du vote de ce budget supplémentaire, je voudrais que l'on m'explique et que les Marseillais soient de plus en plus conscients du problème qui se pose entre l'articulation de nos délibérations du Conseil Municipal et celles de la Communauté Urbaine.
Vous avez longuement fait allusion, tout à l'heure, à votre position relative à l'élection des conseillers communautaires au suffrage universel. Nous ne la partageons pas, mais nous la respectons. Puisque c'est vous qui décidez, nous y sommes donc contraints légalement. Très bien. Nous serons certainement amenés à en reparler. Vous avez fait allusion au fait que les maires (du Front National au Parti Communiste) des 18 communes sont sur la même ligne que vous : très bien ! Bien évidemment, on peut les comprendre.
Par rapport aux Marseillais, je ne m'amuserai pas à prendre le risque du claquage musculaire que j'ai déjà dénoncé au moment du vote du budget. Il y a ici des positions théâtrales. Cependant, dans quelques jours, vous aurez autour de vous les mêmes groupes politiques qui voteront tous les budgets.
Notre groupe ne peut pas participer à ce qui, à nos yeux, participe du discrédit de la politique. Il n'y a pas un endroit où, théâtralement, on fait semblant de s'opposer et un endroit où tous les vrais financements et tous les vrais sujets sont traités dans un consensus où l'unanimité n'a pas d'autres explications que celle que vous avez évoquée tout à l'heure, c'est-à-dire un accord entre les maires. La population, là-dedans, c'est autre chose.
En ce qui nous concerne, nous maintiendrons notre position d'abstention sur le budget.

Accueillir dignement les gens du voyage.

Débat à propos du dossier N° 79 - 02/0948/CESS présenté par la DIRECTION GENERALE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SOLIDARITÉ URBAINE à propos des Aires de stationnement Eynaud et Saint-Menet - Conventions de gestion la SONACOTRA - Ville de Marseille. (02-7199-DGASSU)

Philippe, Sanmarco :
Je souhaite attirer votre attention, Monsieur le Maire, car je pense que les choses risquent de mal tourner à brève échéance, dans quelques semaines, sur ces questions de tziganes, roms, etc. D'ailleurs, il y a une confusion entre les gens du voyage (qui font l'objet de ces rapports) qui sont, en effet, très majoritairement issus du peuple rom et du peuple tzigane (sur lesquels je voudrais revenir tout de suite) et des tziganes et des roms qui ne sont pas des gens du voyage, qui sont des gens sédentarisés depuis le XI siècle dans les pays que l'on appelait encore il n'y a pas très longtemps les pays de l'Est. Ces derniers font l'objet de trafics illicites, d'immigration illicite, d'installation sauvage, et posent des problèmes. On le voit à Vaulx-en-Velin. On l'a vu à Choisy dans la région parisienne. À Marseille, au bâtiment 1 de Bellevue : ce sont des gens d'origine croate, d'origine albanaise ou, maintenant du fait de l'élargissement de l'espace Schengen, d'origine roumaine. Je souhaiterais d'abord que l'on ne fasse pas la confusion parce que l'origine de ces peuples restera identique. Les uns seront sédentarisés après être arrivés dans notre pays de manière illégale. Ils font d'ailleurs l'objet d'exploitation, de prostitution d'enfants, de vente de drogue, etc. ; les gens du voyage, eux, sont soumis aux lois de la République et, pour l'essentiel d'entre eux, sont des nationaux, qui ne demandent que l'application des lois.
Or, la confusion risque d'être très grande dans la mesure où les deux rapports que nous votons aujourd'hui font apparaître (si nous avions le temps d'en débattre), dans l'ensemble du département, l'insuffisance des aires de voyage qui est flagrante. Dans le schéma départemental, nous sommes à 120 places alors que nous savons, depuis une dizaine d'années, qu'un millier de places devraient être préparées. L'aire de Vitrolles a été fermée, il y a longtemps. Celle d'Aix-en-Provence va devoir être fermée du fait du T.G.V., celle d'Aubagne fonctionne à peu près bien et celle de Miramas fonctionne correctement. C'est tout ! De toute façon, nous avons là un goulet d'étranglement où la manifestation des misères, dont je parlais à l'instant, va s'exprimer si nous n'y prenons garde.
En ce qui me concerne, je souhaiterais que l'on ne mélange pas le cas de Saint-Menet et le cas d'Eynaud. Sur Eynaud, se trouvent des sédentaires qui ne bénéficieront pas des financements qui sont extrêmement généreux de la part de l'État (75 % des travaux) et du Conseil général (15 % des travaux.)
Sur Saint-Menet, des travaux sont certes en cours. Je suis convaincu (j'aurai malheureusement l'occasion d'en reparler) que ces travaux seront loin de mettre cette aire de stationnement aux normes. D'ailleurs, j'ai des doutes sur votre capacité à recevoir les financements correspondants, à moins que des complicités État, permettent à ceux qui sont en charge de ce dossier d'ignorer que cette aire, compte tenu de sa situation, de ses nuisances de bruit, d'autoroute, de chemin de fer, de périmètre Seveso, de risque d'inondation, est dans un état, d'ores et déjà, reconnu comme déplorable. Je crois que, en 1999, un médecin de la D.D.A.S.S. qualifiait cette aire d'insalubre.
Au mois de juin ou juillet dernier, la municipalité de Marseille a été condamnée au vu de l'insuffisance des places de stationnement offertes aux gens du voyage.
Monsieur le Maire, il est important que l'on en parle en amont. Nous savons tous qu'un projet de loi de M. Sarkozy va aborder ces questions. Je crois que ces questions méritent d'être abordées car les nuisances sont souvent insupportables. Les gens du voyage sont des gens qui doivent être soumis à la loi naturellement : ils ne demandent que cela. Cependant, la loi doit aussi être respectée par les collectivités locales. Dans notre agglomération, nous sommes encore loin d'y être.

