Avec Philippe Sanmarco
 
E  L  E  C   T  I  O  N  S       R  E  G  I  O  N  A  L  E  S        2  1        E  T        2  8        M  A  R  S        2  0  0  4
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Propos de campagne...

Entre déclarations, conférences de presse et réactions par courriel...

Reçu par courriel
J’ai voté “utile” mais notre coeur est avec vous...

Comme de nombreux électeurs de gauche, très inquiet de l'état de la démocratie dans notre pays et encore plus dans notre région, j ai vote "utile" hier, même si votre programme est celui qui correspond le mieux a mes idées. Hier avec de nombreux amis, nous avons fait ce choix de vote du fait de notre analyse de la situation actuelle, mais notre coeur est avec vous, nous espérons que dans un futur proche la démocratie nous permettra de vous soutenir par le vote et non plus de se sentir oblige de voter utile bonne continuation

Sébastien Imbert

La réponse de Christian Caroz (Martigues)
Le refus du vote utile est la condition même du maintien d'une véritable démocratie dans notre pays

Sébastien,

Merci de votre message. Il nous confirme que le combat que nous avons mené avec la liste Région Citoyenne était un combat nécessaire, même si les résultats ne sont pas à la hauteur de ce que les idées que nous avons portées représentent réellement dans l'électorat. Mais vous comprendrez aussi que cette situation pose question quant à la possibilité d'agir pour changer vraiment la politique. Aussi je souhaiterais profiter de votre courrier pour engager avec vous une vraie réflexion afin que nous puission en tirer des leçons pour l'avenir, même si ce ne sera sans doute pas avant 3 ans.

Pouvez-vous me préciser pourquoi il vous a semblé utile de ne pas voter pour vos convictions ? En quoi "l'état de la démocratie", ainsi que vous le dites, sort-il renforcé de l'élimination des forces politiques nouvelles qui tentent d'apporter de l'éthique et de la participation citoyenne dans le monde politique ?

Le mode de scrutin des régionales est pourtant, parmi tous les types de scrutins différents qui existent dans notre pays, celui qui est le mieux à même d'assurer à la fois une très grande liberté de vote, en conformité avec ses propres idées, au premier tour tout en assurant une majorité claire au second tour. Je vous rappelle, en effet, que toute liste qui atteint ou dépasse 10 % des suffrages exprimés au premier tour peut se maintenir au second. Qui pouvait sérieusement envisager que la liste de Michel Vauzelle pouvait tomber en dessous de 10 % et être éliminé du second tour ? Le premier tour n'est décisif que pour les "petites" listes comme la notre : franchir la barre des 5 % permet d'être remboursé des frais considérables occasionnés par cette élection (100.000 euros pour notre liste), permet aussi et surtout de peser sur la liste de gauche en tête afin de tenter d'infléchir son programme politique dans le cadre de négociations possible pour fusionner les listes. Franchir les 5 % est donc le seul moyen pour des forces naissantes comme les notres de faire avancer leurs idées et d'obtenir quelques élus pour les défendre. Pour les "grandes" listes seul compte réellement le deuxième tour puisque celle qui sera alors en tête obtiendra à ce tour décisif la prime de 25 % des sièges et donc la majorité absolue au sein de l'assemblée régionale.

Je ne vois donc pas quel risque il pouvait y avoir pour la démocratie à voter au premier tour pour notre liste. D'ailleurs dans 8 régions de France les verts ont présenté une liste concurrente à celle du PS et le PCF a fait de même dans 8 autres régions. Ces listes ont réalisés en moyenne plus de 8 % des voix et leur présence n'a en rien affaibli la situation de la gauche qui se trouve au contraire aujourd'hui, après fusion de ces listes, en situation de l'emporter dans la plupart de ces régions.

Le fameux "vote utile" est en réalité une invention de propagande du parti socialiste pour assurer son hégémonie sur le reste de la gauche et tenter d'étouffer dans l'oeuf tout ce qui pourrait venir le remettre en cause et l'obliger à laisser quelques places d'élus à d'autres sensibilités de la gauche.

Autant cette question peut se poser à l'occasion des présidentielles, ainsi que nous l'avons vécu le 21 avril 2002, parce que seul les deux premiers restent en piste au second tour, autant cette question n'a aucun sens pour des élections où tout risque d'élimination de la gauche est exclu. D'ailleurs la multiplicité des candidatures, que la gauche a pratiquement toujours réalisé dans le passé au premier tour entre PS et PCF, non seulement ne l'a jamais empêché de gagner des élections mais permet au contraire d'élargir l'électorat au premier tour et de disposer d'un potentiel plus fort pour le deuxième. A l'inverse, l'élection qui a été la plus catastrophique pour la gauche s'est déroulée en juin 2002 alors que la gauche n'avait jamais présenté autant de candidatures uniques.

Si ce "vote utile" devait se systématiser, ainsi que tente de la faire le PS, alors ce serait la fin de toute possibilité d'émergence de forces politiques nouvelles à gauche. On entrerait dans la sclérose politique généralisée, clientélisme et notabilisme remplaceraient définitivement le débat d'idées.

C'est pourquoi, il me semble, contrairement à ce qui a motivé votre décision, que le refus du vote utile est la condition même du maintien d'une véritable démocratie dans notre pays. Accepter de ne pas voter pour ses propres idées, par peur de l'extrême droite, c'est donner une première victoire aux forces qui combattent la démocratie. Face à la haine et à l'intolérance, il n'y aura de victoire qu'en affirmant haut et fort ses propres convictions, au premier rang desquelles la liberté de vote.

Christian Caroz
Candidat sur la liste région Citoyenne


Recu par courriel
J'irai faire ma procuration le plus tôt possible.

