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Conseil
municipal de Marseille du 25 novembre 2002
Sécurité : des politiques hermétiques
et illisibles
Création
du conseil local de sécurité et de prévention
de la délinquance. Dossier N° 28 - 02/1
063/EFAG - DIRECTION GÉNÉRALE DE LA PRÉVENTION
ET DE LA PROTECTION (02-7 407-DGPP)
Tahar
RAHMANI
Monsieur
le Maire, chers collègues, les débats en cours
et les mesures prises récemment par le ministre de
l'Intérieur sur la sécurité, donnent
un relief tout particulier à la proposition qui nous
est faite aujourd'hui pour la mise en place de ce conseil
local de Sécurité et de prévention
de la Délinquance.
Vous nous accorderez que la sécurité de tous
est un bien commun. Le débat qui nous anime n'est
pas celui qui opposerait le camp des défenseurs des
victimes à celui des défenseurs des délinquants,
mais a trait au chemin à emprunter pour obtenir les
meilleurs résultats possibles. Sur les mesures prises
récemment par le ministre, nous pouvons en approuver
certaines ou en discuter d'autres.
Par exemple, les jeunes des cités ne pourront plus
stationner dans les halls d'immeubles, nous dit-on. (Mouvements
divers.) Et si l'on inversait le propos, en se préoccupant
d'abord de recréer des lieux d'accueil et des lieux
de vie, plutôt que d'instituer un délit là
où c'est difficilement applicable simplement parce
qu'il faudra démontrer une volonté d'obstruction
qui ne peut résulter d'une simple présence.
En créant ce délit, on va renforcer les conflits
au lieu de les apaiser.
Pour revenir à votre rapport, Monsieur le Maire,
vous avez raison de rappeler que, en mars 1998, un contrat
local de sécurité a été signé
entre M. Chevènement, alors ministre de l'Intérieur,
et vous-même. Pouvez-vous nous faire aujourd'hui le
bilan exact de ce contrat, quelque cinq années après
?
• Est-ce que ce dispositif a été concluant,
positif ?
• Le conseil, que vous souhaitez aujourd'hui mettre
en place, pourra-t-il s'appuyer sur quelque chose ?
• Avez-vous rencontré des obstacles, relevé
des insuffisances ?
En définitive, en cinq ans, le C.L.S. a-t-il permis
de mieux analyser et mieux comprendre les phénomènes
de délinquance ?
Il est utile de rappeler d'emblée qu'il existe, en
même temps que le Conseil communal, le Conseil départemental
de prévention et de lutte contre la délinquance.
Parlons justement de l'enchevêtrement des circonscriptions
territoriales.
Un premier constat nous fait observer le décalage
important entre les réalités de terrain et
les structures administratives, voire politiques. La disparité
des compétences territoriales fait qu'il est difficile
de trouver un bon interlocuteur mandaté au bon niveau
pour représenter tel ou tel service, et surtout de
l'engager. Difficile de mettre ensuite au point un plan
d'action unique sur un territoire commun.
L'État local a également sa responsabilité.
À l'heure où nous parlons de décentralisation,
peut-être serait-il utile de parler également
de déconcentration (qui doit aller de pair), afin
de surmonter les rigidités et les blocages ?
Aujourd'hui, nous passons trop de temps à faire du
partenariat (comme on dit) et pas assez dans l'opérationnel.
Ainsi, les politiques engagées deviennent hermétiques
et illisibles, y compris aux acteurs de la politique de
la ville. Que dire alors du simple citoyen ? Il faut des
outils simples. Il faut des outils efficaces. Il faut de
la cohérence et une meilleure coordination.
L'empilement des dispositifs, voire parfois la concurrence,
tue les dispositifs. Ainsi, sur le seul domaine qui nous
occupe aujourd'hui, nous avons :
1. Les contrats de ville et leurs divers groupes de pilotage
;
2. Les contrats éducatifs locaux ;
3. Les G.D.L.D. auprès du Procureur de la République
;
4. Les systèmes de veille éducative ;
5. Les contrats locaux de sécurité.
Bref, la confusion règne dans les appellations comme
dans les missions.
