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21/11/2010 - Par Philippe San Marco, vice-président de la Communauté urbaine MPM, président de la Convention citoyenne
L’École Supérieure des Beaux-arts de Marseille est-elle sortie du radar ?

À la fin du mois d’octobre dernier, le rassemblement annuel de toutes les écoles d’art d’Europe s’est opéré à Nantes. C’était en effet cette année à la France d’accueillir cette manifestation. 400 responsables venant d’une quarantaine de pays étaient invités à y débattre pendant plusieurs jours. Le journal Le Monde y a consacré 4 pleines pages. Chacun s’attendait à ce que cette réunion ait lieu à Marseille. Mais aucune volonté en ce sens ne se manifesta. Et d’ailleurs cette manifestation se déroula en l’absence remarquée de l’Esbam. Toutes les autres écoles de France étaient présentes, sauf la nôtre qui a ainsi, semble-t-il, disparu du radar.

Cela mérite que l’on s’interroge, et que l’on interroge les responsables. Que signifie cette absence alors même que partout dans le monde développé l’économie créative est au cœur de toute politique territoriale tant la création artistique est désormais intrinsèquement liée à la création industrielle contemporaine, création artistique et création d’emplois allant désormais de pair ?

Lors des dernières élections municipales j’avais pourtant à plusieurs reprises développé cette idée et fais des propositions concrètes dont certaines concernaient explicitement l’Esbam. Cette ambition politique avait été publiquement retenue dans le programme de l’équipe Gaudin-Muselier. Plusieurs de mes interventions publiques en présence de ces deux personnalités et d’un public nombreux étaient très claires à ce sujet et on en retrouvera la teneur sur le site de la Convention Citoyenne.
On comprendra donc que je considère légitime d’interroger les responsables politiques et administratifs en charge du fonctionnement de cette école et garants de son développement. Comment en est-on arrivé là, malgré tous les engagements pris devant les citoyens et alors que la prétention au titre de Capitale européenne de la culture nous oblige au contraire à faire l’inverse ?
Comment accepter cette indifférence à l’égard d’un outil essentiel au redéploiement de l’économie marseillaise et au rayonnement de notre cité ?

D’autant que cet épisode pourrait bien être révélateur de la rapide dégradation de l’Esbam depuis la nomination d’un nouveau directeur au lendemain des dernières élections municipales. C’est ainsi que l’évaluation nationale exigée pour toutes les écoles par l’Agence d’évaluation de la recherche scientifique et de l’enseignement supérieur a fait l’objet d’un étrange retard de la part de la direction de l’Esbam. Le dossier correspondant qui devait être présenté aux services de l’État ne l’a pas été en février 2010 comme cela était prévu. C’est qu’il exigeait au préalable une mobilisation de toute l’équipe pédagogique autour de l’élaboration d’un projet, alors même que les enseignants n’ont été ni informés, ni encore moins associés à cette démarche pourtant essentielle puisqu’en dépend la capacité à brève échéance de délivrer les diplômes nationaux. À plusieurs reprises un délai a été accordé, en vain. Afin de ne pas retarder plus longtemps l’ensemble du processus national, le ministère a envisagé d’en charger un de ses inspecteurs. C’est sous cette ultime pression extérieure qu’un dossier a finalement été envoyé en novembre 2010 sans implication de l’équipe pédagogique.

Cette incapacité est d’autant plus inquiétante qu’elle reflète l’absence des responsables de l’Esbam dans le débat actuel sur le regroupement des écoles d’art en quelques établissements publics de coopération culturelle. C’est pourtant là encore un sujet majeur pour l’avenir de l’Esbam. On entend à cet égard parler d’un regroupement avec l’école d’Avignon, sans qu’un projet pédagogique sous-tende une vision partagée. Or l’exercice est essentiel car des regroupements qui vont s’opérer vont dépendre la pertinence et la lisibilité nationale et internationale des établissements concernés. Et comment ne pas s’inquiéter, alors que s’impose le concept de « Grand Marseille », qu’une fois de plus Marseille tourne le dos à Aix-en-Provence qui se rapprocherait pendant ce temps de Toulon ?

L’avenir de Marseille se joue aussi là. Il ne faut pas s’y résigner à la médiocrité et aux petits arrangements entre amis. Pour l’Esbam, il est juste temps de réagir. Son histoire est brillante, le potentiel de ses enseignants, de ses élèves et anciens élèves est là, puissant. Il est donc du devoir des responsables politiques et administratifs d’impulser à cet établissement une dynamique nouvelle et de la faire partager par le plus grand nombre.

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