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Conseil
municipal
de Marseille du
15 décembre 2003 : Philippe Sanmarco
Gens
du voyage : la Municipalité n’a toujours pas
rempli ses obligations légales
212
- 03/1238/CESS
DIRECTION GÉNÉRALE DES AFFAIRES SOCIALES ET
DE LA SOLIDARITÉ URBAINE ŸAire de stationnement
de gens du voyage Saint-Menet - Avenant n°1 à
la convention financière Etat-Ville.
(03-9049-DGASSU)
Philippe
Sanmarco.- Monsieur le Maire, cette question de
l’accueil des gens du voyage et les problèmes
auxquels nos concitoyens peuvent être confrontés
du fait de leurs déplacements, soulève régulièrement
une émotion qu’il est facile de comprendre
lorsqu’un terrain est illégalement inoccupé.
Mais si cette émotion est légitime, il est
moins légitime que l’application de la loi
républicaine ne soit pas en amont respectée.
Car pour l’instant, le schéma départemental
n’est toujours pas appliqué. Deux aires de
stationnement sont prévues par ce schéma.
On nous dit qu’elles existent, l’une à
Eynaud l’autre à St Menet. Or celle d’Eynaud
n’est pas une aire de stationnement pour les gens
en déplacement puisque c’est une aire, au contraire,
de sédentarisation. Donc nous avons déjà
un déficit de 50 % (sur un objectif déjà
bien timide) puisqu’il est prévu deux aires
de stationnement alors que nous n’en avons qu’une,
celle de St Menet.
Mais cette dernière fonctionne depuis des années
dans des conditions extrêmement critiquables, d’insalubrité
et de proximité d’établissements classés
Seveso, bref dans des conditions qui ont fait d’ailleurs
qu’un médecin de la DASS avait déclaré,
il y a deux ou trois ans, que l’on ne pouvait pas
y soigner un enfant.
Nous sommes donc devant une situation où lorsqu’un
terrain est occupé illégalement, il y a une
émotion qui permet à certains de mobiliser
facilement un électorat exacerbé et ému.
C’est pourquoi il doit être aussitôt rappelé
que la Municipalité n’a toujours pas rempli
ses obligations légales en ce qui concerne l’application
du schéma départemental. Il manque une aire
de stationnement, et quant à la deuxième elle
fonctionne dans des conditions qui sont extrêmement
critiquables.
Voilà ce que je voulais vous dire, Monsieur le Maire.
Cette situation vous expose à des risques. Le premier
risque évidemment, c’est celui de l’illégalité
du versement de la subvention, qui ne correspond pas à
ce qui doit être fait et sur lequel, un beau jour,
quelqu’un posera la question et gagnera devant n’importe
quel Tribunal.
Deuxièmement, je vous signale qu’il est de
ce fait impossible aux agents de l’État d’agir
lorsque des terrains sont l’objet d’une occupation
sauvage. Les Tribunaux, régulièrement, refusent
de prendre des mesures coercitives parce qu’ils renvoient
à l’irresponsabilité des pouvoirs publics.
Enfin, s’agissant de la seule aire qui existe dans
notre ville, vous vous exposez à des risques de péril
d’inondation et de maladie qui sont graves. Merci
de votre attention.
Monsieur
le Maire.- Merci du catastrophisme !
Monsieur
Blum.- Monsieur le Maire, je m’inscris totalement
en faux sur les propos que vient de prononcer notre collègue,
M. Sanmarco. Nous avons deux aires de stationnement, Mazargues
Eynaud et Saint-Menet. Il est vrai que sur la première
nous avons des travaux à effectuer, ils vont être
faits, mais elle a le mérite d’exister. Quant
à celle de Saint-Menet, je vous rappelle que c’est
une des plus anciennes zones de stationnement des migrants.