M. Blum :
Monsieur le Maire, on peut être d'accord avec un certain nombre de propos de M. Sanmarco, mais il ne faut pas oublier que, si les collectivités locales doivent respecter la loi, il appartient aussi aux gens du voyage de la respecter. Or, ces derniers temps, en tant que maire de secteur, j'ai constaté que nous avons une aire de stationnement qui fonctionne et qui, quoi que vous puissiez dire, fonctionne bien. Elle a d'abord le mérite d'exister, ce qui n'est pas le cas dans beaucoup de communes. Ensuite, elle est mise aux normes. Actuellement, des travaux sont effectués, mais cette aire accueille déjà de nombreuses personnes.
Par rapport à ce qui existe dans beaucoup d'autres villes, il ne faut pas oublier que nous assurons (ce qui n'est pas une obligation légale) un suivi social et un suivi scolaire pour les enfants des gens du voyage. Ce n'est pas une obligation légale !
Cette aire de stationnement n'est pas, la plupart du temps, occupée totalement. Or, les gens du voyage arrivent, ne respectent pas la loi, ne vont pas dans l'aire de stationnement et s'installent en périphérie, notamment sur à peu près tous les quartiers de la Valentine. Nous rencontrons les plus grandes difficultés à les faire partir dans le cadre du strict respect de la loi, car il faut engager des procédures qui sont longues. Lorsque nous avons des jugements ou des ordonnances de référé qui permettent d'assurer l'expulsion des terrains illégalement occupés, nous n'obtenons pas de la part de État, en particulier du Préfet de Police, la force publique pour assurer ces expulsions en toute légalité.
Il a fallu, par exemple, 4 ou 5 mois, à la Valentine, pour faire partir des gens illégalement installés.
En conclusion, je dirai que la loi doit être respectée. Elle doit être respectée par tous, y compris par les occupants. J'ai vu, par-ci par-là, certains s'étonner du fait que le gouvernement veuille changer un certain nombre de procédures afin que cette loi, concernant les gens du voyage, soit respectée. Je dis au gouvernement qu'il faut qu'il fasse tout son travail. Il faut qu'il fasse ce pour quoi il a été élu, notamment en ce domaine. (Applaudissements sur les bancs de la Majorité.)

