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Archives "agir pour Marseille"
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Conseil municipal de Marseille du 16 juillet 2004

GPV (Grand projet de ville) : une usine à gaz qui ne marche pas !

DIRECTION GÉNÉRALE DE LA LOGISTIQUE ?Approbation d'une convention de mise à disposition de moyens entre la Ville de Marseille et le Groupement d'Intérêt Public pour le Grand Projet de Ville de Marseille-Septèmes.

Philippe SANMARCO.- Monsieur le Maire, il y a déjà deux ans, à l'occasion d'un Conseil Municipal en date du 16 décembre, une belle unanimité se dégageait de la gauche à la droite de ce Conseil pour saluer le grand programme GPV, le Syndicat mixte, etc. Nous avions, les élus du groupe Convention Citoyenne, été les seuls à dire que cette usine à gaz ne marcherait pas et nous nous y étions opposés. Force est de constater, deux ans après, que, malheureusement, nous avions raison.
Dans le dernier numéro d’Objectif Méditerranée", magazine de la vie économique, où il est question de la cité des Flamants on lit que ce que je dénonçais il y a deux ans, continue de faire des ravages. Les freins à l’action publique ont non seulement perduré mais se sont accrus. Maintenant, il est question, je cite, des « inévitables "guéguerres" politiques locales autour de la gestion du GPV ». Et le dernier frein en date, c'est la mise en place de l'Agence Nationale de la Rénovation Urbaine, qui a rechangé les règles du jeu, probablement avec les meilleures intentions du monde, et qui fait que des retards n'ont cessé de s'accumuler.
Il semble donc que dans le partenariat que nous avions dénoncé dans cette affaire, où tout le monde se tient par la barbichette, où il y a trois Conseils de Secteur, deux Conseils Municipaux, le Conseil Régional, le Conseil Général, deux GIP, etc., plus personne ne sait qui prend les responsabilités. Le Conseil Général n'a toujours pas débloqué les fonds, puisqu'il mène sa politique à part, ce qui est son droit, mais du coup il paralyse tout simplement l'ensemble des opérations. Je ne reprendrai pas la parole sur le rapport 131 où l'ensemble des financements du Conseil Général a d'ailleurs disparu. Le représentant du Conseil Général au GIP, M. Joël DUTTO, selon les informations qui sont en ma possession et qu'il sera facile de vérifier, a déclaré récemment qu’il ne serait pas potiche dans l'affaire et que si les choses devaient continuer ainsi il en tirerait les conséquences. Cette affaire est grave, ce sont des centaines de milliers de personnes qui sont concernées. On n'entend que des déclarations en coup de trompette, les édiles se félicitent entre eux, alors que cela n'avance pas. C’est malheureusement souvent le cas dans notre ville.

Monsieur DUTOIT.- Monsieur le Maire, effectivement, moi aussi j'ai une très grande préoccupation pour l'avenir. Nous voterons bien entendu ce rapport puisqu'il s'agit de la mise à disposition de moyens des Services de la Ville au GPV. Mais je suis très inquiet par rapport à la question du GPV, peut-être pas tout à fait pour les mêmes raisons que mon ami SANMARCO mais pour deux raisons.
Tout d'abord, premièrement, parce que le GPV doit fonctionner avec l'ensemble des Collectivités et que l'ensemble des Collectivités doit s'engager, y compris financièrement, pour les projets qui sont élaborés. Et d'ailleurs, une des raisons pour lesquelles le GPV de Marseille – avec mon ami Garo HOVSEPIAN ou mon amie Lisette NARDUCCI on peut en témoigner –, les projets, les travaux ont été avancés par la concertation avec les Mairies de Secteur, c'est ce qui a fait l'efficacité du rôle, du travail du GPV. Il est vrai que le financement croisé peut amener une distorsion quand les Collectivités ou l'État – et c'est là où je veux en venir – ne mettent pas la main à la poche comme il le faudrait et surtout en temps voulu.
Monsieur le Maire, j'attire votre attention ainsi que celle du Conseil Municipal et de l'ensemble des Maires de Secteur car au niveau de l'État personne n'a remarqué qu'il n'y a plus de Ministre de la Politique de la Ville. Il y a un Ministre de la Cohésion Sociale, dixit, mais plus de Ministre de la Politique de la Ville. Je pense qu'il s'agit là des prémices d'un désengagement total de la part de l'État dans ce qui était la Politique de la Ville.
Et je vous rappelle, Monsieur le Maire, et vous le savez très bien puisque vous avez été Ministre de la Politique de la Ville, que si Marseille, si les quartiers Nord, bien sûr, étaient les premiers concernés parce que plus défavorisés, mais si Marseille veut retrouver dans l'avenir une quelconque aura ou une évolution politique, c'est parce que dans ces quartiers en difficulté les financements croisés, y compris de l'État, de la Région et du Conseil Général, ont permis d'abonder un fonds par le GPV ou le DSU notamment, afin de rattraper les retards et avoir des perspectives très importantes dans ces arrondissements de Marseille.
Donc, j'attire votre attention et je souhaite ne pas être un oiseau de mauvais augure, et de ce point de vue, à la fois par la volonté de tous de financer et à la fois pour l'avenir, par rapport à la politique du Gouvernement, je pense qu'il s'agit d'être très préoccupé quant à l'avenir du GPV.

Monsieur SUSINI.- Il est vrai que la programmation des réalisations à mettre en œuvre dans le cadre du GPV a été actée par l'ensemble des partenaires au sein du Conseil d'Administration. Mais si la Ville, la Région et l'État ont pris des décisions en vue de donner un commencement d'exécution à cette programmation, le Conseil Général ne l'a pas encore fait, au point que l'ensemble des projets est remis en cause au niveau essentiellement des 13e et 14e arrondissements.
Nous avons donc envoyé une lettre à Monsieur le Président du Conseil Général pour lui demander s'il comptait honorer les engagements qui avaient été pris en son nom au sein du Conseil d'Administration et de l'Assemblée générale du GIP du GPV. Une réponse positive nous a été apportée, M. GUERINI nous a répondu qu'il honorerait tous les engagements qu'il a pris au titre de la programmation 2003 et 2004. Mais, à ce jour, le dossier n'a pas été inscrit à l'ordre du jour de cette assemblée et nous n'avons reçu aucun crédit permettant de réaliser les projets sur lesquels nous nous sommes engagés.