Nous y avons effectué d’importants travaux
de mise aux normes. Il y a ensuite un suivi social qui est
effectué et j’étais encore récemment
à l’école de la Valentine où
il y a une section spécialisée pour les enfants
de ces personnes.
Dernier point, la loi concernant l’expulsion des gens
du voyage qui occupent illégalement les terrains
privés n’est applicable que pour autant que
la Ville respecte elle-même la législation
en vigueur. La bonne preuve que la Ville respecte la législation
en vigueur, c’est que toutes les décisions
qui ont été rendues récemment par les
Tribunaux administratifs ou le Tribunal de Grande Instance
en référé nous ont donné satisfaction.
Et vous savez très bien que la jurisprudence en ce
domaine est très stricte et que si nous ne respections
pas la loi nous n’aurions pas obtenu les ordonnances
d’expulsion. Or, nous les avons obtenues.
Monsieur
le Maire.- Maintenant, si M. Sanmarco nous fait
des propositions de terrains avec l’assentiment de
la population pour y installer les gens du voyage, je serais
heureux de les entendre ! C’est comme pour l’incinérateur !
Madame
Boulay. (Les Verts) - Justement, vous faites bien
de parler de l’incinérateur parce que c’est,
là, sur le terrain de Saint-Menet, que l’on
devait l’installer et on y a installé les gens
du voyage !
Monsieur le Maire.- Pas du tout, Mme Boulay
! Consultez vos classiques ! Nous, nous les connaissons.
Voilà l’exemple même de quelqu’un
pris en flagrant délit de mauvaise foi !
Madame
Boulay.- Mon intervention sera très brève,
étant donné notre temps de parole et M. Sanmarco
étant intervenu sur le fond je ne le ferai pas. Par
contre, à ma connaissance, cette zone de Saint-Menet
qui accueille les gens du voyage est en zone inondable et
en zone Seveso, et je ne ferai pas d’autre commentaire
: cela ne me semble pas convenable !
Monsieur
le Maire.- Vous aussi, vous ferez des propositions
de terrains et vous irez l’expliquer. De plus, ce
n’est pas en zone Seveso ! On vous prend en flagrant
délit de mensonge ! Bravo, ce matin !
Madame
Fay-Bocognani.- Monsieur le Maire, M. Sanmarco
et Mme Boulay viennent de s’inscrire en faux. Depuis
un an et demi nous menons une politique de concertation
avec notamment toutes les structures de l’État.
Nous avons la confirmation – et je me ferai un plaisir
de vous transmettre, d’ailleurs, les papiers –
comme quoi c’est ni en zone inondable, ni en zone
Seveso ! Et je fais tenir le document à votre disposition,
quand vous le voulez, aussi bien pour l’un que pour
l’autre !
En ce qui concerne les travaux qui ont été
faits sur Saint-Menet, nous avons, l’année
dernière, rénové les sanitaires qui
– il est vrai – étaient dans un piteux
état. Nous avons fait une première tranche
de travaux, nous allons continuer en 2004 une seconde tranche,
en améliorant exactement tous les réseaux
qui se situent en dessous, mais également toute l’infrastructure
de cette aire de stationnement.
Troisièmement, il y a une école, comme l’a
très justement dit Roland Blum tout à l’heure,
qui fonctionne grâce à Mme Lota. Également
et grâce à Jérôme Donnadiau, nous
avons rouvert un centre social, qui fonctionne depuis le
mois de septembre. Aussi, je crois qu’en matière
de travaux et d’accompagnement social des gens du
voyage, ce qui est tout à fait normal, nous sommes
aujourd’hui complètement en conformité.
Et en ce qui concerne un deuxième terrain, bien entendu,
vous êtes tous concernés et je pense que vous
devriez tous vous y mettre !
(Applaudissements
dans les rangs de la majorité)
Le
rapport 03/1238/CESS mis aux voix par Monsieur le Maire
est adopté à l’unanimité,
le Groupe Convention Citoyenne s’abstenant.