Alors, vous me direz : « et les élus dans tout
cela ? » Ce sont les premiers interpellés sur
la délinquance bien qu'ils ne maîtrisent pas
les outils essentiels que sont la police et la justice.
Leur positionnement reste incertain. Vous l'avez dit vous-même
dans votre interview samedi, Monsieur le Maire. Il est nécessaire
de réaffirmer le fait que la protection des biens
et des personnes est une responsabilité régalienne
de l'État à laquelle doivent s'associer de
nombreux acteurs locaux naturellement, dont la commune.
Le monde de l'entreprise ne doit pas, non plus, être
absent. Il a un rôle important dans le rapport emploi
et réinsertion.
Avant de conclure, je voudrais avancer à l'intention
de nos collègues, Michel Bourgat et José Allégrini,
chargés de ce rapport, quelques pistes de réflexion
et de proposition.
Il faut d'abord souligner l'importance de la prévention
spécialisée. Je sais que M. Bourgat y est
attentif pour avoir, il y a quelque temps, présidé
les Assises de la prévention spécialisée.
Le maire, représentant des populations, doit être
considéré comme l'interlocuteur privilégié
de l'État. Les élus locaux et les maires étant
de plus en plus conduits à être en première
ligne, leur rôle, votre rôle, Monsieur le Maire,
doit être clairement défini et ne pas servir
d'écran de fumée ou d'alibi. Il faudrait d'ailleurs
peut-être voir, en matière de sécurité
de proximité, quel est le rôle exact du maire.
Il me semble également qu'un coordonnateur des C.L.S.
doit être mis en place pour coordonner les différents
dispositifs.
Enfin, Monsieur le Maire, je pense qu'il est urgent d'apporter
un traitement local et adéquat à des questions
sensibles et importantes, essentielles ou mal traitées
(ou insuffisamment) : les incivilités, la petite
et moyenne délinquance, l'échec scolaire,
la violence entre les personnes, la violence institutionnelle,
la toxicomanie, les jeunes en déshérence,
le racisme et la discrimination. La tranquillité
des citoyens concerne tout le monde. Il importe donc que
le futur Conseil local de sécurité et de prévention
de la délinquance prenne en compte autant que possible
ces contributions.
Saint
Charles : périmètre sensible
Création d'une pension de famille par
la Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés
- 35 boulevard de la Liberté 13 001 - Subvention
de la ville de Marseille.Dossier N° 123 - 02/1 165/EHCV
- DIRECTION GÉNÉRALE DE L'URBANISME ET DE
L'HABITAT - DIRECTION DE L'HABITAT ET DU LOGEMENT - SERVICE
DÉVELOPPEMENT ET RÉNOVATION DE L'HABITAT (02-7
333-SDRH)
Philippe
SANMARCO. - Monsieur le Maire, l'installation d'une pension
de famille pour gens en situation d'exclusion et de précarité
vous honore. Tout le monde soutiendrait un pareil projet
dans son contenu. Le fait de passer un contrat avec la Fondation
Abbé Pierre vous met évidemment à l'abri
de toute critique. Nous sommes, là aussi, d'accord
avec vous.
Permettez-moi de dire que j'ai été plus surpris
de voir que, une fois cette convention signée, nous
confions la gestion de ce centre à l'Association
ADRIM. Je suis d'autant plus étonné que je
suis le père de l'ADRIM, et que j'en connais donc
l'histoire.J'avais été envoyé en mission
quasi impossible, en mission commando, pour sortir une ancienne
association qui s'appelait l'ATOM (Aide aux travailleurs
d'Outre-mer), qui s'était illustrée de telle
manière qu'il avait mieux valu qu'une opération
sauvetage soit menée et opère la mutation
de cette association qui finalement n'enseignait plus que
la couture aux petites-filles et gérait administrativement
les dossiers des travailleurs dans des conditions qui étaient
discutées. J'en avais fait une association banale
dans le domaine de la gestion des centres sociaux. Je suis
un peu étonné de la voir, aujourd'hui, mise
en avant dans la gestion d'une pension de famille. J'ai
dû rater quelques séquences du film. Je ne
savais pas qu'elle était placée dans ce dispositif.