Monsieur le Maire.- Est-ce que M. SUSINI peut nous préciser si c'est par écrit que le Conseil Général a dit qu'il respecterait ?

Monsieur SUSINI.- Tout à fait ! C'est une lettre de M. GUERINI qui vous a été adressée et dont j'ai reçu copie.

Monsieur le Maire.- Très bien ! Dans ce cas, on peut penser que l'on ira peut-être un peu plus vite mais il est vrai que ce genre d'usine à gaz existe. Il est vrai aussi que l'on ne peut pas nous dire : "il faut des financements plus importants". Ils ne peuvent être que croisés et il faut que tout le monde joue le jeu dans le même sens. Ce n'est pas aussi simple, vous venez d'en faire la démonstration, même si vous le dites avec beaucoup de délicatesse.
Je comprends l'argument de M. DUTOIT mais il me semble que M. BORLOO a plus de pouvoirs et aura plus de moyens que ses prédécesseurs dans la Politique de la Ville. Je le pense. Dans la réhabilitation urbaine, le Haut fonctionnaire qui est chargé de cela, M. VANDEMALE, était à mon Cabinet quand j'étais Ministre, comme vous avez bien voulu le rappeler. Nous avons retenu trois sites : deux dans le secteur Nord, Saint Paul et la Solidarité Kallisté et un dans le Sud, la Soude. Voilà les trois lieux où il y aura une réhabilitation très forte qui sera faite. Je répète : Saint Paul, Kalliste et la Solidarité, qui en a vraiment besoin, et la Soude dans le secteur Sud. Deux dans le secteur Nord, un dans le secteur Sud, cela me paraît convenable.
Je mets aux voix ce rapport.

Le rapport 04/0696/EFAG mis aux voix par Monsieur le Maire est adopté à l'unanimité.

La salle du Jeu de Paume, le hammam et la Marseillaise

DIRECTION GENERALE DE L'URBANISME ET DE L'HABITAT - DIRECTION DE L'HABITAT ET DU LOGEMENT - SERVICE DEVELOPPEMENT ET RENOVATION DE L'HABITAT ?PROJET CENTRE VILLE - Périmètre de Restauration Immobilière Thubaneau – 1er arrondissement - Projet de mémorial de "La Marseillaise" - Avenant n° 8 à la convention publique d'aménagement n° 93/177 entre la Ville et Marseille Aménagement.

Philippe SANMARCO.- Monsieur le Maire, s'agissant de ce local du Jeu de Paume où a été chantée "La Marseillaise" quelques jours avant le départ des héroïques soldats dont les noms sont inscrits sur la plaque qui est ici même derrière vous, je vous rappelle qu'il y a déjà plusieurs années, à l'occasion déjà d'un rapport quasiment identique sur ce même projet, j'avais appelé votre attention sur l'intérêt et l'urgence qu'il y avait pour cette opération. Vous m'aviez simplement répondu qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter et que si les Municipalités précédentes n'y avaient pas installé un hammam, on n'en serait pas là aujourd'hui. Ce n'est pas au fin historien que vous êtes que je rappellerai que le hammam qui était là-bas a été installé au milieu du XIXe siècle à un moment où la relation à l’Orient n'était pas ce qu'elle est devenue aujourd'hui. Vous m’aviez donc répondu par une pirouette polémique et mensongère. Je m’adresse donc à nouveau à vous pour vous rappeler que cette opération n'avance pas. Cela fait pourtant plusieurs années que des rapports sont votés à ce sujet. Je parle sous le contrôle de mon collègue Roland BLUM, Président de Marseille Aménagement en charge de l’opération. Le compte rendu d'activité de 2002 en fait état de manière très explicite. Un compte rendu d'avancement d'opération du 1er février 2003 nous dit que ce sera réalisé en 2004 et le compte rendu d'activité de 2003 nous redit que cette opération est en cours de réalisation.
Le seul intérêt de ce rapport, contrairement à ce que l'on nous annonce à coup de trompette dans la presse, est de faire le constat que rien n'avance et que vous êtes de ce fait obligés de proroger le mandat que vous avez donné à Marseille Aménagement parce que, à l'intérieur du temps qui lui était imparti, cette société n’a rien fait. C'est dire la surprise que j'ai eue, comme j'imagine beaucoup d'autres Marseillais, lorsque sur mon téléphone cellulaire, hier après-midi, j'ai reçu par un canal dont vous êtes à l'origine, l'information selon laquelle un musée sur La Marseillaise allait être réalisé. Ce n'est pas vrai, cela n'avance pas et je souhaiterais, Monsieur le Maire, que vous regardiez cette affaire.