Changements
climatique : si les choses continuent en l’état,
l’inéluctable sera irréversible
(Un débat a lieu à propos des
récentes inondations)
Philippe
Sanmarco.- Monsieur le Maire, je crois nous sommes
confrontés à quelque chose d’extrêmement
important et je pense qu’il serait utile que nous
commencions à l’évoquer dans notre Conseil
Municipal de Marseille, sinon ce débat risque fort,
comme malheureusement nous venons de le voir, de tourner
au champ de foire, aux accusations et aux invectives.
La vérité est que nous sommes engagés
dans un phénomène fondamental, celui du changement
climatique. Et je dis par avance à tous ceux qui
se rassurent en nous disant : "ce n’est pas sûr,
ce n’est pas prouvé", que la responsabilité
des politiques que nous sommes n’est pas d’attendre.
Car, si vous attendez la preuve scientifique du changement
climatique, alors Marseille devra être ravagée
cinquante fois avant que les experts soient sûrs de
leurs conclusions. Oui, nous sommes engagés dans
une modification climatique, conséquence de l’émission
de plus en plus massive de gaz à effet de serre depuis
un siècle et demi. Et cette évolution remet
en cause le mode de fonctionnement complet de l’humanité
tel que nous le connaissons.
Monsieur le Maire, je regrette que vous n’ayez pas
pu jusqu’à présent prendre acte et surtout
donner des suites au courrier que je vous avais adressé
le 28 août dernier. Je vous proposais alors non pas
des commissions d’enquête et boucs émissaires.
Je vous proposais qu’à l’échelon
de la Commune et de la Communauté Urbaine des experts
nous disent ce qui est en train de nous arriver. Sinon nous
courons sans arrêt à essayer de gagner la guerre
précédente. Nous sommes engagés dans
quelque chose qui nous dépasse, qui met en cause
le fonctionnement même de notre société,
ceci non de manière arbitraire ou idéologique,
et dont les conséquences ne relèvent pas que
des grands accords internationaux. Ce qui est en train de
se passer va remettre en cause le comportement individuel
et collectif de chacun d’entre nous. Et qui peut mieux
que les collectivités locales en être l’expression
?
Je m’étais donc permis de vous écrire,
Monsieur le Maire, parce que c’était après
la canicule mais c’était avant les inondations.
Les populations sont inquiètes et il ne suffira pas
de leur répondre que c’était la faute
d’avant. Maintenant, certains inventent le concept
de crues "millénaires". Mais que veut dire
une crue millénaire ? Est-ce que cela veut dire que
la prochaine aura lieu dans mille ans ? Que dirons-nous
aux personnes concernées quand cela reviendra, l’année
prochaine… ?
Nous sommes confrontés à la répétition
des phénomènes majeurs. Il faut évidemment
répondre à ces phénomènes qui
sont nouveaux. Il faut aussi rapidement commencer à
proposer des modes de fonctionnement différents,
que ce soit en matière d’urbanisme, et surtout
en matière de consommation d’énergie,
d’émission de gaz à effet de serre,
qui doivent impérativement être réduits.
Monsieur le Maire, tout le monde sait aujourd’hui
que, si les choses continuent en l’état, dans
quelques décennies seulement – et c’est
notre responsabilité aujourd’hui : il y avait
des enfants des écoles tout à l’heure
à écouter nos débats, c’est pour
eux que nous travaillons – l’inéluctable
sera devenu irréversible. Or, il y a deux origines
à l’émission de gaz à effet de
serre qui dépendent de nous, collectivités
locales, c’est tout ce qui a trait au transport et
tout ce qui a trait à l’habitat. Nous pouvons,
nous devons, agir en ces domaines. Personne ne le fera à
notre place.
Je m’étais permis de vous proposer dans ma
lettre du 28 août dernier de réunir sous votre
autorité, non pas une Commission d’enquête,
non pas un tribunal, mais un groupe d’experts qui
nous disent de quoi il s’agit, qui écoutent
et parlent à la population telle qu’elle est
et qui, par un échange mobilisateur, permettent de
nous sortir d’une situation extrêmement grave.