(Le rapport 02/0948/CESS mis aux voix par M. le Maire est adopté à l'unanimité.)


À propos de Belsunce et de la politique de réhabilitation du centre ville

Dossier N° 60 - 02/0931/EFAG présenté par la DIRECTION GENERALE DES SERVICES FINANCIERS Pour une GARANTIE D'EMPRUNT - Société MARSEILLE AMÉNAGEMENT - PRI PANIER - Emprunts Caisse des Dépôts et Consignations de 1 740 000 Euros et Crédit Mutuel Méditerranéen de 545 000 Euros - Garantie de la Ville à hauteur de 80%. (02-7172-DGSF)

Philippe Sanmarco :
Monsieur le Maire, mes chers collègues, à l'occasion de ce rapport sur la réhabilitation du centre-ville, je voudrais poursuivre l'analyse que nous faisons de la politique que vous menez depuis maintenant plusieurs années dans des conditions qui nous ont amenés à nous opposer pendant longtemps, sur lesquelles je voudrais revenir à l'occasion de ce rapport. J'ai déjà eu l'occasion de dire, au moment du vote du budget, que nous pratiquons ici l'opposition constructive. Nous sommes conscients, nous écoutons et nous lisons avec intérêt un certain nombre d'évolutions dans les propos qui sont tenus par vous-même et votre municipalité.
S'agissant de cette affaire de P.R.I., jusqu'à présent nous nous sommes toujours opposés, plutôt violemment, sur la manière dont les choses se sont passées. Or, deux documents récents nous amènent à vous dire comment nous voyons l'évolution de votre politique, et nous amènent également à revoir notre propre position.
D'abord, nous avons été choqués par un article de La Provence du 23 septembre, avec ce titre : "Belsunce est aujourd'hui un vrai produit immobilier." Je sais bien que les titres ne sont pas contrôlés par le journaliste qui écrit l'article, et encore moins par l'interviewé. Cependant, pour nous qui travaillons beaucoup dans ces quartiers, il y a quelque chose de choquant à ce qu'un quartier de Marseille, quel qu'il soit, soit assimilé à un produit immobilier. Pour nous, c'est un quartier de Marseille habité par des Marseillais qui souhaitent être traités comme les autres.
Nous avons été choqués à nouveau. Nous continuons donc dans notre position négative à l'égard de ce qui se passe. Nous voyons les chiffres annoncés de logements réhabilités, que nous considérons comme faux. Nous sommes prêts à débattre ailleurs, pour ne pas allonger le débat ici.
Que dire de l'aspect choquant qui est évoqué lorsque, s'agissant du relogement de travailleurs isolés, il n'est rien trouvé d'autre (et c'est dit très explicitement) que, compte tenu du fait qu'ils sont déjà âgés, dans 10 ans par la force des choses, ces populations auront disparu ? Il y a là un manque d'élégance évident, d'autant que nous savons - j'ai été amené à vous le dire - qu'un certain nombre d'expulsions étaient en cours, en particulier rue de la Fare. Je prends cet exemple unique puisqu'il vous avait permis, Monsieur le Maire, de me donner un exemple de la culture historique dont nous vous savons possesseur. Les procès sont toujours en cours. C'était choquant !
Pour autant, quelque chose d'intéressant est dit dans cet article par l'adjoint, notre collègue Chenoz, expliquant ainsi un peu différemment le choc du titre : " Il y a 3 ans, Belsunce était encore un produit d'investissement. 90 % des acheteurs étaient des non-Marseillais qui cherchaient à bénéficier des avantages fiscaux liés à l'opération. Aujourd'hui, la tendance est inversée." Permettez-moi de vous dire que c'est exactement la critique que nous ne cessions de faire depuis le début. Non pas qu'il faille renouveler la population de Belsunce, d'ailleurs Belsunce est un quartier quasiment vide où il y a de la place pour des milliers et des milliers de Marseillais, des Marseillais venant d'autres quartiers ou des gens de toute la France et d'ailleurs qui deviennent par simple résidence des Marseillais.
Le dérapage dans la politique de défiscalisation donnait à l'action de ces investisseurs un simple comportement de spéculateurs. Des dérapages humains et financiers étaient naturellement à dénoncer. C'est ce que nous avons fait jusque-là, sans aucun écho de votre part. Il était intéressant de voir, même si les chiffres me paraissent faux, même si des indélicatesses sont exprimées, une sorte de virage formel (on en a déjà détecté plusieurs depuis le début de cette deuxième mandature) qui nous amenait à considérer la chose d'une autre manière.