Comme vous le dites, vous avez la majorité et ce
dossier sera donc mis en exécution. Permettez-moi
d'appeler votre attention personnelle, Monsieur le Maire,
sur un petit quartier de Marseille, un demi-cercle au sud
de la gare Saint-Charles, d'un rayon de 300 mètres,
autour du boulevard d'Athènes, du boulevard de la
Liberté et des rues adjacentes. Il y a déjà,
depuis longtemps, une concentration de ces dispositifs contre
l'exclusion qui sont tous aussi bons, estimables et respectables
les uns que les autres. Ils en arrivent à être
à une moyenne de 100 mètres à 150 mètres
les uns des autres. Il y a là une concentration sur
laquelle je souhaite appeler votre attention. Vous comprenez
très bien ce que cette concentration implique pour
les gens qui habitent ce quartier et qui comptent sur vous.
Dans le même temps, ce petit quartier se voit depuis
des années être l'objet du chantier de la gare
Saint-Charles, dont le moins que l'on puisse dire est qu'il
n'a pas été exemplaire, mais vous n'en êtes
pas responsable. J'appelle votre attention sur la sensibilité
de ces habitants de Marseille qui ont assisté, de
fait, à une dégradation considérable
de leurs conditions de vie du fait des bavures liées
à la gestion de ce chantier. Dans le même temps,
la mise en chantier du tunnel sous la gare Saint-Charles
est venue naturellement accroître leurs difficultés.
Bref : ces habitants de Marseille se sentent abandonnés.
J'avais alerté, en son temps, tous ceux qui pouvaient
l'être et tous ceux qui devaient l'être. Personne
ne peut faire semblant aujourd'hui de ne pas avoir été
informé. Il y a déjà deux ans, vous
m'aviez dit que la Préfecture avait procédé
à l'expropriation de ce bâtiment dans le cadre
d'une déclaration d'utilité publique. Je m'en
étais ouvert au Préfet qui, après de
longs mois, m'avait finalement répondu que, des renseignements
obtenus sur cette affaire auprès de la direction
générale de l'urbanisme et de l'habitat de
la Ville de Marseille (c'est bien ici que le pilotage a
été fait), une demande de déclaration
de travaux a été enregistrée en mairie
le 25 juin 2001 (vous avez attendu le lendemain des élections
!) au bénéfice de la Fondation Abbé
Pierre concernant les travaux exécutés. Toutefois,
disait le Préfet en janvier 2002, le dossier étant
incomplet et les pièces réclamées n'ayant
pas été fournies dans les délais réglementaires,
cette demande a été déclarée
sans suite le 10 janvier 2002.
Permettez-moi de vous dire non, Monsieur le Maire. Je suis
d'autant plus surpris que ce dossier ressorte dans ces conditions.
Je me permets d'appeler votre attention. Dans ces conditions,
nous ne pourrons pas voter en faveur de ce rapport.
Vidéosurveillance
Noailles
: plus d'arrière-pensées que de pensées
!
Mise en place d'un dispositif de vidéosurveillance
urbaine quartier Noailles.COMMISSAIRE RAPPORTEUR : M. ALLEGRINI
José
Rapport N° 166 - 02/1 094/EFAG - DIRECTION GÉNÉRALE
DE LA PRÉVENTION ET DE LA PROTECTION (02-7 306-DGPP)
Philippe
SANMARCO
Monsieur le Maire, il s'agit d'un débat intéressant.
Il est plutôt satisfaisant de voir que chacun essaie
d'éviter la caricature à laquelle généralement
nous avons droit.
A priori, il est vrai que nous avons une réaction
plutôt hostile. Nous en avons longuement parlé
dans notre groupe. Cette technique de vidéosurveillance,
qu'on le veuille ou non, suscite (peut-être à
tort) de notre part une crainte des atteintes inévitables
à la vie privée, surtout dans un centre ville
qui est, comme tous les centres ville du monde, recherché
pour son anonymat. On ne se promène pas en ville
comme lorsqu'on est dans un petit village. L'anonymat est
quelque chose auquel on tient lorsqu'on va se promener.