Bonjour,
Je vis sur Paris mais Provençal d'origine, de vote, et de coeur. Je ne pensais pas voter (ce qui aurait été une 1ere dans ma vie), pour des raisons que nous sommes nombreux à partager je pense. Mais je suis rentré le week end dernier et j'ai lu les tracts. Quand j'ai vu les quelques idées de la liste "Région Citoyenne", je me suis dit que j'irai faire ma procuration le plus tôt possible. Les enjeux forts soulignés correspondent à mes préoccupations de développement local : exprimer le potentiel endogène de notre région, s'ouvrir aux autres régions de la Méditerrannée, l'articulation global/local (chère à M. Ellul), promouvoir une réelle démocratie participative et aller vers un développement équilibré de nos territoires.
Bon courage, Amicalement
Julien MONTEL

Votre profession de foi m'a convaincu

Comme beaucoup d'électeurs de la région je crois je n'étais pas très satisfait d'avoir à choisir plus ou moins pour les élections régionales entre Vauzelle et Muselier. Je suis plutôt de sensibilité centre-droit (j'ai voté Bayrou au premier tour des Présidentielles en 2002), soutiens tout à fait le gouvernement dans les réformes de fond qu'il a pu engager et que la défunte gauche plurielle avait éludées (les retraites notamment), mais la question qui nous est posée lors des Régionales n'est pas celle-là à mon avis. Franchement, j'ai été très heureusement surpris de lire cette semaine votre profession de foi, sobre (papier recyclé ?), élégante, pédagogique et très bien construite.
Une seule comparaison concrète : Muselier nous promet "21 lycées pour le 21e siècle" (il faudrait lui dire que le mandat régional ... ne dure pas 100 ans !), Vauzelle, "16 lycées" à peu près dans les mêmes termes emphatiques, et vous, sans donner de tels chiffres, "pas un lycée avec plus de 800 élèves". Question : qui a vraiment le souci du citoyen-lycéen ? Tout est à peu près à l'avenant. Il suffit franchement de savoir et de vouloir lire les différentes professions de foi pour se faire, assez rapidement, une religion, et aujourd'hui je comprends moins encore cette abstention qu'on nous prédit, c'est alors un effet de l'illettrisme à mon avis. Tout en vous disant discrètement "de gauche", vous avez l'élégance de ne pas commencer par expliquer en quoi le gouvernement est "ultra (et pourquoi pas ultra ultra ultra ?) libéral", mais bien en rappelant les enjeux de ce scrutin et en détaillant vos propositions concrètes. Cette rigueur, cette probité m'ont beaucoup plus. Sur le fond il y a beaucoup de bon sens dans vos propositions, notamment fiscales, écologiques et économiques.
Je voterai donc pour vous au premier tour.
Comme j'aimerais aussi pouvoir voter pour vous au second, j'essaie de vous faire de la publicité oralement ou par email. Je constate que pas mal de gens vont voter PS les yeux fermés avec la peur du "risque FN". Bref, les sondages feraient faire n'importe quoi. Je vous souhaite bonne chance. Franchement, merci d'exister !


Pierre-Yves Dufeu

 Pourquoi je voterai pour votre liste dimanche

• parce que je ne peux plus voter pour une gauche plurielle qui nous a floués et qui n’a pas appliqué les programmes pour lesquels elle a été élue.

• parce que j’exècre l’intolérance je ne voterai pas pour la liste LCR-LO (entre autre parce qu’ils ont exclu Benoît Hubert de leur liste pour participation à une manifestation à titre personnel).

• parce que votre liste reflète la diversité des citoyens de notre région et cela aucune liste ne l’a pris en compte à fortiori aucune liste de gauche.

• Pour ce qui est du programme ma priorité va vers l’emploi et surtout l’emploi pour les jeunes. Il ne peut y avoir d’intégration sans emploi.

Bonne chance. Rachida Lambert (Manosque)
 

L'approche régionaliste, c'est quoi ?

Bonjour,

La liste "Région citoyenne" présente un nombre non négligeable de candidats sous l'étiquette "régionaliste". Votre site web ne développe pas vraiment l'apport de cette mouvance a votre initiative. c'est dommage.
Que ces candidats se sentent proches de vos idées, je n'en doute pas. Que des élections régionales motivent des "régionalistes", je le comprend. Mais quelles sont les idées politiques concrètes apportées par cette étiquette, je ne le comprends pas (les deux ou trois points avances sur la langue ne me semblent pas justifier une présence aussi forte des candidats).
Cordialement,
André Durand

La réponse d'Hervé Guerrerra

Monsieur,
J'ai bien pris connaissance de votre message et vous remercie de votre question. Sur le fond Région Provence, fédération provençale du Partit occitan, met en débat plusieurs éléments, dont certains sont effectivement repris dans le corps des propositions. Je vais m'efforcer d'en expliciter quelques uns.

La nécessité de construire la région en tant qu'espace de démocratie, de solidarité et de citoyenneté. Bien avant les lois de décentralisation de 1982, les régionalistes se battaient non pas pour une décentralisation administrative, qui favorisait le département vieille structure de notables et dont la définition reste "joindre le chef lieu en une journée de cheval", mais pour une régionalisation qui aille jusqu'au citoyen et emporte la participation du plus grand nombre. Autre idée, nous demandons que les compétences de l'institution régionale soient élargies. Par exemple en donnant à la région la gestion directe de fonds européens, par exemple en l'autorisant à mettre et gérer en commun un certain nombre de compétences avec d'autres régions limitrophes, par exemple, en ce qui nous concerne, en lui donnant la possibilité de défendre la spécificité de l'agriculture provençale aux niveaux ministériel et européen.

Nous voulons simplifier l'organisation administrative française, nous nous inscrivons dans une logique "6ième république" qui rapprocherait les décisions des citoyens qu'elles concernent en favorisant deux structures:

1) Les communautés de commune ou pays, dont le regroupement doit être assuré en cohérence avec les bassins de vie et d'emploi des habitants, dont l'élection au suffrage universel des conseillers communautaires, qui gèrent de l'argent public, est absolument nécessaire. La situation actuelle est intolérable on a réinventé le suffrage censitaire. De plus en plus, les compétences sont déléguées aux communautés et cette structure pourtant porteuse d'espoir et plus cohérente que les 36 000 communes reste désespérément opaque. La rendre transparente et démocratique reste un combat à mener.

2) La région qui doit construire, en fédérant les initiatives associatives et citoyennes, une identité originale et nouvelle.

Ces deux niveaux se répartissant les compétences du département il devrait, à terme, disparaître.

Faire émerger une interrégion occitane: La Provence, terre méditerranéenne, doit travailler avec les autres régions occitanes du Midi, du Sud de la Loire. Pour construire une Europe différente, mieux équilibrée au Sud, une Europe des peuples et des régions solidaires nous avons besoin de régions économiquement et culturellement dynamiques. Or si nous voulons coopérer avec nos voisins italiens ou catalans nous sommes face à l'équation suivante le budget de la generalitat de Catalunya dépasse les 12 Milliards d'Euros, celui de Provence Alpes Côte d'Azur est d'1 milliard d'Euros. Les régions de programme actuels sont donc inadaptées à une construction européenne harmonieuse. L'Occitanie, macro-région européenne, nous semble à l'inverse un espace cohérent. Nous soulignons également la nécessaire solidarité de l'arc latin avec l'arc méditerranéen: développement des programmes d'échanges économiques et culturels, de formation

La langue d'Oc qui structure l'espace occitan a fondé un patrimoine millénaire et toujours vivant. Aujourd'hui cette langue est en danger. Après avoir été chassée de l'école de Jules Ferry elle est aujourd'hui menacée par le modèle hyper libéral qui entend imposer une langue et une culture "Mac Do" uniques. Promouvoir cette langue c'est protéger toutes les autres, français compris. Le respect des cultures minoritaires est à l'instar du combat pour la bio diversité. Quand une langue meurt, quand une espèce disparaît c'est toute la planète qui s'appauvrit et au final l'avenir de l'Homme qui est menacé.

