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L'édito de Philippe Sanmarco (12/2006)
La méthode choisie par le Parti socialiste pour la désignation

La méthode choisie par le Parti socialiste pour la désignation de sa candidate a fait avancer la démocratie française. On peut à juste titre en critiquer bien des aspects mais cette première va faire école et l’onde ainsi émise n’a pas fini de produire ses effets. Pour les candidats se fut une épreuve, au bon sens du terme. Chacun a pu développer ses idées et son style, montrer sa capacité à résister aux pressions diverses. Et la décision finale, venue de la base, et dans de telles conditions, a été elle-même un élément de rebond de la campagne.

L’UMP en comparaison apparait très en retard. La vieille rengaine bonapartiste de « la rencontre d’un homme et d’un peuple » y trouve encore de nombreux adeptes. Elle apparait comme l’outil d’un homme au service exclusif de celui-ci, comme avant elle l’avait été le RPR de Chirac. Or la démocratie, même à l’intérieur des partis, exige la diversité. Nier celle-ci, l’écraser, c’est continuer les vieilles méthodes dont les français, pourtant encore très peu adhérents d’un parti mais spectateurs attentifs, ne veulent plus. Nier la diversité c’est pousser ceux qui se sentent exclus à se présenter en dehors de leur parti, augmentant ainsi la fragmentation des résultats et faisant la part belle aux extrêmes de gauche et de droite toujours puissants dans notre pays.

Il est par ailleurs frappant de remarquer que les 3 candidats à l’investiture socialiste, pourtant tous liés par un même programme, ont fait apparaitre 3 perspectives radicalement différentes de ce que serait l’exercice de leur pouvoir. Cela confirme notre constat que bien souvent, et surtout au plan local, certains font des programmes et des étiquettes des fonds de commerce à l’abri desquels peuvent prospérer des pratiques exécrables. Cette leçon aussi devra rester en mémoire.

Au demeurant, nos institutions compliquées imposent de penser aussi aux élections législatives qui suivront. Car c’est le Premier Ministre qui fixe la politique gouvernementale, pas le Président. On l’a bien vu lors des diverses cohabitations. Il est donc normal de s’interroger sur quelle majorité et sur quels responsables s’appuieront les candidats aux présidentielles. Sinon, on aura simplement fait perdurer le caractère monarchique de notre République qui nous pénalise tant. C’est la question que Besancenot pose à ses partenaires de « la gauche de la gauche ». Elle est légitime et s’applique à tous.

Les échéances approchent mais la situation est loin d’être claire. Il peut y avoir bien des surprises. Et le mode de scrutin des élections présidentielles est très dangereux. En ne laissant au deuxième tour que les deux candidats arrivés en tête, il dramatise ce qui n’a pas lieu d’être et dénature le sens des votes. Partout ailleurs en Europe les luttes politiques sont identiques mais nulle part nous n’arrivons à des aberrations comme ici en 2002. Nos voisins avancent de manière plus efficace et paisible, en permettant bien des compromis que le blocage français rend impossible. Nous ne sommes pas différents des autres. Il serait temps de l’accepter.

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