Même si vous nous garantissez que tout ceci s'inscrira
dans le cadre légal, à partir du moment où
il y aura image, il y aura stock d'images et, naturellement,
de temps en temps des dysfonctionnements et des procédures.
Tout cela fera l'objet de quelque chose que nous ressentons
mal.
Cela étant, il est vrai que le problème de
l'insécurité doit être pris à
bras-le-corps. Notre ami Tahar Rahmani a donné la
position de notre groupe à cet égard. Je n'y
reviendrai pas. Dans la panoplie d'une politique de lutte
contre l'insécurité, force est de constater
que la vidéosurveillance est une technique comme
une autre qui se développe sans soulever d'ailleurs,
jusqu'à présent, un émoi inattendu.
§ On ne peut plus faire ses courses dans une galerie
marchande sans qu'il y ait une vidéosurveillance.
• On ne peut plus prendre un billet dans une banque.
• Chacun s'habitue à l'avoir dans les interphones
ou ouvre-portes privés.
Il y a une demande. Pourquoi pas ?
Pourquoi pas dans les transports en commun ?Pourquoi pas,
comme c'est déjà le cas, dans les lieux de
grands rassemblements ou dans la gestion des grands rassemblements
sportifs, stades, etc.?
C'est déjà le cas dans la circulation routière,
et cela pourrait être en effet quelque chose que nous
soutiendrions totalement dans cette ville.
Un a priori d'hostilité ; puis, une expérience
tendant à dire : pourquoi pas ?
Pourquoi pas ? Mais, Monsieur le Maire,
• Pourquoi Noailles ?
• Pourquoi ce territoire ?
• Pourquoi maintenant ?
Forts du bilan du précédent Contrat local
de sécurité ,et même sans avoir recours
à ce document, nous, les élus de ce secteur,
pouvons vous dire, jour et nuit, selon l'heure et selon
le jour, ce qui se passe de délictueux ! On n'a besoin
de personne ! Nous savons où se déroulent
des trafics délictueux et nous nous étonnons
qu'il y soit laissé cours. Nous ne voulons pas polémiquer.
Je dis que s'il y est laissé cours, c'est qu'il y
a peut-être des raisons (sur lesquelles on souhaiterait
être informés) aux difficultés de mise
en place d'une police de proximité qui nous paraît
quand même, par la présence physique, être
la seule réponse au problème.
• Pourquoi Noailles ?
• Pourquoi pas le haut de la Canebière ?
• Pourquoi pas la gare Saint-Charles ?
Faute d'un bilan argumenté et présenté
(mais il y a peut-être des documents que nous ignorons),
pourquoi ce territoire ? Force est de constater que c'est
un territoire qui a l'air de susciter, dans cette municipalité,
plus d'arrière-pensées que de pensées.
Il y a déjà eu le projet de remise en circulation
automobile d'une partie de la voirie, qui aurait évidemment
remis en cause et en péril la manière dont
ce quartier fonctionne. Ensuite, il y a eu le projet du
tramway. À chaque fois, nous vous avons dit, Monsieur
le Maire : vous vous trompez ! Vous avez balayé notre
argumentation. Puis finalement, vous avez non pas suivi
notre conseil mais vous êtes revenu sur votre décision.
L'originalité de ce quartier est justement une population
qui vit dans une situation difficile, et un marché
qui est là et qui va rester. Or, chaque fois que
vous faites quelque chose pour le délocaliser, il
reste ! Mais rien n'est fait pour qu'il fonctionne correctement.
C'est naturellement conflictuel ! Rien n'est fait pour que
ce marché soit traité comme un marché
normal.
Il est anormal et il n'y a aucun endroit à Marseille
où, à 10 heures du matin, vous avez déjà
2 mètres d'ordures. C'est naturellement le premier
signe que ce quartier ne vit pas une vie normale, que ce
quartier subit ce qui serait intolérable et intoléré
dans d'autres quartiers de Marseille. Il n'est pas utile
d'avoir fait de longues études pour comprendre que
c'est précisément cette dégradation
visuelle, cet amoncellement de saleté et de parkings
sauvages qui génèrent la présence des
trafics dont vous parlez.
