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Vivre
la politique autrement Qui
sommes-nous?
Citoyens de Marseille et sa région, nous nous sommes
regroupés au sein d’une association politique
au lendemain des élections municipales en mai 2001.
Nous partagions alors un fort sentiment d’inquiétude,
voire de révolte et une volonté d’engagement
constructif et exigeant.
Inquiétude et révolte...
• devant la dégradation de la vie démocratique
dans notre pays et tout spécialement dans notre ville,
qui traduit le fossé croissant entre les citoyens
et les élus,
• devant l’incapacité des appareils politiques
de la gauche à entendre les problèmes réels
des gens et y apporter des réponses crédibles
;
• devant le spectacle que les appareils locaux de
la gauche plurielle ont donné au cours des dernières
années : luttes de pouvoir, autosatisfaction, clientélisme,
abandon de l’intérêt général…
Inquiétude et révolte...
• devant la domination de la logique économique,
l’acceptation fataliste des inégalités
sociales aux dépens des valeurs de solidarité
et de fraternité,
• devant la logique boursière spéculative
et ses conséquences destructrices sur l’économie
et l’emploi,
• devant la montée de la pauvreté, des
exclusions et des discriminations.
Inquiétude et révolte...
• devant le renforcement de l’individualisme
et de l’incivilité ;
• devant l’abandon des principes du service
public pour ceux du seul profit ; devant la dégradation
de l’environnement ;
• devant la fracture Nord-Sud, les obstacles à
la paix et les souffrances des populations, particulièrement
dans le contexte méditerranéen. Au printemps
2002, nombre de Français, déçus de
la gauche comme de la droite, ont manifesté leur
désillusion par une abstention massive, par un vote
pour des candidats marginalisés ou par le choix d’une
extrême droite populiste et fascisante. Les partis
politiques de la gauche n’ont pas tiré la leçon
de cet échec qui a fait d’un candidat réellement
choisi par 19% des votants (soit à peine plus de
10% des électeurs inscrits), un président
élu avec 82% des suffrages. Les partis de gauche
continuent de s’enliser dans des batailles intestines
où les ambitions personnelles l’emportent sur
les choix politiques.
Devant
ce constat affligeant, avec la Convention citoyenne, nous
proposons une alternative : "Faire de la politique
autrement". C’est une exigence, une pratique
quotidienne qui seule peut redonner à nos concitoyens,
aux Marseillais la confiance dans la démocratie et
l’espoir de prendre leur destin en main. Depuis sa
création, la Convention citoyenne met en œuvre
cette nouvelle manière de faire de la politique :
• Nous donnons notre point de vue sur de nombreux
aspects de la vie municipale,
• Nous organisons des rencontres publiques sur des
sujets d’actualité,
• Nous prenons part à des manifestations pour
la défense des libertés, le respect des droits,
contre l’extrême droite.
• Lors des élections législatives la
Convention citoyenne s’est battue pour des candidatures
uniques et crédibles de la gauche. Face à
l’entêtement des organisations de la gauche
et de l’extrême gauche à défendre
ses logiques d’appareils la Convention citoyenne a
présenté deux candidats pour “faire
de la politique autrement”.
Le combat qu’entend mener la Convention citoyenne
n’est pas que local. Partout en France, de nombreuses
initiatives semblables ont vu le jour. Au plan national,
le Forum de la gauche citoyenne constitue un lieu de réflexion
et de débat de mouvements citoyens dont les préoccupations
sont semblables aux nôtres. Nous en sommes partie
prenante. En Provence-Alpes- Côte d’Azur, nous
entendons participer activement, avec le Forum de la gauche
citoyenne, à l’élaboration de Cahiers
régionaux de propositions et de revendications en
vue des élections régionales de mars 2004.
Les
valeurs que nous défendons
La terre est le bien commun de l’humanité. Notre avenir et celui des générations
futures dépendent de sa préservation : solidarité
entre les peuples et respect de l’environnement. Nous
rejetons une mondialisation fondée sur le profit
et la puissance des riches, mais nous revendiquons une mondialisation
fondée sur une citoyenneté planétaire,
sur l’échange et la solidarité. À
Marseille, nous sommes particulièrement concernés
par le devenir du Bassin méditerranéen : paix,
démocratie, développement, éducation,
environnement, solidarité.
La France et Marseille en particulier doivent leur dynamisme
au rassemblement et à l’intégration
de populations d’origines diverses. Cette diversité
est un facteur d’enrichissement mutuel. La laïcité
en est le meilleur garant.
Notre
ville et sa région disposent d’un remarquable
potentiel, sur les plans économique et industriel,
scientifique et technologique, culturel et touristique.