Je souhaiterais que vous trouviez le temps d’analyser
ma proposition. Inéluctablement, vous serez confrontés
à cette nouvelle donne.
Monsieur le Maire, merci de votre attention.
(Pas de réponse du Maire)
Après
l’America, que va-t-il se passer pour le musée
prévu sur le j4 ?
43
- 03/1069/EFAG DIRECTION GÉNÉRALE DE LA COMMUNICATION
ET DES RELATIONS EXTÉRIEURES Ÿ PROCEDURE ALLEGEE
DE L’ARTICLE 30 DU CODE DES MARCHES PUBLICS - MARCHE
RELATIF A L’ASSISTANCE JURIDIQUE EN MATIERE DE DROIT
A LA COMMUNICATION POUR LA DIRECTION GENERALE DE LA COMMUNICATION
ET DES RELATIONS EXTERIEURES. (03-8860-DGCRE)
(À l’occasion de ce rapport, un débat
s’engage inopinément sur la coupe de l’America
: après plusieurs intervenants, P. Sanmarco demande
la parole)
Monsieur
le Maire.- M. Sanmarco demande la parole, très
bien, mais vous prenez sur votre temps de parole. Vous avez
15 minutes pour l’ensemble de cette séance
du conseil municipal, utilisez-les comme vous l’entendez.
Monsieur
Sanmarco.- Je ne pense pas, Monsieur le Maire,
que quiconque n’ait jamais eu à se plaindre
des interventions de la Convention Citoyenne…
Monsieur
le Maire.-… Ni de la manière dont
je préside le Conseil Municipal.
Monsieur
Sanmarco.- Le fait de vous abriter derrière
une restriction draconienne du temps de parole est pourtant
la conséquence de vos difficultés à
présider notre assemblée. On peut dans le
cas présent s’étonner de découvrir
à l’occasion d’un rapport qui n’a
strictement rien à voir avec la coupe de l’America
qu’un débat imprévu commence sur cette
manifestation ! Mais nous nous adaptons, cela fait quelques
années que nous avons été habitués
à ces improvisations.
Monsieur
le Maire.- Cela continuera !
Monsieur
Sanmarco.- Et nous continuerons à nous exprimer.
J’espère que toutes vos interruptions bien
inutiles ne sont pas déduites de mon temps de parole
! Je commence enfin mon intervention.
Puisque cette question de la coupe de l’America revient
devant notre assemblée, je voudrais vous poser deux
questions que se posent tous les Marseillais.
1 - L’autorisation du Ministre de la Culture et les
enquêtes publiques en cours étaient fondées
explicitement sur les nécessités de l’accueil
de la Coupe de l’America. Maintenant qu’il n’est
plus question d’accueillir la coupe de l’America,
que va-t-il se passer pour le Musée prévu
sur le J4 ? Le jury devait se réunir au mois de juin
dernier. Huit équipes avaient remis leur rapport.
La réunion du jury a été annulée
quelques jours avant de prendre la décision. Il était
convenu que nous attendions la décision relative
au choix de la ville d’accueil de l’America.
Nous avons attendu la décision. Maintenant qu’elle
est prise, quand allez-vous à nouveau réunir
le jury ? Est-ce que vous allez désigner un lauréat
ou pas ? Vous êtes obligé de prendre cette
décision rapidement, ne serait-ce que pour payer
les équipes qui ont travaillé.
Nous souhaitons qu’un lauréat soit rapidement
désigné car ce serait significatif de la reprise
de cette initiative forte. Ce serait un message que ce dossier
reprend, que l’on avance et que l’on sort de
l’hésitation dans laquelle cette histoire de
Coupe de l’America a plongé l’initiative
concernant le Musée.