Face à cela, est-ce que l'installation d'une vidéosurveillance
va changer quelque chose ? A priori, vous pouvez dire oui
ou dire non. Nous partons à l'aventure, faute d'un
diagnostic préalable sur lequel nous vous aurions
volontiers suivis. Là, vous partez dans une installation
sur un territoire stigmatisé. Est-ce que la sécurité
va en être accrue ? Je le souhaite très franchement,
mais je crains que ce soit, au contraire, l'effet inverse
qui se passe pour plusieurs raisons.
La simple lecture de la presse de ce matin montre que ce
quartier est dangereux puisque c'est là que l'on
va, séance tenante, installer des caméras
de vidéosurveillance. Si l'on avait eu envie d'y
aller, ce n'est pas là qu'on va aller.
De plus, ces caméras vont-elles me sécuriser
moi, éventuel passant, touriste ou visiteur, alors
que nous savons très bien que ce n'est pas parce
que quelqu'un regarde dans la caméra que vous aurez,
dans les 3 minutes, un déclenchement de policiers
sur place ? C'est d'ailleurs pour cela qu'il faut une gestion
des stocks d'une quinzaine de jours !
À moins, en effet, de multiplier des opérations
coup-de-poing (auxquelles vient de faire référence
M. le Sénateur Bret) qui sont totalement inefficaces.
Il y a quelques jours, je suis tombé dans ce quartier,
où il est vrai que les choses ne se passent pas normalement,
sur une patrouille de bérets rouges en tenue de combat,
mitraillette au poing ! Compte tenu du fait que 98 % de
la population sont des Maghrébins ou des Africains,
des souvenirs bizarres reviennent ! (Tumulte.)
Robert
ASSANTE
Et oui !
Philippe
SANMARCO
Est-ce que cela a la moindre efficacité ? Je peux
vous dire que cela jette un froid 30 secondes, mais que,
30 secondes après, les mêmes qui avaient rangé
leurs cigarettes ou les mêmes qui étaient en
train de surveiller la prostitution, ont repris leurs trafics.
Ce quartier a besoin d'autre chose. Je me permets d'attirer
votre attention sur la nécessité d'un centre
social. Cette municipalité a été saisie,
il y a deux ans, d'une possibilité d'implantation
d'une antenne du centre social du cours Julien au 3, rue
Pollak. Pendant deux ans, on n'a pas eu de réponse.
Au moment où je lis que, semble-t-il, votre municipalité
appuie ce dossier, voilà qu'on apprend que Marseille
Aménagement l'aurait déjà proposé
à quelqu’un d’autre.
Monsieur
le Maire, vous allez faire cette opération. Quelles
leçons pourrez-vous en tirer puisque vous n'avez
pas la photographie de départ ? Comment, dans un
an, allez-vous pouvoir venir nous dire : il y a eu des améliorations.
On ne connaît pas la base de référence.
Je me permets de vous dire, compte tenu des péripéties
auxquelles vous avez déjà été
exposé dans l'affaire des snacks sur la Canebière
: "attention à la procédure juridique
!"
À vous entendre, cette opération commencerait
au 1er janvier : je prends les paris. Il faut une autorisation
préfectorale qui n'est pas discrétionnaire,
qui est postérieure à une instruction par
une commission composée de magistrats qui demandent
pourquoi et en quoi l'insécurité serait-elle
présente et réduite par l'opération.
Il va falloir avoir un meilleur dossier que ceux auxquels
vous nous avez habitués sur ces opérations.
Pour terminer, je vous signale que l'autorité préfectorale
elle-même est soumise à recours. Il faut faire
attention. C'est un dossier sérieux. Vous avez raison
de vous en occuper. La manière dont vous avez, à
mon sens, mis la charrue avant les bœufs ne nous permet
pas de vous soutenir. Nous nous abstiendrons. |