Jean-Claude Gaudin.- M. SANMARCO a sans doute raison en disant que cela a pris un peu de retard, mais je vais le rassurer. Il y a des choses auxquelles j'attache une valeur sentimentale, là c'est le cas. Donc, je peux dire à M. SANMARCO qu'avant 2007 ce sera fait.
Le problème est que, si le lieu est historique, nous n'avons pas dans nos archives et dans les richesses de la Ville, muséales et autres, beaucoup de choses. Effectivement, sans doute que plusieurs fonctionnaires ont pu imaginer, lorsque j'ai évoqué cela, que peut-être je changerais d'avis au fur et à mesure du temps, en fonction du peu de matériaux dont on disposait et que peut-être c'était une idée qui ne serait pas persistante chez moi étant donné que le Musée de l'Histoire se trouve de l'autre côté de la rue. Je tiens à cela et, à ce jour, la maquette est prête et par conséquent je la tiens à votre disposition. Je l'avais préparée pour le 8 ou le 9 juillet. Pourquoi ? Je vais vous en donner la raison.
Il y a de cela à peu près deux ans, j'ai reçu un jour la visite de Mireille ALBRECHT, qui est la fille de Berthie ALBRECHT, cette femme que l'on a assassinée à la prison de la Santé en 1943 et que Marseille a déjà honorée. En face l'abbaye de Saint Victor, se trouve un jardin dans lequel figure une plaque pour cette toute jeune héroïne de la Résistance. Au lycée Montgrand, quand j'étais en charge de cela, une superbe plaque en marbre existe aussi, je l'ai inaugurée en présence de Mme MITTERAND, à l'époque, pour honorer Berthie ALBRECHT qui avait fait ses études au lycée Montgrand. La famille de Berthie ALBRECHT est venu me dire : "M. GAUDIN, on aimerait qu'il y ait une trace supplémentaire". Nous avons la carte d'identité, des robes, des objets qui appartiennent à Berthie ALBRECHT."
Nous avons deux possibilités : soit on fait une vitrine pour Berthie ALBRECHT dans le Musée de l'Histoire, soit dans ce musée de La Marseillaise, en entrant, j'ai fait prévoir par les architectes qui ont réfléchi sur ce projet la possibilité de rendre aussi hommage à Berthie ALBRECHT. On me dira : "Pourquoi la mélanger avec 1789 ou 1792 ?" Parce que cette femme devait avoir l'esprit révolutionnaire et que, par conséquent, si c'est cet hommage que nous voulons faire à travers La Marseillaise, à travers ceux qui portent le nom, le fac-similé de cette plaque sera bien entendu à l'intérieur du musée de La Marseillaise. C'est un symbole.
Je suis toujours surpris quand il y a la cérémonie du 8 mai. Le 11 novembre on le commémore à la Préfecture, mais le 8 mai on le fait à la Mairie et on fait toujours venir des lycéens d'un lycée de Marseille, et à l'issue des échanges de discours, je les reçois dans mon bureau et je parle avec eux. J'ai gardé un peu cette envie, ce désir d'un dialogue direct. Et je me suis rendu compte que la plupart de ces jeunes lycéens, dont certainement plus de 70 % d'entre eux ont réussi le baccalauréat, ne savent même pas que MIREUR était à la rue Thubaneau, que c'est là que l'on a interprété le chant de ROUGET DE LISLE, que les Marseillais sont partis à pied pour aller prendre, le 10 août 1792, les Tuileries, qu'ils ont mis 27 jours pour y aller, en répétant ce chant dit de l'Armée du Rhin, qui est devenu La Marseillaise.
C'est pour cela que je veux un symbole, parce que je me suis rendu compte que les jeunes de notre Ville ne le savaient pas et que s'il y a un petit musée – il sera modeste, nous n'avons pas les moyens de faire beaucoup de choses, on vient encore de nous le rappeler – il y aura ce symbole et, de plus, j'y ajouterai le symbole de Berthie ALBRECHT. Et il est rare que je dise : "je le veux, je veux cela". Je parle de ma municipalité, je parle de mon équipe GAUDIN-MUSELIER, je dis rarement : "je veux". Mais, là, c'est un désir profond et ce sera fait avant 2007. C'est une manière de rendre hommage à ceux qui sont allés mourir là-bas à Paris et dont nous avons les noms sous les yeux, ici.

(Applaudissements dans les rangs de la majorité)

Le rapport 04/0673/EHCV mis aux voix par Monsieur le Maire est adopté à l'unanimité.

Rue de la République : une déclaration d'utilité publique pour faire du logement social

COMMISSAIRE RAPPORTEUR : Mme SERVANT Danielle
DIRECTION GENERALE DE L'URBANISME ET DE L'HABITAT - DIRECTION DE L'HABITAT ET DU LOGEMENT - SERVICE DEVELOPPEMENT ET RENOVATION DE L'HABITAT 2eQuartier République – 2e arrondissement - Projet de Déclaration d'Utilité Publique en vue de la réalisation d'un programme de logements à loyers conventionnés et de la maîtrise du foncier par voie d'expropriation - Mise en oeuvre d'un premier programme de logements 5 à 15 rue Vincent Leblanc, 48 rue Fauchier, 27/29 rue Plumier.

Danielle SERVANT.- Monsieur le Maire, mes chers collègues, vous nous demandez aujourd'hui de nous prononcer sur le bilan de la concertation préalable relative à une DUP pour réaliser un programme de logements à loyers conventionnés à partir de la maîtrise du foncier par voie d'expropriation. Je me permets de présenter rapidement ce dossier pour rappeler que la Ville fait ce qu'elle dit et évite ainsi toutes les interprétations.
La rue de la République inscrite dans le périmètre d'Euroméditerranée est très majoritairement maîtrisée par deux bailleurs importants que vous connaissez, l'ex-Rue Impériale, maintenant EURAZEO, et P2C. Ces deux propriétaires ont signé, il y a trois ans, des conventions avec l'Etat, la Ville, l'ANAH, Euroméditerranée, pour la réhabilitation de leur patrimoine, comprenant à l'issue 30 % de logements sociaux conventionnés.
Si les engagements pris par l'ex-société immobilière de Marseille, aujourd'hui EURAZEO, sont globalement respectés, P2C n'a pas rempli ses engagements et c'est la raison pour laquelle le Conseil Municipal s'est prononcé en 2002 et en 2003 pour confirmer sa volonté de réaliser ces logements sociaux, si nécessaire par voie d'expropriation.
Constatant au début 2004 que rien n'avait été amorcé, nous avons lancé la procédure réalisée, donc la concertation préalable, de façon à transmettre à Monsieur le Préfet le projet de DUP pour une première tranche de 96 logements.
Voilà, Monsieur le Maire l'objet du rapport. Mais j'en profiterai pour rappeler l'orientation fondamentale de notre politique du Centre-ville, à savoir la réhabilitation des logements anciens et la requalification de l'espace public.
Maintes fois, l'opposition a essayé de dénigrer notre action et de noircir les résultats pourtant tangibles et incontestables. Notre action sur le PRI Centre-ville Thubaneau a permis la réhabilitation complète de 1 810 logements, 745 par de nouveaux propriétaires et 465, soit plus de 25 %, par des propriétaires occupants. Simultanément, la Ville a consacré sur l'ensemble de l'OPAH Centre-ville près d'un million d'Euros d'aides aux propriétaires hors PRI Centre-ville.
Je rappelle, quoi qu'en dise l'opposition, que la quasi-totalité des personnes relogées l'ont été dans les mêmes arrondissements du Centre-ville, à savoir 70 % dans le 1er, 8 % dans le 3e, qui n'est pas, Madame le Maire, l'arrondissement le plus mal aimé de Marseille comme je l'entends dire, 4,10 % dans le 6e, 3,3 % dans le 2e, 8 % dans les autres arrondissements et 6 % des résidants choisissant une autre solution.
Pour être plus précise encore, Monsieur le Maire, l'ensemble des Groupes politiques a disposé de ces éléments. Rappelons que le taux d'effort, c'est-à-dire la participation réelle des personnes relogées, s'est trouvé diminué puisque les logements rénovés leur ont permis d'obtenir l'APL. Ces quelques chiffres prouvent que nous ne tenons pas de discours socialiste mais que nous savons faire du social et c'est cela, mesdames et messieurs de l'opposition, qui vous gêne.