2-Une autre question, Monsieur le Maire, relative à
l’avant-Port. Permettez-moi de vous dire que nous
sommes toujours extrêmement inquiets. L’enquête
publique lancée par le Port Autonome, comme l’autorisation
du Ministre de la Culture, était explicitement liée
au fait que la Coupe de l’America soit à Marseille.
À partir du moment où elle ne l’est
pas, tout ceci n’a plus aucun fondement juridique.
Ni l’autorisation du Ministre ni l’enquête
publique ne peuvent maintenant servir pour autoriser la
construction de l’avant-port. Si tel était
le cas les tribunaux seraient immédiatement saisis
de cet abus de pouvoir.
Ma question est donc : compte tenu de cela, pouvez-vous
nous dire votre sentiment sur les échos de presse,
y compris la revue municipale, qui font toujours apparaître
un avant-port même réduit, et sur des déclarations
du Directeur du Port déclarant encore que la digue
de protection est indispensable, sinon il sera impossible
d’accueillir des bateaux dans la darse ?
Monsieur le Maire, à partir du moment où nous
n’accueillons pas coupe de l’America, nous nous
sommes revenus au schéma initial. Il était
prévu dans celui-ci au bas du fort St Jean une darse.
Mais pas une marina. Il n’a jamais été
question d’y mettre des bateaux. Nous continuons de
penser à cette digue est donc sans fondement juridique
aucun. Nous continuerons à nous opposer.
Ce sont les questions très pratiques que je souhaitais
vous poser. Je vous remercie de votre attention.
Monsieur
le Maire. Pour M. Sanmarco, deux ou trois réponses
à vos questions précises. Voilà ce
que m’écrit, le 27 novembre 2003, le Ministre,
M. Jean-Jacques Aillagon : "Je souhaite, pour ma part,
vous confirmer que je reste totalement déterminé
à mener à bien, en partenariat avec les collectivités
locales – là aussi, nous ne savons pas ce qu’elles
donneront – le projet de Musée des civilisations
de l’Europe et de la Méditerranée, qui
doit s’installer dans le Fort Saint-Jean et sur l’Esplanade
du J4. Je suis convaincu que l’engagement d’un
tel projet culturel contribuera également fortement
au développement de l’attractivité de
votre Ville. Je me propose donc de demander la tenue de
la réunion du jury du concours d’architectes
dans les meilleurs délais." Voilà une
réponse qui, bien entendu, était connue de
ma majorité mais que je porte à la connaissance
du public et de la presse, si on veut bien le retenir.
Le problème de l’avant-Port se pose désormais
dans le cadre du projet Lion. Mais ne soyons pas frileux,
ne soyons pas conservateurs ! Les choses changent, M. Sanmarco,
elles évoluent ! Nos compatriotes nous demandent
des places de bateau, nous ne sommes pas en état…
(Réprobations
dans la salle)
Monsieur
le Maire.- Qu’en savez-vous ? Tous les présidents
des sociétés nautiques se sont exprimés
et ont dit le contraire de ce que vous dites ! Tous les
présidents veulent. Mais au contraire ! Il faut bien
entendu profiter de cet état d’esprit de changement
pour faire démarrer de nouveau une réparation
navale qui ne soit pas portée à bout de bras,
comme nous sommes obligés de la porter actuellement,
et de satisfaire nos compatriotes qui ont envie, non pas
d’avoir le Phocéa, symbole d’une gauche
que vous avez soutenue, mais de plus petits bateaux, comme
ils le souhaitent. Nous le ferons au port de la Lave, nous
le ferons sur le port de l’Estaque ! Bien entendu,
on ne va pas mettre des yachts à l’Estaque
! Mais là-bas aussi, on demande des places de bateau.
Nous le ferons avec le Frioul. Mais tout ceci va se mûrir,
tout cela doit se concerter et tout ceci ne doit pas se
faire d’un coup de baguette magique.
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