De plus cette langue, cette culture ont toujours eu vocation intégratrice. L'histoire de la Provence est l'histoire des immigrations et de l'intégration. Sur cette vielle terre, héritière des grecs et des romains, de l'agora et du forum les nouveaux arrivants ont parlé naturellement provençal. C'était une première étape dans l'intégration, une première marche vers la citoyenneté. Aujourd'hui dans les cités, les quartiers les "nouveaux arrivants" ont repris notre accent et s'expriment dans ce que les spécialistes appellent le francitan, mélange de français et d'occiatn. Ils sont au stade vélodrome "fiers d'être marseillais" sans distinction d'appartenance ethnique, sans discours communautaires diviseurs. Le modèle multi culturel que nous appelons de nos voeux valorise une langue et une culture qui doit avant tout nous rassembler, qui doit retisser un lien social mis à mal par le chômage et des conditions socio économiques que, par ailleurs, la droite actuellement au pouvoir aggravent.

Nous entendons promouvoir un modèle économique basé sur la première richesse de cette région: la diversité de ses habitants. En valorisant toutes les langues nous ouvrons un champ d'investigation fabuleux pour l'économie et l'emploi. Trop souvent nous avons oublié que la relation économique est avant tout une relation d'échange. Avec toutes les langues de toutes les immigrations nous disposons d'un atout fabuleux pour nouer des relations avec tous les pays du monde.

Autre défi nous voulons que Marseille retrouve son rôle de capitale économique régionale et que les pays d'Aix et d'Avignon ne devienne pas le lieu d'habitat alors que le lieu de travail serait Lyon ou Paris. Nous voulons en finir avec le gigantisme de projets décidés ailleurs et qui ne correspondent ni au besoin des usagers quand il s'agit de services ni à la formation des provençaux quand il s'agit d'emploi. Je donnerai deux exemples concrets. Le TGV, sans maillage secondaire, ne résout en rien le problème des habitants qui tous les jours sont condamnés à des autoroutes saturées, à une pollution automobile, facteur de mal vivre et de pathologies respiratoires de plus en plus inquiétantes. Le projet ITER s'il s'implante à Cadarache ne résoudra en rien le problème du chômage, les demandeurs d'emploi locaux n'ayant pas les formations adéquates. Il aggravera, au contraire une situation du foncier catastrophique qui petit à petit fait de la Provence un bronze cul et une maison de retraite dorée pour l'hyper richesse européenne.

Enfin nous avons envie que les habitants de cette région, tous les habitants n'habitent pas dans une PACA sans histoire mais dans une Provence soucieuse de l'équilibre social entre riches et moins riches, géographique entre pays et arrière pays, économique entre métropoles et ruralités.

Voilà quelques idées (la liste n'est pas exhaustive) dont je ne suis pas sûr qu'elles soient le monopole des régionalistes, en tout cas j'espère qu'elles auront retenu votre attention et je me tiens à votre disposition pour poursuivre cet échange.

Coralament
Hervé GUERRERA
Pour Région Provence, Partit Occitan, Fédération Régions et Peuples solidaires
+ d'infos sur http://occi.free.fr
http://perso.wanadoo.fr/regionprovence/index.htm,
http://membres.lycos.fr/poc/


L’OPA de Vauzelle sur Attac, suite
Comité Local ATTAC-Pays d’Aubagne: Attac ne présente, ne soutient ni ne cautionne aucun candidat, et toute référence à un quelconque soutien des adhérents d'Attac ne peut être qu'abusive

Pour info, voici copie du courrier adressé à M. Vauzelle par le Comité local d'Attac Pays d'Aubagne. Une copie de cettre lettre a été adressée à nos adhérents ainsi qu'au CA national d'Attac et à l'ensemble des commité attac du 13.
Sylvie Pillé Co-Présidente

Monsieur,
Dans le cadre de votre campagne électorale pour le renouvellement du Conseil Régional PACA, il apparaît que vous multipliez publiquement des propos sur votre appartenance à Attac. L'une des dernières occasions fut votre prestation dans une émission avec le journaliste Karl Zéro sur Canal plus.
Or,vous le savez sans doute, Attac a demandé à ceux de ses membres qui sont candidats à une élection politique, de veiller à ce que leur qualité de membres d'Attac ne soit jamais mentionnée publiquement par leurs têtes de liste ou par eux-mêmes En effet Attac ne présente, ne soutient ni ne cautionne aucun candidat, et toute référence à un quelconque soutien des adhérents d'Attac ne peut être qu'abusive.
En conséquence, l'association Attac a annoncé clairement qu'elle dénoncerait immédiatement l'utilisation abusive de son nom.
Nous vous demandons donc instamment de vous conformer au code de bonne conduite adopté par le Conseil d'administration d'Attac France le 6 décembre 2003.
Nous informons par ailleurs le CA d'Attac France de notre démarche et nous la rendons publique auprès de la presse et des adhérents d'Attac.
Recevez, Monsieur, l'assurance de notre considération,

Pour le CA d'Attac- Pays d’Aubagne, Aubagne, le 17 mars 2004
Sa Co-présidente : Pillé Sylvie


Lettre de Cannes reçue
Je voterai évidemment pour vous...