(Applaudissements dans les rangs de la majorité)

Lisette NARDUCCI.- Monsieur le Maire, mes chers collègues, j'ai bien entendu le discours de Mme SERVANT. Je ne sais pas si le 3e arrondissement est le plus mal aimé de Marseille, en tout cas pour moi ce n'est pas le cas et j'espère que les habitants du 3e arrondissement ne le ressentent pas ainsi. Donnez-nous des logements à attribuer et je vous garantis que l'on trouvera preneurs et des personnes qui viendront bien volontiers habiter cet arrondissement.
Monsieur le Maire, nous sommes extrêmement favorables à ce rapport qui devrait enfin permettre de débloquer la situation concernant la rénovation de la rue de la République. Comme vous le savez, cette réhabilitation constitue un projet très ambitieux et que nous approuvons, mais qui est en panne depuis de trop longues années. Le temps passe, la situation se dégrade et les habitants s'impatientent ou choisissent de s'en aller, et cela est pire. Pendant ce temps, quelques grandes sociétés jouent au Monopoly, en achetant, en revendant quelques 5 000 logements concernés. Malgré les promesses de réhabilitation, rien ne se passe à part de mystérieuses transactions qui permettent à quelques-uns, vu la conjoncture immobilière, de faire quelques belles plus-values.
Monsieur le Maire, il est temps que la puissance publique intervienne enfin au bénéfice de l'intérêt général et des habitants de ce quartier. La réalisation des travaux actuels, le parking et, dans le futur, le tramway, est indispensable mais ne fait qu'aggraver une situation qui n'a que trop duré. Depuis plus de cinq ans, les riverains n'ont que des inconvénients et des déconvenues, sans bénéficier d'une quelconque amélioration dans leur vie quotidienne. Les commerces sont aujourd'hui à bout de souffle et l'annonce d'un grand centre commercial n'est pas fait pour les rassurer. On le comprendra.
Monsieur le Maire, nous avons approuvé unanimement les orientations prises par l'EPAM en matière de logement social, mais dès le départ nous avions quelques doutes sur la volonté des grands propriétaires à jouer le jeu. Ceux-ci semblent préférer jouer la montre en s'appuyant sur la lenteur des délais administratifs : plus de 18 mois séparent ainsi la première délibération votant le principe de déclaration d'utilité publique et ce rapport qui devrait permettre l'enquête publique. Je comprends les problèmes juridiques et administratifs qui se posent mais je pense que l'on aurait pu aller bien plus vite.
Bien évidemment, cette opération semble coûteuse à court terme, j'en ai conscience, mais ses retombées économiques et sociales seront essentielles pour l'ensemble des quartiers et de ce quartier particulièrement. Je pense que tout le monde ici est conscient de l'importance de ce projet dans le cadre plus global de la requalification du Centre-ville et de la réussite de l'opération Euroméditerranée.
Je suis persuadée, Monsieur le Maire, que vous aurez à cœur de faire avancer les choses dans les trois prochaines années. Sachez en tout cas que nous vous soutiendrons dans cette action à laquelle nous tenons tout autant. Merci, Monsieur le Maire.

(Applaudissements dans la salle)

Jean-Claude Gaudin.- Merci, madame.