Évidemment, il était intéressant de lier cette déclaration de l'Adjoint responsable à celle du directeur de Marseille Aménagement dans Le Moniteur du 30 août, quelques jours auparavant, Il s'agissait d'une déclaration de politique générale : on n'était pas dans le cas particulier mais sur l'ensemble des centres-villes, et naturellement le nôtre. Il tenait des propos que je pourrais (je le dis sans aucune vergogne) contresigner. Je me demandais d'ailleurs si je n'allais pas réclamer quelques droits d'auteur. Dans l'exposé des motifs sur l'origine de la dégradation des centres-villes, il y a quelques points sur lesquels nous n'avons cessé de revenir. Je pense que c'est important car, trop souvent, on considère que le centre-ville, en l'occurrence le nôtre, est dégradé du fait de la population qui y vit. Or, nous devons tous être bien conscients que c'est à la suite de processus bien plus importants (que M. Boumendil cite) que ce centre-ville s'est dégradé et, de ce fait, a attiré des populations de plus en plus fragiles et défavorisées qui sont dans notre pays, comme chacun le sait, des populations d'origine étrangère.
Il est important, lorsqu'on mène une politique, de ne pas confondre les effets et la cause. Sinon, tout ce qui va être mis en place sera faussé.
Il est également intéressant de voir que celui qui est à la tête de l'outil, sous le contrôle de notre collègue Roland Blum, définit un certain nombre de grandes orientations disant que de nombreux efforts resteront encore nécessaires pour conserver les résultats acquis.
Monsieur le Maire, les deux rapports précédents (que nous venons de voter à l'unanimité) sont des rapports qui renvoient à des délibérations du début des années 80. Permettez de montrer l'ancienneté mais aussi la difficulté qui est soulignée par le directeur général de Marseille Aménagement. Surtout, il en arrive à définir un certain nombre de pistes concrètes que je considère comme étant le cahier des charges de Marseille Aménagement pour les quelques mois qui viennent.
Conserver la gestion locative d'un nombre suffisant de logements restaurés : ce qui veut dire que l'on ne brade pas tout.
Il importe de gérer la vocation commerciale des pieds d'immeubles pour favoriser l'animation des rues : quand vous le voulez, Monsieur le Maire ! Malheureusement, nous pouvons voir que ceci n'est pas appliqué pour des raisons sur lesquelles je veux bien m'abstenir de polémiquer aujourd'hui, mais qui reviennent au diagnostic préalable dont je viens de parler.
Il faut installer un contrôle des travaux de restauration immobilière conduits par les propriétaires, histoire de s'assurer de la pérennité des efforts consentis : c'est bien la critique majeure que nous ne cessions de formuler puisque, en effet, les investisseurs attirés (dont l'adjoint donne un éclairage dans l'article de La Provence précédemment cité) uniquement par une spéculation financière, ont un rapport avec leurs biens que M. Boumendil qualifie de moralement différents en parlant de la relation entretenue par l'un ou l'autre de ces propriétaires avec ce patrimoine.
Pour terminer, M. Boumendil continue en disant, avec un petit clin d'œil, que la politique menée ne favorise pas assez la prévention - sans mauvais jeu de mots. Et il continue en disant : ne serait-il pas préférable d'assister les propriétaires occupants, dès les premières difficultés ? Il prône même une défiscalisation des travaux conduits par les propriétaires occupants. Tout cela s'adresse directement à votre majorité parlementaire.
Il conclut en disant : il faudrait une politique axée sur la responsabilité plus que sur la rentabilité.
Monsieur le Maire, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, la politique ce sont d'abord des mots auxquels on attache de l'importance. Compte tenu de ce qui a été émis par d'éminents représentants, des gens mandatés en tous les cas par vous-même, nous nous abstiendrons désormais sur cette politique.