Marseille est loin, à 66 ans je ne songe pas vous apporter beaucoup de punch mais au moins mon appui... Déçu du PS où j'ai milité, j'y ai même été secrétaire de section à Pelissanne du temps de Pezet... mais que de déceptions !!!
Ma question : et sur les Alpes Maritimes que faites-vous! C'est un département difficile mais il y a des hommes et des femmes qui sont de gauche et qui méritent bien de vous connaître. Je viens seulement
d'apprendre votre existence en recevant les listes pour les régionales... Je voterai évidemment pour vous . J'espère que vous trouverez assez de dynamisme pour vous faire connaître... et ne pas sombrer dans l'oubli comme tous ces mouvements de gauche trop intellectualisés et qui oublient qu'il y a à gauche beaucoup de braves gens qui ne se reconnaissent pas dans une gauche trop en col blanc.
Georges Monnier, retraité de l'éducation Nationale -Cannes--La Bocca-06

Réponse
Monsieur MONNIER,
Je m'appelle Alain MAYOL, j'ai 46 ans et suis l'un des candidats (dans le 05, pour des raisons pratiques) de Région Citoyenne. Je suis très touché par votre lettre et vous en remercie. J'ai moi-même habité CANNES durant quelques années et de ce fait, je comprends mieux votre amertume...
Rassurez-vous quant à l'élan de notre mouvement. Ce n'est pas une vaguellette mais plutôt une lame de fond qui grandit lentement mais sûrement. Les femmes et hommes qui composent ce courant, sous la houlette charismatique et intègre de Philippe SANMARCO, ne sont pas des pros de la politiques mais des politiciens des familles, comme il existe des médecins des familles.
Au-delà des combats et des clivages étriqués, tous partagent des valeurs humaines et culturelles rassurantes en ces temps de famine intellectuelle. Monsieur MONNIER, j'habite près d'Aix en Provence, et ne peux donc vous offrir que ce soutien lointain mais bien sincère. Insistez et espérez ! Les temps du vrai changement d'hommes et de pratiques douteuses ne sont plus très loin. Rejoignez ceux qui partagent cette sympathie prêt de chez vous et faites vivre là-bas cet idéal, nous vous y aiderons.
Mon adresse : alainmayol@hotmail.com

D'autres combats viendront après celui-là ! Bien cordialement A.M.


Le Collectif TEMAIX = Train Express Marseille Aix
Le train Marseille Aix dans les élections du 21 mars

Notre Collectif* se bat pour un programme global de transports performants sur cet axe, impliquant la valorisation optimale de la ligne ferroviaire, à l’opposé du projet actuel de « modernisation », partiel, inadapté aux besoins, et non inclus dans un plan d’ensemble.
Ce programme est de la responsabilité de nos élus au Conseil Général des Bouches du Rhône et au Conseil Régional Provence- Alpes- Côte d’Azur (PACA).
C’est pourquoi, nous avons adressé un questionnaire aux différents candidats qui se présentent aux prochaines élections …et qui avaient fait connaître leur adresse.

La plupart des candidats n’ont pas répondu même trois jours après le délai indiqué.

Pour les listes régionales, il s’agit de celles conduites par :
Mme Vidal-Daumas et MM. Macary, Miran, Muselier, A.Vauzelle, M.Vauzelle, F.Vidal.
Pour les candidats au Conseil Général, il s’agit de MM. Dagorne, Guinde, Salord (Aix), Amiel et Fabre-Aubrespy (Les Pennes), Carbuccia, Collet-Fenétrier et Rossi (Marseille).


Nous sommes donc obligés de constater que c’est notamment le cas pour les candidats déjà en place et pour ceux qui ont le plus de chance de les remplacer.

Par honnêteté, nous avons consulté le programme des deux principales listes régionales

Cinq réponses, toutes pour plus de train

Il s’agit de trois « têtes de liste » régionales :
- Samuel JOHSUA (LCR- LO)
- Alain PERSIA (Union de la Droite Républicaine et Souverainiste)
- Philippe SANMARCO (Région Citoyenne)
et de deux candidats au Conseil Général des Bouches du Rhône
- Cyril DI MEO (Verts, canton d’Aix Sud-Ouest)
- Patrick MAGRO (Parti Communiste, canton des Pennes Mirabeau)


Tous affirment leur bonne connaissance des besoins qui justifie l’urgence impérieuse d’offrir un service ferroviaire moderne comme alternative à la voiture pour les transports quotidiens.
Ils sont également d’accord, avec quelques nuances, pour l’élaboration d’un véritable schéma de transports, associant toutes les institutions et toute la population ; enfin ils plaident pour un rééquilibrage des investissements en faveur du rail.

Quatre critiques du projet actuel

Ils reconnaissent l’absurdité de son élaboration, le gaspillage financier qui en résulte, voire le fait qu’il risque de compromettre définitivement l’avenir.
Seul P. Magro estime que ce projet constitue une première amélioration.

Trois partisans de son retrait

C’est le choix des listes régionales conduites par S.Johsua et P.Sanmarco,
et du candidat C.Di Meo pour le canton d’Aix-SO.


Le candidat du canton des Pennes, P.Magro, penche plutôt pour une formule d’amélioration du projet et de définition du complément.
Quant à la liste régionale d’Alain Persia, elle a besoin d’étudier le dossier avant de se décider.

Maintenant, à vous d’agir par votre vote !

Le questionnaire (comme toutes nos analyses) est disponible sur le site www.ecoforum-paca
(voir « Collectif TEMAIX » dans la liste des associations membres du réseau)
Il a été adressé le 23 et 24 février aux candidats qui avaient fait connaître leur adresse, soit :

  • 10 listes sur les 13 prévues pour la Région
  • 10 candidats (sur une vingtaine ?) pour les 3 principaux cantons concernés : Marseille- Saint Barthélemy, Les Pennes Mirabeau, Aix- Sud-Ouest.

Nous avions indiqué la date limite du 7 mars ; nous avons attendu jusqu’au 10.
(Au moment d’imprimer ce tract, nous venons de recevoir les réponses trop tardives de M.Muselier et de M.Salord)

Parmi les points originaux des réponses reçues, signalons :

  • les déclarations d’actions déjà entreprises en faveur de meilleurs transports par P.Sanmarco (cm de Marseille) et C.Di Meo (communauté du pays d’Aix)
  • les réserves de S.Johsua sur la décentralisation des services publics et son souhait de réviser le statut trop commercial de la SNCF ; celles d’A.Persia sur une coordination qui menacerait la souveraineté des petites collectivités
  • les propositions de P.Sanmarco et C.Di Meo pour répartir les investissements entre rail et route : 75/25 pour le premier et 70/30 pour le second
  • et leurs libres compléments :
    . S.Johsua : penser aux problèmes d’accessibilité et de prix
    . A.Persia : ne pas négliger l’entretien des routes et les transports urbains
    . P.Sanmarco : les documents de TEMAIX sont placés sur le site Internet de sa liste
    . C.Di Meo : pourquoi pas des couloirs réservés aux cars sur autoroute Aix Marseille ?
    . P.Magro : il vaut mieux consommer les crédits que faire du juridisme


Sur les sites Internet des deux principales listes régionales, nous avons pu constater :