Annick BOET.- Monsieur le Maire, chers collègues, ce rapport porte sur le dossier relatif à l'enquête publique concernant un premier programme de logements à loyers conventionnés, 96 logements. Mme SERVANT nous a longuement détaillé toutes ces opérations qui ont lieu dans le Centre-ville et à la rue de la République. Le Groupe Communiste est bien évidemment pour cette opération, mais nous ne pouvons nous empêcher de nous poser un certain nombre de questions.
La première question que nous nous posons est celle du maintien des habitants dans le quartier. Un certain nombre d'entre eux ont reçu un courrier qui leur demandait de quitter les lieux avant le 29 septembre à 12 heures J'ai la lettre ici, avec accusé de réception ; c'est le groupe EURAZEO, ex-Rue Impériale, qui l'envoie : "Madame, monsieur, nous avons l'honneur de vous informer que nous vous donnons congé pour le 29 septembre 2004 à midi, de l'appartement que vous occupez". Bien évidemment, après, la lettre poursuit : "Nous vous précisons en outre que la présente ne comporte pas en elle-même obligation d'avoir à quitter effectivement les lieux et vous reproduisons ci-après l'article…", etc.
Ces lettres sont arrivées dans des familles en situation précaire, démunies, ou chez des petites mémés qui ont eu quand même pas mal de peur puisque cela faisait plusieurs dizaines d'années qu'elles habitaient ce quartier. Le mot est peut-être un peu fort mais cela s'appelle de l'intimidation.
Cette procédure est évidemment contraire à ce que précisent les pièces annexes de ce rapport. Je lis : "Un soin particulier doit être apporté pour que les habitants qui résident dans des logements dégradés soient maintenus dans leur logement réhabilité ou relogés dans des conditions correctes, à loyer accessible."
Lors d'une réunion de concertation qui s'est tenue il y a quelques jours, Mme SERVANT a tenté de rassurer tout le monde. En fait, ces lettres n'ont aucune valeur juridique mais influencent les personnes fragiles. Voici la question que je vous pose aujourd'hui : au fond, quelles garanties avons-nous qu'il s'agisse de véritables opérations tiroirs, avec relogement sur place des actuels locataires ? J'ai entendu Mme SERVANT dire que la Ville fait ce qu'elle dit. Personnellement, cela ne me rassure pas et nous sommes d'autant plus inquiets après ce qui vient de se passer au Rouet où un propriétaire a pu se faire acheter son bien 286 000 euros, en laissant croire qu'il était vide de tout occupant, alors que 42 travailleurs immigrés l'habitaient. L'affaire a été portée devant le Tribunal de Grande Instance et c'est la Ville qui est mise en accusation.
Au Rouet, l'opérateur est un opérateur de la Ville. Là, nous avons affaire à deux opérateurs privés, EURAZEO et depuis la fin juin, Mme SERVANT, ce n'est plus P2C Immobilier mais une société américaine de fonds de pension (Lomsta) – ma collègue NARDUCCI avait raison de parler de jeu de Monopoly – qui vient de racheter cette société et qui doit être pressée par ses actionnaires. Si P2C a un peu tardé à mettre en route la machine, je pense que cette société n'est pas philanthrope, qu'elle est là pour faire du profit et si cela ne marche pas, la question que je vous pose, Monsieur le Maire, est : qui va payer et qui va assumer les pots cassés ? Je répète : quelles garanties pouvez-vous nous apporter ?
Ma deuxième question porte sur ce que l'on a lu dans la presse sur le shopping center qui va s'installer sur le Port. Il est vrai que décidément tout va très vite dans ce coin de Marseille. Les Américains prennent place Rue de la République, les Hollandais investissent dans le Port… donc le shopping center sera hollandais. Les Terrasses du Port représentent un investissement de près de 275 millions d'Euros. C'est certes un projet séduisant mais qui a lui aussi ses zones d'ombre. Un très haut fonctionnaire de notre Ville se félicite dans la presse, je cite : "de cette illustration du relais entre l'investissement public et l'investissement privé".
Il est vrai que c'est l'affirmation de nouveaux choix de gestion au fil des derniers Conseils Municipaux, des choix très libéraux qui préfèrent confier au privé, avec un objectif de rentabilité, ce que la puissance publique, Monsieur le Maire, a du mal à développer. Car votre politique d'isolationnisme, de victime consentante de l'Etat, vous pousse à traiter les autres Collectivités comme des ennemies à qui vous exigez des financements sans aucune coopération, et c'est encore ce qui s'est passé hier avec la conférence de presse de votre Premier Adjoint sur les tramways, où l'on lance des tramways et on dit : "Maintenant, que fait le Conseil Régional et que fait le Conseil Général ?" Après, bien évidemment, quand on est dans cette situation d'impasse, vous arrivez avec un sauveur suprême, l'opérateur privé à qui vous confiez des pans entiers de notre Ville.
Maintes fois, Monsieur le Maire, nous vous avons entendu dire ici, quand nous demandions des moyens supplémentaires pour les Mairies de Secteur : "Je ne veux pas devenir la Reine d'Angleterre". Mais, là, que peut-on dire pour les promoteurs, les fonds de pensions américains, les shopping centers de Paribas ou…
J'allais oublier aussi qu'hier on nous a annoncé le nom de l'opérateur qui allait construire le tramway, c'est BOMBARDIER, donc un groupe canadien qui, si je ne m'abuse, a un grand nombre de difficultés actuellement, choisi par rapport à ALSTHOM qui tente de gagner des marchés ailleurs.
Est-ce ainsi que nous allons devenir une grande métropole ? C'est la question que nous vous posons.