Les choix de développement économique et social
doivent prendre en compte les besoins en matière
de création d’emplois, de formation, de modernisation
sociale, de réhabilitation de zones urbaines dégradées,
d’accès aux savoirs, à la culture, à
la santé. Nous refusons les logiques spéculatives,
celles qui renforcent les disparités, les injustices
sociales et la corruption du jeu politique.
Les
services publics sont un facteur essentiel de cohésion
et de justice sociales. Il est nécessaire
de promouvoir des services publics de qualité fondés
sur une gestion rigoureuse et une effective prise en compte
de la demande des usagers. Les réformes ou les améliorations
qu’ils nécessitent doivent sauvegarder scrupuleusement
la recherche de l’intérêt collectif et
du contrôle démocratique.
La
sécurité individuelle et collective est un
droit inaliénable pour chaque citoyen. Elle
découle de nos principes républicains, mais
elle ne saurait être laissée à la seule
initiative des élus locaux. Une politique efficace
de sécurité commence par un travail de prévention
à tous les niveaux avec les acteurs de terrains,
par l’éducation et la sensibilisation. La dimension
répressive est incontournable, mais elle ne doit
en aucun cas dériver vers l’ethnicisation,
la stigmatisation et la criminalisation des catégories
sociales les plus fragiles. Une meilleure prise en charge
des victimes doit être mise en place afin de préserver
la cohésion sociale.
La
jeunesse hérite d’un monde dont elle
ne porte pas la responsabilité, un monde compromis,
étriqué, révoltant. À Marseille,
comme partout en France, en mai 2002, cette jeunesse a largement
contribué à réagir contre l’obscurantisme,
pour la défense d’une France fraternelle et
républicaine. Soyons à l’écoute
des jeunes de tous les quartiers de Marseille pour les associer
à la vie civique, citoyenne et politique.
Construire
un projet pour Marseille,
avec les Marseillais
Nous entendons construire, ensemble, un projet pour Marseille
et présenter aux élections municipales de
2007 une équipe à même de développer
une autre vision de la ville et son avenir. Un tel projet
concerne l’ensemble de la Communauté urbaine
et doit prendre en compte l’espace économique,
social et politique de toute l’aire métropolitaine
marseillaise, de Martigues à La Ciotat, des Goudes
à Salon-de-Provence.
Ce projet devra répondre à la diversité
des attentes des habitants et se nourrir des initiatives
et des combats engagés quotidiennement dans la cité.
La Convention citoyenne est un lieu de réflexion
ouvert, elle se donne pour objectif de rassembler, au-delà
des frontières des partis traditionnels, des femmes
et des hommes qui veulent construire à Marseille
une force de gauche, ouverte, dynamique et fraternelle.
L’action
citoyenne
Nous voulons rétablir une indispensable relation
de démocratie participative entre les citoyens et
leurs élus. Nous souhaitons une refonte de nos institutions
pour aller vers plus de démocratie. Nous n’abandonnerons
pas la politique aux ambitions personnelles et aux magouilles.
Le
rôle du citoyen : La politique concerne l’ensemble
des citoyens et ne peut être le domaine réservé
de quelques spécialistes. La politique telle que
nous la concevons est à l’écoute des
préoccupations des habitants, elle se construit par
un débat collectif et une réflexion ouverte.
Le débat collectif se nourrit des expertises, mais
ne se réduit pas aux avis d’experts.
La
légitimité des élus. La représentativité
issue du suffrage universel doit se fonder sur des découpages
territoriaux démographiquement équilibrés.
Elle est incompatible avec le cumul des mandats. La délégation
de pouvoir doit s’accompagner d’une information
des citoyens et d’un contrôle régulier
des décisions politiques et de leur efficacité.
L’engagement politique sert l’intérêt
général et la justice sociale, il ne se soumet
pas aux intérêts particuliers ou aux groupes
de pression.
Notre
projet politique pour Marseille s’inscrit dans le
long terme. Nous sommes délibérément
responsables des générations futures, des
enjeux présents et à venir de développement
pour notre région, notre pays, notre planète.
Avec vous, ensemble, nous nous engageons sur un chemin où
nous allons apprendre à travailler collectivement,
à fédérer les énergies, à
nous écouter mutuellement, à inventer nos
modes d’organisation, à contribuer à
construire une équipe pour gagner.
Ce combat vous concerne,
il y va de l'avenir de Marseille,
de notre devenir,
du futur de nos enfants.
D'accord...
pas d'accord... Dites-le nous :
info@conventioncitoyenne.com
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