  • la liste conduite par Renaud Muselier parle peu des investissements ferroviaires (sauf le TGV vers Nice pour « ouvrir la région aux voies du monde »), mais développe (chapitre qualité de la vie) « des idées innovantes pour mieux circuler », telles qu’une carte de transports unique, une amélioration de la sécurité, des gares « multiservices » et une fédération des institutions responsables
  • la liste conduite par Michel Vauzelle annonce un schéma prévisionnel des transports, la création de 340 liaisons TER supplémentaires (en plus des 460 existantes), l’achèvement du doublement de la ligne Marseille-Aix et le début de la réouverture de Gardanne-Carnoules.
    Cf www.vauzelle2004.org et www.muselier2004.com… où vous pouvez poser vos propres questions !
Le Collectif TEMAIX = Train Express Marseille Aix
Il regroupe des associations et comités de quartier de toutes les communes concernées par cette ligne. Il s’est constitué en 2003 face à l’incohérence du projet de « modernisation » de la ligne, pour en obtenir le réexamen dans le cadre d’un réseau type métro régional, et donc d’un programme d’ensemble des travaux permettant une desserte adaptée aux besoins de toutes les populations résidant dans et entre ces deux villes, ainsi qu’à leurs périphéries.
Un tel programme est un préalable à toute définition de « phases » et plus encore à tout début de travaux. C’est pourquoi il a été déposé un recours en Conseil d’Etat pour faire annuler la déclaration d’utilité publique du projet actuel.
Adresse du secrétariat 17 avenue de Roquefavour 13015 Marseille ;
Fax 04.91.65.11.00 E-mail contact@cepg.org

Réaction par courriel
Ben, 12 mars 2004

CA Y EST JE ME SUIS DECIDE, MOI, BENJAMIN VAUTIER-GIRAUD dit BEN je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais pour moi c'est décidé
JE VOTE DANS MA REGION POUR : REGION CITOYENNE

C'est la seule liste qui, dans les dépliants que j'ai reçus, dit trois mots en Occitan

OCCITAN BOULEGUEN LOU PAIS

Ce n'est pas beaucoup mais c'est mieux que rien et il est, entre autres, écrit
" UNE REGION QUI RESPECTE L'IDENTITE HISTORIQUE DE SON TERRITOIRE, SA CULTURE D'OC MILLENAIRE ET QUI S'ENRICHIT DES CULTURES VENUES D'AILLEURS"

J'aurais bien sûr, préféré voir la liste demander, noir sur blanc, à la France de ratifier LA CHARTE DES LANGUES MINORITAIRES. Elle ne le fait pas c'est dommage.

Un peu contradictoire aussi dans la mesure où les ALTER MONDIALISTES NE SONT PAS pro-Occitans.
Voilà, maintenant pour savoir quels sont quelques uns de mes arguments :

JE CROIS QUE si la France veux intégrer l'Europe d'une façon non impérialiste elle doit se décentraliser culturellement comme le font les autres nations. Et accepter l'idée d'une europe de la diversité

JE CROIS QUE aucune création n'est spontanée on ne crée pas à partir de rien. Le style, c'est la manière d'un peuple de se répéter sur le plan formel. Cette répétition a pour but d'affirmer, de souligner et de garder en mémoire la différence. Elle passe par la langue, la musique, les formes (architecturales, etc.), la cuisine, ainsi que la peinture. Quand le peuple catalan danse la Sardane, interdite par Franco, c'est son style qu'il défend. Quand Nîmes vibre dans ses arènes pour l'art tauromachique, c'est également un peuple qui souligne sa différence.

JE CROIS QUE il ne faut jamais sous-estimer les effets de contagion. Il est tout à fait possible que le vent identitaire qui souffle un peu partout réveille les peuples plus vite qu'on ne s'y attend. Les puissances dominantes auront alors beau vitupérer contre les nationalismes soi-disant exacerbés, les archaïsmes etc., et contrôler les médias, rien n'y fera : les peuples à qui on maintient la tête sous l'eau voudront la sortir pour respirer.

JE CROIS QUE à la question : Le Pen serait-il positif ou négatif pour l'épanouissement de la culture, de la langue, de l'avant garde, de l'identité niçoise ? je réponds NON Autant je conçois qu'un habitant du nord de la France puisse trouver dans le discours la France aux français de Le Pen une certaine satisfaction, autant je ne le conçois pas pour un Corse, un Basque ou un Niçois. Ce dernier, par exemple est conscient que Nice a une spécificité Occitane qu'il veut non seulement préserver mais voir s'épanouir. Or quel
que soit le discours écologiste ou régionaliste de Le Pen, il ne le cache pas, son épicentre politique, économique et culturel se situe dans la France du Nord, ce n'est pas Caterina Ségurane c'est Jeanne d'Arc.

JE CROIS QUE la France ne peut pas se prévaloir de faire la morale aux autres impérialismes si elle même, en refusant la charte des langues minoritaires, agit en impérialiste.

JE CROIS QUE tous les efforts pour permettre l'épanouissement de l'Occitan ou du Nissart ne serviront à rien s'il n'y a pas, en plus de l'enseignement dans les écoles, des radios et des télévisions en Occitan avec des programmes originaux.
• pour réaliser cela il faut un combat, une volonté politique car la défense d'une langue et d'une culture sur un territoire par un peuple qui ne veut pas voir sa langue disparaître est partout dans le monde une affaire de revendication culturelle politique (voir au Québec la loi 101) c'est-à-dire une question d'imposition de quotas à la télé, à l'école, etc., voir le Kurdistan etc
• Une langue meurt quand on ne prend pas des mesures concrètes contre les rouleaux compresseurs qui sont, depuis plus de cent ans, en marche pour la faire disparaître.
• Les mesures politiques à prendre sont de l'ordre de quotas, de décrets de
programmes pour l'éducation nationale, pour les médias etc.

JE CROIS QUE une langue qui meurt est une vision du monde - un peuple - une culture qui meurent.


 

Repères

"la Région, à quoi ça sert ?"

En résumé, donc :
1. Education, la formation et l’apprentissage (36%),
2. Transport régional par rail (15%) .
3. Aménagement de la Région (19%)
4. Economie, emploi, culture et divers (15%)
5. Fonctionnement (16%)

Qui sont les élus ?
Une information sur la composition du Conseil Régional me paraît elle aussi d'intérêt.

 
 
 
(1)
 
(2)
 
 
(1) Dont 3 ex-MNR de Mégret
(2) Lucien Weygand + 2 ex-MNR
* Remarque : un siège de gauche a été annulé par "mécompte".

A nous maintenant de recomposer ce paysage. Sachant que nous n'aurons que les élus que nous méritons... Il est encore temps de "mériter".