Philippe SANMARCO.- Monsieur le Maire, je ferai rapidement trois remarques sur ce rapport, en donnant acte bien volontiers à Mme SERVANT de ses propos (je passe sur l'aspect polémique de la fin de son intervention), du travail qui a été mené et que nous soutenons totalement.
Ma première remarque porte d'abord sur les délais, qui nous inquiètent tous. Nous avions déjà voté en décembre 2002 un rapport autorisant le déclenchement de la déclaration d'utilité publique, or c’est l’objet du rapport que vous nous présentez aujourd'hui, ce qui signifie qu’on n’avance pas. Le 18 juillet 2003, nous avions voté une délibération concernant 200 logements à réhabiliter, à exproprier, etc., avec une concertation et on demandait la DUP ; c'était il y a plus d'un an. Donc, cette lenteur, Monsieur le Maire, dont vous n'êtes évidemment pas du tout responsable, est quelque chose qui nous préoccupe tous et qui, évidemment, est un élément de déstabilisation de l'ensemble du projet.
Deuxième remarque, et c’est pour celle là que j'apporte mon soutien aux propos qui ont été tenus par Mme SERVANT et à l'action que vous menez, c'est qu’il s’agit bien en effet une déclaration d'utilité publique pour faire du logement social. Ceci est explicitement rappelé d'ailleurs dans le rapport, ce qui en soi est une grande différence par rapport à d'autres secteurs où vous déclenchez des opérations prétendument d'utilité publique mais dont la seule utilité est en fait de permettre des opérations spéculatives. Je m'en suis suffisamment expliqué à d'autres moments pour ne pas y revenir aujourd’hui.
La dernière remarque que je voudrais formuler est que, de manière exemplaire, le rapport qui nous est soumis aujourd'hui comporte en annexe le compte rendu de la réunion de concertation que vous avez organisée sur ce projet, réunion publique du 24 juin 2004, c'est-à-dire que là nous sommes pour une fois informés quasiment en temps réel.
Pour cette réunion, nous avons la liste des participants et on voit que c'est une réunion qui a été menée non seulement en présence de Mme SERVANT, de M. LOISEL, et d'autres hauts fonctionnaires de cette Mairie, mais on voit aussi la liste des personnes qui ont assisté à cette réunion : l'association Centre-ville Pour Tous, Collectif Espace Jeux, etc, bref des personnes qui ont l'habitude de ne pas vous ménager. On voit qu'ils ont été reçus, que le projet leur a été présenté. Et il nous est donné également la liste des questions qui ont été posées. Evidemment, ce sont des questions qui sont embarrassantes pour la Municipalité et on peut lire les réponses qui y sont faites. Après, on est d'accord ou pas, mais au moins les choses sont claires.
Monsieur le Maire, j'attire votre attention sur ce point parce que bien souvent dans cette Ville c'est ce manque d’information et de transparence qui génère des incompréhensions, des difficultés, voire des polémiques, voire des procès. Car bien souvent – il faut le dire – les procédures de concertation sont une fumisterie. Je pense à ce qui s'est passé sur le Centre bourse, à ce qui s'est passé sur le Quai de Rive Neuve, à ce qui se passe sur le tramway, où bien souvent on nous dit : " le projet, c'est vous qui allait le définir" ou alors : "on vous écoute". Non ! Là, il y a des personnes qui ont pris leurs responsabilités, ce sont d'ailleurs des hauts responsables, élus ou fonctionnaires, qui présentent un projet, qui disent ce que cela veut dire, quelles en sont les conséquences, ce qu'est un logement conventionné, etc. Ils répondent aux questions désagréables et ils en font part de manière publique.
Monsieur le Maire, de cela je voudrais vous féliciter, et surtout je souhaiterais que cet exemple original soit généralisé. Car si les questions de fond peuvent nous opposer, et c'est bien normal, sur les questions de méthode on pourrait se mettre d'accord assez facilement et l’on ferait considérablement avancer la qualité du débat démocratique dans notre ville.

Jean-Claude Gaudin.- Sur les Terrasses du Port, bien entendu que cela bouge, Mme BOET. Il y a eu un jury, qui s'est prononcé à l'unanimité. Le conseil d'administration du Port s'est également prononcé à l'unanimité, ce qui veut dire que la CGT a été favorable. Si, vous, vous ne l'êtes pas, expliquez-vous avec eux.

Danielle SERVANT.- Je réponds à Mme BOET très rapidement, d'une part concernant la lettre envoyée à certains propriétaires de la rue de la République, locataires : si vous aviez été présente à la concertation publique que nous avons tenue le 24 juin, vous auriez eu la réponse. Mais je vais quand même vous la donner, à savoir que si le propriétaire a agi de cette façon, et on peut considérer qu'il l'a fait très maladroitement, c'était simplement pour avertir les locataires de la fin de la location de 1948. Je crois que cela a été très mal exprimé et qu'il est revenu sur sa décision.
Sur le Rouet, la propriétaire des appartements que vous avez évoqués avait le choix soit de céder son bien occupé, soit de le céder avec les occupants et à elle de les reloger. Bien entendu, cette personne a choisi la situation la plus intéressante pour elle, c'est-à-dire qu'elle a dit : "Je vends en relogeant les occupants" et bien entendu elle ne les reloge pas. Donc, nous ferons tout pour que ces personnes soient relogées, mais n'accusez pas la Ville d'être responsable de cette situation.
Quant au relogement des personnes occupant les logements sur lesquels nous allons faire des travaux, tout à l'heure je vous ai bien montré que les personnes qui étaient relogées dans des appartements réhabilités étaient en majorité restées, pour la plupart, dans le Centre-ville. Sur la rue de la République, si nous avons choisi l'arrière de l'îlot 23 pour commencer cette réhabilitation de 96 logements, c'est parce que cet îlot qui comprend 8 immeubles est déjà à 50 % vide. Donc, nous pourrons réhabiliter et reloger en logements tiroirs sans avoir à déplacer la population.

(Applaudissements dans les rangs de la majorité)

Monsieur le Maire.- Je mets aux voix ce rapport.

Le rapport 04/0669/EHCV mis aux voix par Monsieur le Maire est adopté à l'unanimité.

Commerces du centre ville : un diagnostic extrêmement inquiétant et des propositions d'actions dérisoires

COMMISSAIRE RAPPORTEUR : M. CHENOZ Gérard
SECRETARIAT GENERAL ?Projet Centre Ville - Euroméditerranée - Projet de redynamisation commerciale sur les territoires en requalification du centre-ville - Approbation du dossier FISAC.

Michel PEZET.- Monsieur le Maire, juste une incidente par rapport à votre intervention précédente sur les marins pompiers et les sapeurs pompiers. J'ai ici la fiche du financement des sapeurs pompiers du département et effectivement les sommes sont considérables, sur l'ensemble du département, puisqu'on est passé de 18 millions d'Euros en 1999 à aujourd'hui 31 millions d'Euros + 10,5 millions d'Euros + 700 500 euros, et comme il est indiqué que la modification législative qui se prépare entraînerait que les Communes n'interviendraient plus sur le budget du SDIS, cela entraînerait pour le Conseil Général une augmentation d'environ 60 millions d'Euros par an, ce qui fait qu'effectivement le Conseil Général, qui est tenu sur l'ensemble des Communes du département et non pas sur la Ville de Marseille, se trouve dans une situation extrêmement lourde financièrement. Je pense que vous me donnerez acte de cette déclaration, ce dont je vous remercie, Monsieur le Maire.