Pour une vraie cité des métiers !

Rapport N° 41 - 02/0912/EFAG présenté par le SECRÉTARIAT GÉNÉRAL - MISSION MARSEILLE EMPLOI Ÿ MISSION DES PROGRAMMES PRIVES ET EUROPÉENS - Attribution d'une subvention à l'association "Cité des Métiers de Provence Alpes Côte d'Azur".(02-7054-MME)

Tahar Rahmani :
Monsieur le Maire, Mme la Conseillère déléguée au Plan Marseille Emploi nous présente donc ce rapport sur une subvention accordée à la Cité des Métiers de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Nous saluons naturellement cette initiative, et c'est bien volontiers que nous la voterons. Cependant, permettez-moi de faire deux petites remarques.
La première porte sur l'appellation. J'attire tout particulièrement votre attention sur l'existence d'un autre organisme important, le Conservatoire National des Arts et Métiers (C.N.A.M.), qui va ouvrir prochainement son centre des métiers de Provence-Alpes-Côte d'Azur à proximité de École de la 2e Chance. Ce centre offrira de nombreuses possibilités de formation, notamment pour les activités liées à la Politique de la Ville. Il me semble donc urgent qu'un rapprochement de vues puisse avoir lieu.
Par ailleurs, accueillir les divers organismes œuvrant dans le domaine de l'emploi et des métiers en un endroit unique est très bien. Cependant, il est nécessaire de bien mettre l'accent sur la coordination des organismes pour les faire travailler ensemble. Quels sont donc les moyens que vous allez mettre en œuvre pour cela ? L'expérience montre que ce ne sont pas les équipements qui font la synergie, mais l'action concertée et coordonnée avec tous dans la plus grande cohérence possible. Nous savons tous que Marseille a une population très nombreuse de bas niveau de qualification. Par conséquent, rien n'est jamais de trop pour faire face à ce handicap. Je vous remercie.

Mme Bernasconi :
Je vous remercie, tout d'abord, de souligner qu'il s'agit d'un projet intéressant pour Marseille et que vous voterez ce projet. Nous sommes là dans une phase un peu constructive de votre part. Il est bien de soutenir ce projet.
L'ensemble des partenaires de l'emploi travaille en étroite collaboration à la réussite de ce projet. Aujourd'hui, nous savons où va se situer la Cité des Métiers, combien elle va coûter et quels sont les partenaires qui ont choisi de venir travailler avec nous. Le principe d'une cité des métiers est bien d'être un pôle multipartenarial pour chaque public qui n'est pas ciblé. Aujourd'hui, le problème, en matière de programmes et de dispositifs favorisant l'accès à l'emploi, est bien de cibler et de saucissonner des publics. Nous avons voulu, à Marseille, un guichet unique ouvert à tous, pour tous ceux qui se posent des questions liées à l'emploi.
Comment va-t-on coordonner l'ensemble de la prestation pour permettre une transparence et une lisibilité, car l'objectif est bien de créer une lisibilité en matière de formation et d'emploi ?
Il y a un principe de cité des métiers, qui a été éprouvé ailleurs. Le personnel présent dans la Cité des Métiers aura déposé sa casquette par rapport à l'organisme qu'il représente. Ils seront tous des professionnels de l'emploi et de la formation. Un agent A.N.P.E. viendra : il y aura échange et formation.Tout cela a déjà commencé avec la mission de préfiguration qui est menée par l'Association Cité des Métiers de Marseille et Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Pour répondre à votre 2e remarque sur le centre des métiers qui va être situé à la Madrague Ville, près des abattoirs, je précise qu'il s'agit d'un centre de formation pour des personnes ayant un niveau Bac+. C'est donc un centre de bon niveau de formation. J'ai rappelé le principe de base de la Cité des Métiers, qui est qu'elle soit ouverte à tous publics. Il faut les laisser arriver et s'installer sur Marseille. L'inauguration va se faire très prochainement, et l'on peut même considérer que ce centre est ouvert. Il n'y aura pas d'amalgame car ce centre des métiers s'adresse à des jeunes diplômés, des jeunes de bon niveau, avec des formations dispensées par des professeurs de très bon niveau. Ces personnes pourront rencontrer des industriels, trouver de l'information pour construire leur thèse. Il est vrai que le public est bien ciblé.
La mission de préfiguration, qui est en train de se construire aujourd'hui, va se rapprocher de ce centre des métiers pour savoir s'il souhaite venir s'installer dans la Cité des Métiers, faire la promotion de toutes les formations existantes et de toutes les prestations de services dispensées pour des étudiants. Le principe est qu'il s'agit d'un lieu ouvert à tous les publics. J'insiste car je trouve que cet élément fédérateur au sein de la Cité des Métiers est ce dont on a besoin en matière d'emploi et de formation. C'est ce que l'on trouvera à Marseille avec la Cité des métiers qui est un projet ambitieux. (Applaudissements.)