Attac Marseille
Réponse à Michel Vauzelle

"Monsieur,
Nous vous rappelons par la présente les termes du courrier adressé à votre attention à M. DUMONTEL le 19 décembre 2003.
Nous vous indiquions que l’association Attac a demandé à ses membres, candidats à une élection politique, de veiller à ce que leur qualité de membres d’Attac ne soit jamais mentionnée publiquement par leurs têtes de liste ou par eux-mêmes.
Attac ne présente, ne soutient ni ne cautionne aucun candidat, et toute référence à un quelconque soutien des adhérents d’Attac ne peut être qu’abusive.
Comme nous vous l’indiquions, l’association Attac a annoncé clairement qu’elle dénoncerait immédiatement l’utilisation abusive de son nom.
Or, il apparaît que vous multipliez publiquement des propos sur votre appartenance à Attac.
L’une des dernières occasions fut votre prestation dans une émission avec le journaliste Karl Zéro sur Canal plus.
Nous vous demandons en conséquence une nouvelle fois de vous conformer au code de bonne conduite adopté par le Conseil d’administration d’Attac France le 6 décembre 2003.
Nous informons par ailleurs le CA d’Attac France de notre démarche et nous la rendons publique auprès de la presse et des adhérents d’Attac.
Recevez, Monsieur, l’assurance de notre considération,"

Pour le CA d’Attac Marseille, Jean-Paul Garagnon
E-mail : accueil.marseille@attac.org


Communiqué
Lycée : notre région à la traîne

Le journal Les Échos a publié le 8 mars dernier un dossier « d’audit des régions » qui révèle une situation gravissime de Provence Alpes Côte d’Azur. La Région apparaît 21e sur 21 pour les investissements et encore 21e sur 21 régions métropolitaines pour l’investissement dans les lycées. Même le fameux contrat de plan est le 21e sur 26 régions françaises. En matière de formation professionnelle, Provence Alpes Côte d’Azur est à la traîne en 16e position. Quant aux transports ferroviaires, ils représentent 150 euros par habitant de dépenses alors que le Limousin consacre 296 euros et l’Alsace, 262 euros sur la période 1998 à 2003.
Provence Alpes Côte d’Azur apparaît ainsi médiocrement dans tous les classements comme une région en bas de tableau, une région qui n’a pas su mobiliser des moyens au service d’une politique clairement définie. En six ans, le conseil régional du Limousin aura dépensé 1 526 euros par habitant, celui du Nord Pas de Calais 1 408 euros, celui de Provence Alpes Côte d’Azur 1 147 euros.

« Le plus regrettable de ces chiffres, souligne Philippe Sanmarco, est celui des lycées. Le dernier mandat marque un recul de 55 % sur l’investissement lycée, alors que beaucoup de lycées sont en surnombre, que leur état est indigne. Je vous renvoie à la quatrième mesure citoyenne de notre programme : Pas de lycée au-dessus de 800 élèves. Un plan de six ans permettra de diminuer les effectifs, d’implanter de nouveaux établissements à taille humaine dans les quartiers abandonnés, de créer de nouveaux lycées professionnels. Un programme expérimental de création de 1 000 places d’internat accompagné sera mis en place. »

« Aujourd’hui, souligne Lilia Parisot, tête de liste dans le Pays niçois, la région Provence Alpes Côte d’Azur (avec cette particularité d’avoir deux académies) compte près de 260 lycées avec des effectifs allant jusqu’à 2 560 élèves ! C’est Dumont d’Urville dans le Var qui détient la palme du plus grand lycée de France avec 2 560 élèves ! Ce sont de vraies machines qui accueillent nos enfants. Des machines infernales où l’accueil, la surveillance, la vigilance, voire la qualité des enseignements ne peuvent aujourd’hui répondre aux missions éducatives. Pour lutter contre l’échec scolaire, il est urgent de revenir à des lieux d’enseignement, de vie à taille humaine. Nous pensons que nous ne pouvons pas dépasser une capacité de plus de 800 élèves. Un plan de six ans permettrait d’aller vers une diminution d’effectifs par la création de nouveaux établissements sans oublier les lycées professionnels. Toutes les études sur la question de la violence montrent que les effectifs sont un des facteurs déterminants de hausse de la violence. »

Dans les quartiers nord de Marseille, Tahar Rahmani déplore le manque cruel de constructions neuves. "Nous avons seulement deux lycées généralistes et deux lycées techniques publics, tous en sureffectifs, pour une population de 250 000 habitants. Il faut d’urgence construire un nouveau lycée généraliste et un lycée technique. »

Au-delà des chiffres et des classements, l’enjeu est bien de construire une région plus humaine, donc une région qui investit pour sa jeunesse. C’est le combat de Région citoyenne.


Marcel Siguret
“L'association Attac ne soutiendra aucun candidat ou liste, n'en présentera évidemment aucun ou aucune, et interdira à quiconque - individu ou liste - de se réclamer d'Attac”

Voici le document que nous avons adressé au secrétariat de Mr Vauzelle quand
on nous a signalé sa référence comme membre d'Attac et qui est valable pour
tout candidat membre d'Attac.


Attac et les élections de 2004 : Guide de bonne conduite pour les membres de l'association

En 2004, trois élections auront lieu en France : les cantonales, les régionales et les européennes. Faire acte de candidature à l'un de ces scrutins est une démarche civique qu'Attac ne peut que saluer et encourager, notamment chez ses adhérents. Toutefois cette démarche ne peut qu'être individuelle, et ne saurait engager l'association ni de près ni de loin : Attac est et entend rester un mouvement d'éducation populaire tourné vers l'action. Le Conseil d'administration rappelle sa position déjà rendue publique dans le passé : l'association ne soutiendra aucun candidat ou liste, n'en présentera évidemment aucun ou aucune, et interdira à quiconque - individu ou liste - de se réclamer d'Attac. Pour éviter toute confusion, le Conseil d'administration demande aux membres de ses instances statutaires (Conseil d'administration, Conseil scientifique et personnes physiques membres du Collège des fondateurs) qui envisageraient d'être candidats à l'un ou plusieurs des scrutins prévus en mars et juin 2004 de se mettre en congé de leurs responsabilités à compter du 1er janvier 2004 et jusqu'à la fin de la période électorale. S'ils sont élus, les membres d'Attac concernés ne pourront pas recouvrer leurs responsabilités. Le Conseil d'administration demande aux comités locaux d'Attac de s'inspirer de cette règle pour les membres de leurs conseils d'administration ou, s'ils n'en possèdent pas, de leurs structures d'animation. Il leur appartiendra, le cas échéant, d'élire des remplaçants pour assurer la continuité du fonctionnement des comités.