Jean-Claude Gaudin.- C'est pour cela que vous réduisez en même temps les crédits de la Culture.

Michel PEZET.- Exactement ! Mais il paraît que ce n'est pas vrai.
Sur le rapport 53, chers collègues et Monsieur le Maire, nous sommes favorables à ce rapport qui va permettre de financer des actions de redynamisation de l'activité commerciale dans le Centre-ville. Effectivement, le diagnostic, en lisant ce rapport, nous montre que nous sommes dans une situation qui, sérieusement, en a besoin. Je dois même vous dire que j'ai quand même été étonné et surpris de la gravité du bilan qui est tiré, statistiques à l'appui, sur l'état du commerce dans notre Centre-ville. Je sais bien que le rapport porte la formulation d'une "dynamique positive", comme en témoignerait l'implantation de 330 enseignes nationales et internationales. Mais ce chiffre masque une réalité beaucoup plus nuancée et beaucoup plus inquiétante.
Quelques chiffres. Le Centre-ville compte, en 2002, 6 147 "cellules commerciales". Mais en réalité, il n'y en a que 4 543 qui sont en activité. Sachant que le taux moyen pour un Centre-ville, ce que l'on appelle le mitage, est de 7 %, nous nous retrouvons à Marseille avec un taux de 26,1 %, ce qui est quand même particulièrement inquiétant.
Lorsque l'on regarde, toujours dans ce rapport, une note qualitative en matière d'attractivité, nous avons pour le Centre-ville de Marseille le chiffre de 57 %. Là aussi, la référence qui nous est donnée est que pour les autres villes le taux doit être supérieur à 60 %.
Avant-dernier chiffre, on nous dit que le tiers du chiffre d'affaires des commerces en Centre-ville est fait par 24 établissements. Quand on compare au chiffre qui nous est donné de 4 000, on voit la difficulté. Et donc 53 % des établissements commerciaux du Centre-ville se situent en dessous du seuil de viabilité, alors que la moyenne est de 25 %. Nous sommes donc dans une situation pour les commerces du Centre-ville particulièrement difficile et le constat n'en est que sévère. Il y a certes ce que l'on appelle des locomotives, mais cela n'a, semble-t-il, aucune grosse répercussion sur les autres commerces de proximité.
Cela nous éloigne donc d'une vision d'un Centre-ville avec la métropole euroméditerranéenne et lorsque l'on va encore plus loin, quartier par quartier, les chiffres et le rapport sont encore plus redoutables. Lorsqu'on lit, par exemple, sur le quartier Euroméditerranée, je cite : "Le périmètre retenu rend compte d'une situation globalement très préoccupante. Tous les indicateurs font état d'une situation très dégradée." Sur le quartier Noailles, je cite : "Le taux de mitage aura augmenté de 50 % en 8 ans." Sur la Canebière, je cite : "Le taux de mitage a augmenté de 30 %." Et sur le secteur République Hôtel de Ville, encore citation du rapport : "L'attractivité a baissé de 15 %."
On voit donc bien le besoin et le kérosène à rajouter sur l'action et la pertinence qu'il faut mener sur le projet Centre-ville, qui devrait redynamiser le secteur et renforcer l'attractivité globale du Centre-ville.
On sait bien que la Ville de Marseille a des difficultés, on l'a évoqué plusieurs fois au niveau financier, la Ville s'est paupérisée depuis des dizaines d'années. On sait bien qu'il a été décidé de construire des bureaux commerciaux, de transformer des logements en placements financiers, de rénover des façades. Tout cela est manifestement positif, nous le disons bien. Mais nous savons aussi que le problème des transports et du stationnement aurait dû être traité en parallèle avec l'ensemble de ces opérations.
Et si effectivement une grande majorité de Marseillais ou de Provençaux vont plutôt à Plan de Campagne ou à La Valentine, le chiffre qui était donné par la presse sur la journée des soldes du 7 juillet démontre qu'à partir de 10 heures les parkings du Centre-ville étaient saturés. Par conséquent, les personnes ne peuvent aller qu'ailleurs et c'est une perte financière importante pour la Ville de Marseille.
Reste aussi le problème de l'aménagement des espaces publics, des cheminements piétonniers, qui nous semblent être un facteur d'attractivité. On a voté le Schéma Directeur des Espaces Publics mais où sont les résultats ? Pour le moment, en dehors de quelques rues piétonnes qui ont été réalisées il y a plusieurs années, nous voyons bien que dans le Centre-ville aujourd'hui les voitures sont mal garées, les espaces publics sont assez dégradés et ne sont pas spécialement entretenus. Quant à la propreté des rues, il y a paraît-il un sondage confidentiel qui paraissait très négatif. Nous donnons acte qu'il y a depuis quelques semaines un travail important qui a été fait dans certains arrondissements de Marseille en ce qui concerne la propreté. Peut-être est- ce aussi que sous la férule du Bâtonnier ALLEGRINI les brigades de la propreté urbaine effectuent un travail considérable, renflouant ainsi les caisses de la Ville. Nous l'en féliciterons lorsque nous en aurons le bilan.
Donc, au regard de la situation du commerce en Centre-ville, lorsque l'on se dit les travaux qui vont se réaliser avec le métro, lorsque l'on voit, par exemple à la rue de la République, les travaux de construction du parking, qui seront suivis des constructions du métro, nous disons : est-ce que ces commerces résisteront aux mois ou au nombre peut-être d'une année à la situation économique dans lequel ils sont ? Nous voyons bien là aussi que le remède risque d'arriver, encore une fois, après la mort du "petit cheval".
Tout cela nous semble particulièrement difficile. Nous estimons qu'il y a vraiment un travail de fond à mener sur l'ensemble des commerces. Nous pensons que la politique qui est menée aujourd'hui, ce qui a été fait sur les grands bâtiments de la Bourse, va encore augmenter une capacité commerciale. Nous pensons que l'opération qui va être réalisée – et on l'a découvert dans la presse aussi – sur le Port de Marseille, certes, ceci est sûrement très attractif, très intelligent, mais aujourd'hui est-ce que cette proposition ne va pas suicider le Centre-ville de Marseille ?
Ce sont vraiment les questions que nous nous posons. Je crois qu'il faut effectivement plus de cohérence, de volonté et de moyens. Mais le signal d'alarme qui est donné dans ce rapport sur la situation du commerce à Marseille est particulièrement préoccupant et il convient peut-être d'essayer de freiner les grandes opérations qui veulent se faire sur de nouveaux modes de commerce, pour effectivement permettre au Centre-ville de Marseille de continuer à exister. Sinon, nous allons nous retrouver dans un schéma de ville où il n'y aura plus que des bureaux en Centre-ville, le reste de la population sera sur la périphérie, on continuera à aller acheter à l'extérieur et le Centre-ville de Marseille périra. Ce n'est pas notre vision de la Ville.

