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Conseil
de la Communauté urbaine Marseille Provence métropole
du 25 juin 2004 - Philippe Sanmarco
Eau :
il n'y a pas de rapport entre la facturation et le service
rendu
DPEA 2- Le 25 juin 2004 CC - Rapport annuel
sur le prix et la qualité des services publics de
l'eau et de l'assainissement. Exercice 2003.
DEA 04/253/CC
Lire
le rapport
Monsieur ASSANTE.- Avis favorable unanime
de la Commission.
Monsieur SANMARCO.- Je souhaiterais intervenir,
et je vous en remercie Monsieur le Président, sur
ce rapport très intéressant que je voterai
bien évidemment. Puisqu’il nous est soumis
en Assemblée communautaire, c’est qu’en
effet, au-delà de leurs aspects techniques ces questions
du prix de l'eau et de l’assainissement nous préoccupent
tous et ce n'est pas demain que cela va se terminer, bien
au contraire.
L’échelle de la Communauté Urbaine fait
apparaître une première remarque à savoir
que ce sont les deux communes en régie, dans le classement
final, qui s’en sortent le mieux. Elles sont les mieux
placées. C’est une petite remarque que je fais
et on y reviendra plus tard car le débat sur la gestion
de l’eau et de l’assainissement est loin d'être
clos. Un bravo donc à ces deux communes qui ont eu
le courage de garder la gestion de ces services en régie.
Pour toutes les autres communes, ce qui est intéressant,
c’est que nous constatons de fortes disparités
entre elles, alors même qu’elles sont toutes
desservies par le Canal de Marseille sauf les deux dont
je viens de parler. En particulier, et c’est le plus
surprenant, il n'y a pas de rapport entre la facturation
et le service rendu.
Serait-il possible, pour le prochain rapport, de nous donner
des explications ? Je prends deux exemples de ces disparités.
Pour l'eau potable, lorsqu'il y a beaucoup de fuites au
kilomètre qui demandent beaucoup d’interventions,
on peut penser que cela a une répercussion sur le
coût. Et bien pas du tout. Par exemple, la commune
du Rove qui paie son eau au tarif le plus cher, près
de 300 € base INSEE, a un taux d’intervention
pour fuites, très faible, alors que la commune d’Allauch,
qui a un taux d’intervention du double, paie son eau
nettement moins cher.
Il n'y a pas d'explication et il serait intéressant
que l'année prochaine vous puissiez nous éclairer
là-dessus.
Il en est de même pour l'assainissement. À
Gemenos zone industrielle, les usagers bénéficient
d’un des plus faibles coûts alors qu’il
y a un taux annuel de nettoyage des canalisations de 31 %
et un taux d’intervention pour obstruction très
important, alors que l’usager de Sausset-les-Pins
paie deux fois plus alors qu’il n’a quasiment
pas d’intervention au kilomètre et trois fois
moins de nettoyage de ses canalisations. Il serait intéressant
qu’à l’occasion de ce rapport, l’année
prochaine, nous puissions voir cela tous ensemble car il
n’est pas normal, ou alors des explications nous manquent,
que sur une même base nous ayons cette disparité.
Je vous remercie de votre attention.
Monsieur LE PRÉSIDENT.- La question
que pose M. Sanmarco est très pertinente et
il lui sera répondu bien avant l'année prochaine.
Je suis convaincu que la Société des eaux
de Marseille, pour ceux qui sont fournis en eau par cette
société, sera ravie de donner ces explications.
À Marseille, il y a un an ou deux, nous avons diminué
le prix du mètre cube d’eau. C’est d’ailleurs
passé totalement inaperçu. J’ai le sentiment
que ce faisant, cela bénéficiait aussi à
d’autres communes, mais je n’ai plus le raisonnement
parfaitement en tête à l’instant même.
En tout cas, une réunion sera organisée pour
l’ensemble de la Communauté urbaine Marseille
Provence Métropole et ceux qui voudront venir auront
ces explications dans une séance qui se tiendra à
la Société des eaux de Marseille et au cours
de laquelle son Président, Loïc Fauchon, se
fera un plaisir, en tant que technicien de ce dossier, de
donner toutes les explications.
En tout cas, je peux vous dire qu’il s’agit
d’une société qui existe depuis longtemps,
qui a une tradition que je peux rappeler pour les élus
hors Marseille. Je vais employer le terme « je ».
Vous savez que je n'aime pas tellement l’employer,
je préfère dire « mon adjoint »,
« mon équipe » ou « ma
municipalité ».
Néanmoins, je connaissais bien les statuts de la
Société des eaux de Marseille. Quelqu'un,
qui fait un peu la une des médias actuellement, M. Messier,
ne les connaissait visiblement pas. Je ne l'ai vu qu'une
fois : le jour où, ayant été élu
Maire, je suis allé lui donner le nom de la personne
que je souhaitais comme président de la Société
des eaux de Marseille. M. Messier m’a répondu
que ce n’était pas son sentiment, son avis
et qu’il avait un autre choix. Je lui ai répondu :
« Dans ce cas, vous lirez les statuts ».
M. Defferre avait pris une précaution :
la nomination du président de la Société
des eaux de Marseille ne peut se faire qu’avec l'accord
du Maire. « Eh bien, Monsieur Messier, tant que
vous ne me proposerez pas le nom de la personne que je souhaite
voir à cette fonction, pour toutes les autres, je
ne vous donnerai pas mon accord ». Cela a duré
2 ou 3 mois et au bout de ce délai, M. Messier
a dû recevoir quelques conseils ici ou là qui
lui ont dit d’accepter la personnalité tout
à fait honorable que vous connaissez et dont le moins
que l’on puisse dire est qu’elle n’avait
pas été une militante des idées que
je défends.
Pas d’opposition ? Je mets aux voix.
(Le rapport est adopté à l’unanimité)
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