En tout état de cause, les membres d'Attac susceptibles d'être candidats, soit individuellement soit sur une liste, et qu'ils exercent ou non des responsabilités aux niveau national ou local, devront en informer le siège national ou leur comité avant le 1er janvier 2004. Dans cette hypothèse, ils devront veiller à ce que :
• leur qualité de membres d'Attac ne soit jamais mentionnée publiquement par leurs têtes de liste ou par eux-mêmes, notamment dans les élections cantonales qui se déroulent au scrutin uninominal.
• que les matériels électoraux (affiches, tracts, professions de foi) ne comportent aucune référence à Attac. Si ces règles étaient enfreintes par un de ses membres, Attac dénoncerait immédiatement l'utilisation abusive de son nom.

Le Conseil d'administration d'Attac, 6 décembre 2003.

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Se loger est un droit
Non, le logement n’est pas une marchandise

50 ans après le retour de l’abbé Pierre sur la scène publique, son appel à la solidarité sonne comme un dramatique échec des politiques nationales du logement conduites depuis une vingtaine d’années. Alors que le droit au logement est reconnu par la constitution comme un droit inaliénable, les gouvernements successifs en ont un fait un produit immobilier « rentable » offert sur le marché et ouvert à toutes sortes de spéculations. Aujourd’hui seuls les gens fortunés peuvent librement choisir leur lieu et leurs conditions d’habitat et plus de 6 millions de personnes n’ont pas de logement décent.

Cette catastrophe humanitaire nationale est présente dans notre région de manière encore plus caricaturale. Sous la pression du tourisme de luxe et de l’attraction médiatique, notre région est perçue par les représentants de la profession, les investisseurs, les promoteurs et toute la filière économique, comme un véritable paradis. La contrepartie de cet engouement spéculatif, c’est l’envolée des prix des logements et des terrains, non seulement dans les villes ou sur la Côte, mais aussi dans l’ensemble des zones rurales. Sauf à jouir d’un héritage, le salarié moyen ne peut trouver un logement correspondant à son revenu. S’il est chômeur ou sans ressource, son cas est sans espoir.

Une telle situation spéculative organisée, jusqu’alors une spécialité de la Côte d’Azur et du Var, gagne le reste de la région et en particulier l’agglomération Marseillaise. Les titres des journaux en font foi : la Provence de l’immo du 15/02/2004) : le marché des villas ne cesse de croître dans notre département ou encore : (la Provence du 17/02/2004) les prix de l’ancien ont encore flambé de 22% en 2003 , beaucoup de ménages sont endettés Ou encore ce gros titre à Marseille, les quartiers nord profitent du boom de l’immobilier (5/02/2004). Un parfum de croisette flotte sur Borely. les prix du neuf poursuivent leur flambée grâce aux investisseurs. (2901/2004)

Certains se réjouissent de cette évolution en considérant à tort, qu’il s’agit d’un atout pour l’économie régionale. Ils ne mesurent pas les effets d’une telle spéculation sur les conditions de vie d’une partie de la population régionale et en particulier des ménages les plus fragiles touchés par le chômage et les diverses formes d’exclusion. Pourtant les organismes caritatifs tirent la sonnette d’alarme depuis plusieurs années déjà. Dans les seules Bouches-du-Rhône, 42 000 familles sont en attente d’un logement décent et 18 000 à Marseille. On estime à 5 000 le nombre de personnes en errance dans cette ville. Le parc HLM, conçu à l’origine pour répondre aux besoins des familles modestes ne remplit plus son rôle depuis longtemps. La production régionale de logement aidés est en chute libre. On construit aujourd’hui moins de 4 000 logements sociaux dans la région alors que pour seulement rattraper le retard, il en faudrait au moins 10 000. Les raisons de cet échec sont connues. On avance la rareté et le prix des terrains, la lourdeur des procédures, les coûts de l’argent. Nous savons aussi que le refus des collectivités locales d’autoriser de nouveaux programmes sociaux sur leur territoire et la politique malthusienne et ségrégative de nombreux bailleurs sociaux sont les causes principales de cette carence généralisée et scandaleuse.

La Région, depuis sa création, a distribué quelques moyens pour tenter de remédier à cette carence, mais, faute d’une politique claire et volontariste, cet argent public, saupoudré au gré des interventions politiciennes n’a en rien contribué à redresser la situation.

Il faut mettre en place sans délai un programme d’urgence pour lutter contre cette forme d’exclusion la plus intolérable et donner un toit à tous les habitants de notre région quelles que soient leurs ressources , leurs statuts ou les origines. Le droit à un logement décent pour tous est une priorité régionale. Les moyens et les procédures existent. Il faut négocier avec les collectivités locales et les bailleurs sociaux maîtres d’œuvre, des contrats d’objectifs précis. Tout autre aide aux communes sera liée au respect des ces objectifs.

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Les Espaces de pertinence de la vie associative dans le domaine socioculturel et artistique :

La marchandisation et l’instrumentalisation récente par la municipalité des équipements socioculturels a entraîné une inadéquation de leur capacité d’accueil et de fonctionnement en direction du jeune public.

Il est urgent de dynamiser le mouvement associatif local en créant des espaces culturels publics accessibles aux jeunes. L’ouverture de lieux d’expression, de métissage des pratiques culturelles et artistiques est essentielle pour renouer du lien social et de la solidarité mais aussi pour favoriser le passage de l’individuel au collectif : un pas vers la citoyenneté, la transformation sociale et la conscience politique.
Il est nécessaire de développer des espaces de recherche et d’expérimentation des valeurs démocratiques, des lieux de citoyenneté active. Ceux-ci doivent en outre permettre de rétablir la transmission d’un patrimoine historique par le biais des relations inter-générationnelles pour des jeunes en recherche d’identité culturelle.


Elisabeth BOUIX

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Reçu par courriel
L’OPA de Michel Vauzelle sur Attac: amicale ou inamicale ?
Bonjour,
Nous sommes alertés par des amis d’Attac (voir ci-dessous) des propos tenus par Michel Vauzelle chez Karl Zéro et des réactions de certains collectifs Attac. Notre liste Région citoyenne se réclame de l’altermondialisme et les positions de la Convention citoyenne débattues au sein du Forum de la gauche citoyenne sont publiques. Par contre, même si des candidats Région citoyenne sont membres d’Attac, nous nous interdisons de nous approprier une association ou un syndicat et d’en faire un argument électoral. Ceux qui connaissent nos candidats connaissent leurs engagements. Aussi, nous aimerions savoir comment Attac va réagir à l’OPA de Michel Vauzelle. Est-il exact que “tous les jeunes d'Attac” sont avec lui en Provence Alpes Côte d’Azur? Suffit-il d’acheter une carte et de verser quelques subventions pour subvertir un mouvement indépendant et porteur d’avenir? Ou pour parler comme au Palais Brongniart, l’Opa est-elle amicale ou inamicale?