(Le rapport 02/0912/EFAG mis aux voix par M. le Maire est adopté à l'unanimité.)

Urgence pour Bassens et La Paternelle !

Rapport N° 55 - 02/0926/EFAG présenté par la DIRECTION GENERALE DES SERVICES FINANCIERS Ÿ MARSEILLE HABITAT - Groupe La Paternelle - Transformation de l'ancien Centre social en douze logements sociaux - traverse du Moulan 13014 Marseille. Emprunt de 441 631 Euros - Garantie de la Ville. (02-7126-DGSF)

Tahar Rahmani :
Monsieur le Maire, le rapport qui nous est présenté nous permet de poser quelques questions de fond concernant à la fois la cité de la Paternelle, mais également la cité Bassens qui rencontre des problèmes similaires. Marseille Habitat souhaite donc construire 12 logements sociaux de petite capacité sur ces sites. Nous ne remettons pas en cause l'intention, car elle se justifie du fait d'une population vieillissante et dont les enfants vont pouvoir plus tard quitter le domicile parental. Ainsi, la sous-occupation est là justifiée.
Permettez-nous de nous interroger sur le fait qu'un centre social, même désaffecté, fasse l'objet de cette opération sans que, en parallèle, la proposition de remplacement d'un équipement socio-éducatif et culturel ne soit avancée. Depuis 1998, date de fermeture du centre social, cette cité est dépourvue d'équipement. Un diagnostic social et de sécurité a été préconisé. Une action sociale et culturelle, couvrant l'ensemble du quartier a été proposée pour permettre le brassage de la population locale. Depuis 5 ans, rien ne bouge.
Marseille Habitat gère d'autres petits locaux qui ont été mis à disposition d'une association de femmes, mais on les a fermés pour cause d'amiante. Un bus social vient faire, depuis mars dernier, quelques animations. Je rappelle, au passage, qu'ATD Quart-Monde faisait déjà cela, il y a 25 ans : quelle belle avancée depuis le temps ! Même l'association qui dispensait des cours de rattrapage scolaire n'a plus de locaux dans cette cité, Monsieur le Maire.
Il nous semble donc qu'il y a urgence à se mobiliser autour d'un équipement de quartier préconisé par les diverses études dont je viens de parler. À cet effet, deux bâtiments désaffectés et de proximité peuvent être étudiés : la bastide Massenet (qui a fait couler beaucoup d'encre ces derniers mois) et l'École de Sainte-Marthe au boulevard Basile Barrelier (idéale pour un centre social de zone.) Vos adjoints devraient se concerter avec la cellule opérationnelle de la C.A.F., ainsi qu'avec les autres collectivités dans le cadre du GPV pour offrir une réponse pragmatique et satisfaisante à tous les habitants de ce secteur.
Monsieur le Maire et Madame Donnadieu, tout à côté, la cité Bassens connaît le même problème mais à un niveau différent. En effet, là on trouve également une école désaffectée depuis plus de 10 ans. Il se trouve que la Croix-Rouge nationale et régionale ont proposé un projet incluant à la fois l'éducatif et le médico-social.
En concertation avec le centre social de Servières tout à côté, agréé par la C.A.F., un véritable équipement de quartier pourrait voir le jour. Je pense que le Conseil Régional apporterait sa participation (aux dires de la Croix-Rouge), complétée par un don important qu'elle est prête à faire. Il ne manque que la participation de la Municipalité et de l'État. Certes, ce n'est jamais simple comme opération mais nous avons là un opérateur, un terrain et des locaux avec un projet. Cette opération mériterait, pour le moins, que vous l'étudiiez avec la mairie de secteur (qui connaît bien le sujet).