Réaction 1/3
Vauzelle use et abuse de son appartenance à Attac
Vauzelle - ou tout autre représentant de parti - n'a pas à se prévaloir d'être adhérent d'Attac pour appuyer sa campagne électorale; et Attac ne doit pas soutenir un parti, quel qu'il soit, fut-il à gauche, ou se disant de gauche (suivez mon regard). A ma connaissance, il est le seul localement à avoir agit de la sorte. Vauzelle use et abuse de cette appartenance quand cela l'arrange. Et inversement, j'ai souvenance d'une position officielle prise en Tunisie (sauf erreur de ma part) opposée aux positions de notre association. Cela avait l'objet d'un courrier de protestation qui lui avait été envoyé à cette occasion. Bien qu'ancrés à gauche, les adhérents "attac" ont des sensibilités politiques diverses ; ce qui est une raison supplémentaire de ne pas être un marche-pied pour un parti particulier.  Que des membres d'Attac le soutiennent est une chose, qu'Attac le soutienne en est une autre. Au fait, pour reprendre un des mots de Talleyrand: "un gouvernement que l'on soutient est un gouvernement qui tombe" ... il suffit de remplacer "gouvernement" ....
René Marion-  Attac Martigues - Ouest Etang de Berre - martigues@attac.org
www.local.attac.org/13/martigues/

Réaction 2/3
NON A LA RÉCUPÉRATION!
Je m'exprime à titre perso sur la liste locale, donc sous le contrôle d'ATTAC 37, étant modestement Correspondant Électronique Loca l: Je viens de voir une chose qui m'a choqué en tant qu'adhérent d'ATTAC, et à le suite des propos tenus par Michel VAUZELLE , candidat PS pour la région PACA ,chez Karl ZÉRO sur C+ aujourd'hui, je demande l'exclusion de notre association de Michel VAUZELLE: celui-ci n'a pas respecté les règles éthiques qui s'imposent lorqu'on est membre d'ATTAC. En effet à une question de Karl ZÉRO citant des propos de son adversaire sur la "coquille vide" de la gauche plurielle dans cette région , celui-ci à énoncé les différentes composantes qu'il représentait, et n'a pas hésité, en fin de liste à ajouter ATTAC dont il s'est prévalu . Ceci constitue donc un motif d'exclusion de notre association et j'exige en tant qu'adhérent de base, le respect de nos statuts.
Thierry CEL ATTAC 37

Réaction 3/3
Michel Vauzelle instrumentalise Attac
Au journal de Karl Zero, dimanche 29 février à 13h10, Michel Vauzelle (candidat PS en région PACA) a instrumentalisé Attac, au mépris des règles de bonne conduite en période électorale. Il me semble que le bureau national d'Attac doit réagir rapidement et condamner de telles méthodes, sinon, d'autres candidats agiront de même. Il faudrait au moins obetnir un rectificatif de la part de Michel Vauzelle.
Extraits des propos au Vrai Journal de Karl Zero :
"tu sais que je suis membre d'Attac", "Attac me soutient", "les altemondialistes sont avec moi", "tous les jeunes d'attac sont avec moi"...
Pour ceux qui souhaitent vérifier mes propos, l'émission de Karl Zero peut-être suivie sur le net (site Canal +) quelques jours après l'émission.
Patrice Cuperty (Secrétaire du Comité Attac Paris Nord Ouest)

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Reçu par courriel
Votre liste se prétend citoyenne et casse du parti
bonjour,
je suis militante syndicaliste et membre d'une association à titre bénévole. Je suis enseignante issue de l'immigration et pour moi la notion de citoyenneté est primordiale. Je suis toujours désagréablement surprise d'entendre certains dénigrer les fondements mêmes de la démocratie que sont leurs institutions (dont les partis politiques). Je conçois la complémentarité et donc la diversité nécessaire mais pas le dénigrement. Votre liste se prétend citoyenne et casse du parti . Pourquoi ne pas essayer de travailler avec ? Peut être par ambition personnelle: il est en effet plus facile d'être reconnu dans la différence plutôt que dans le travail de fourmi que nécessite le travail du militant politique. La démocratie passe par la frustration du compromis votre démarche me semble antithétique avec une vraie citoyenneté responsable. Nous avons besoin des forces de résistance sociales des le premier tour des régionales et voir ce genre d'initiative me navre. pourtant je milite pour l'altermondialisation et la démocratie participative mais de l'intérieur de mon parti... Lisez le programme de la liste union de la gauche et écologiste et vous verrez si vous êtes désintéressé que le seul ennemi se trouve à droite quelqu'elle soit.
Stéphanie Favale

Réponse
La politique est elle une affaire de "professionnels" ou bien ouverte à tous ???
Madame, mademoiselle...
Je viens de lire votre mail...et je tiens à vous préciser quelques faits, qui à mon avis vous ont échappé... Dans un premier temps je ne vois pas ou nous "cassons du parti politique", le fait d'avoir un avis critique a toujours participé de la démocratie, et je ne pense pas que vous ayez pu lire des propos diffamatoires ou incohérents; d'autre part nous avons rencontrés les différents partis de gauche depuis des mois afin de pouvoir présenter une liste d'union de la gauche...les logiques internes des partis nous ont répondus “qu'elles voudraient bien...mais qu'elles peuvent point!!!...” en effet il semblerait que les places étaient déjà prises avec un certain quota dans chaque département et chaque fédération...je vous pose la question madame : où est notre place???? Je suis pour ma part conseiller en insertion sociale et professionnelle, j'évolue depuis dix ans dans le domaine de la politique de la ville, je croise chaque jour des élus, des syndicalistes....et je sais que bon nombre d'entre eux qui aimeraient se présenter parce qu'ils ont des idées, de la technicité à mettre au service de tous , mais ils ne le peuvent pas, sous peine de voir leur subvention s'amoindrirent...et donc mettre en péril l'outil de développement qu'ils défendent ardemment. Posez la question a votre partis : pourquoi la politique est elle réservée à des cadres de partis et non aux autres....la politique est elle une affaire de "professionnels" ou bien ouverte à tous??? Qu'elle place la société civile à elle dans votre liste??? Voila ma réponse madame ou mademoiselle, j'espère que j'aurai répondu à vos interrogations, vous pouvez le constater , il n'y a aucune animosité dans mes propos, je vous donne simplement un autre point de vue du problème que vous souhaitez aborder aujourd'hui... Au deuxième tour nous seront avec vous si vous le voulez, ne vous inquiétez pas...la gauche sera réunie, nous le souhaitons, sur une même liste...
Sonia FIQUET, candidate dans le Vaucluse.