Décompte du temps de parole
1 Monsieur le Maire : 1 heure(s) 18 minute(s) 26 seconde(s) soit 35,09 % du temps de parole total.
2 Les groupes politiques : 2 heure(s) 25 minute(s) 7 seconde(s) soit 64,91 %.

GROUPES POLITIQUES
TEMPS DE PAROLE RÉEL
% DE LA SÉANCE
% DES GROUPES
% THÉORIQUE
SELON L'EFFECTIF
DL
20 mn 7 s
9,00%
13,86%
29,70%
RPR
27 mn 6 s
12,12%
18,67%
25,74%
PS
25 mn 9 s
11,25%
17,33%
15,84%
PC
43 mn 34 s
19,49%
30,02%
11,88%
UDF
0 s
0,00%
0,00%
4,95%
VERT CITOYENS
4 mn 56 s
2,21%
3,40%
4,95%
DIVERS (MNR)
0 s
0,00%
0,00%
2,97%
Convention citoyenne
24 mn 15 s
10,85%
16,71%
3,96%
TOTAUX
2 h 25 mn 7 s
64,90%
100,00%
100,00%
   
Philippe San Marco (12/2010) :
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A LIRE OU A ECOUTER
Informations au CM de Marseille (13/11/2006).
Rapport d’observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes de Provence-Alpes-Côte d’Azur sur la gestion de la Commune de Marseille de la Régie – Années 1997 à 2005 :
L'augmentation de la dette est la conséquence d'une progression non maîtrisée des dépenses de fonctionnement et singulièrement, des dépenses de personnel.
Conseil d'arrondissements de Marseille du 9/11/2006 -  Claude Grillet
• Création de la ZAC Flammarion.
• Modifications PLU.
Conseil 1er arrondissements de Marseille du15 juin 2006, Claude Grillet :Zac Bourse
Conseil de la CUMPM du 13/02/2006 , Philippe Sanmarco : La RTM, otage du chaos automobile
Nouveaux messages sur le blog Martigues Citoyenne : Conseil municipal de Martigues du 28 février 2006.
Conseil du 1er arrondissements de Marseille du 29/09/2005, Claude Grillet : Un acharnement contre les Flots Bleus (suite).
CM de Simiane :
23/06/2005
CM de Simiane :
du 17 janvier 2005.
Conseil de la CUMPM du 17/12/2004 :
Sortir la Communauté urbaine de l’impasse.
CM de Simiane
du 25/07/2004.
Communauté urbaine Marseille Provence Métropole, Commission permanente de travail et d'études, aménagement de l’espace communautaire urbanisme, séance du 16/06/2004
DTA, la priorité n’est pas le tramway marseillo-marseillais, mais un vrai réseau métropolitain.
Conseil des 15e & 16e arrondissements du 11/12/2003, Roger Ruzé :
Combat pour le logement, pour la ville, pour la vie.
Conseil de secteur de 03/2003
Val Emeraude
CM de Marseille de 03/2003
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CM de Marseille de 01/2003
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