(Applaudissements dans les rangs de l'opposition)

Philippe SANMARCO.- Monsieur le Maire, s'agissant de ce très important dossier, d'ailleurs extrêmement intéressant à lire, relatif à la convention avec le Fonds d'intervention pour les services d'artisanat et de commerce, Michel PEZET vient de dire l’essentiel et j’adhère complètement à ses propos. Il y a là, je crois, quelque chose sur lequel nous devons tous réfléchir et les questions qui ont été posées méritent la plus grande attention.
Je me contenterai donc juste de revenir sur quelques aspects particuliers. D'abord, nous avons là un diagnostic et il est terrible : 53 % des établissements en dessous du seuil de viabilité ! Et surtout une attractivité qui régresse de 15 % au cours des dernières années.
Je ferai deux remarques particulières. L'une relative à Noailles. C'est le pire. On lit : "Alors que cette zone devrait servir de soutien au Centre-ville, elle est de plus en plus touchée par le mitage, avec 40 % de vacance, soit une évolution de plus de 50 % en 8 ans ; là ce n'est pas l'héritage des municipalités précédentes ! Le nombre de commerces en activité a baissé de 20 % alors que le nombre de vacants a augmenté de 47 % en 8 ans.
Une autre remarque. Les Halles Delacroix ne s'écrivent pas "de la Croix", il s'agit de M. DELACROIX. Ce genre de lapsus freudien est très révélateur s'agissant de documents de la Municipalité… Nous le répétons donc avec force : la reconquête du Centre-ville n'a rien à voir avec la « reconquista » de la Reine d'Espagne Isabelle la Catholique et on n'est pas là, bannière au vent, pour chasser les Maures et les Juifs…
Par contre, il y a des remarques tout à fait singulières sur des problèmes qui ne sont pas réglés par les questions de vidéosurveillance : la propreté, le stationnement, l'incivisme des riverains et des commerçants, la circulation. Pour tout ceci, nous n'avons pas besoin d'une convention avec le fonds d'intervention, le FISAC, pour que ce soit fait aujourd'hui sans attendre. Comme si on s’abritait derrière une nouvelle étude pour ne rien faire en attendant.
Dernière remarque sur la Canebière : une baisse d'attractivité de 30 : alors qu'il est indiqué que Canebière est un des lieux les plus emblématiques de l'identité marseillaise, mais l'omniprésence de la voiture en gâche la qualité : "devenue colonne vertébrale des flux de circulation en Centre-ville, les parcours piétonniers restent difficiles et peu agréables." C'est d'ailleurs là qu'il y a le taux d'accidents mortels le plus important.
Vous n'avez pas à attendre la réalisation d'un tramway dans quelques années. Qu'est-ce qui vous empêche aujourd'hui de répondre aux questions qui sont posées par le rapport de vos Services sur la coordination et l'efficacité insuffisante des services publics municipaux, sur l'incivisme, sur la propreté, sur les livraisons, sur le stationnement anarchique, sur les accidents de piétons ? La Canebière a besoin d’animation pour les piétons, que ceux-ci puissent y déambuler tranquillement, en famille, sur des espaces propres et larges, protégés des voitures. Or depuis des années vous faites l’inverse : vous vous glorifiez d’y faire venir des banques, un commissariat et les marins pompiers ! C’est une absurdité. Quelle attraction pour les piétons peut-il en résulter ? Aucune !
Bref, Monsieur le Maire, le diagnostic que vous nous présentez (mais un élu a-t-il pris la peine de le lire ?) est extrêmement inquiétant et les propositions d'actions y sont dérisoires. Certes, nous allons pouvoir financer tous ensemble cinq agents, la belle affaire, alors que les propositions concrètes relèvent déjà de l'éclairage public, de la voirie, du stationnement, de la propreté, des espaces publics. Bref, de votre responsabilité quotidienne ! On n'a donc pas besoin de toutes ces études et conventions bidons. A ce sujet et pour conclure, je vous signale, cerise sur le gâteau, que sur Noailles une des actions les plus importantes qui est proposée est… d'engager une réflexion sur la problématique des déchets ! Mais où sommes-nous ? Qui sommes nous ? Sommes nous ignorants à ce point des problèmes de notre ville ? A-t-on besoin de coopérants étrangers pour nous dire ce que nous devons faire ? Tout ceci n’est que l’illustration d’une politique médiatique qui finit par croire à ses propres slogans alors même que la situation s’aggrave.
Monsieur le Maire, merci de votre attention.

Gérard CHENOZ.- On entend toujours avec plaisir l'habile Philippe SANMARCO et le talentueux Michel PEZET, surtout lorsqu'ils parlent et qu'ils nous font le commentaire d'une note que nous avons faite nous-mêmes, qui pourrait être en fait votre bilan, celui de l'héritage que vous nous avez laissé dans les quartiers périphériques à l'hyper centre.

(Protestations dans les rangs de l'opposition)

Gérard CHENOZ.-
Aujourd'hui, je m'aperçois, Monsieur le Maire et mes chers collègues, que c'est un véritable tir croisé sur ce qui se passe dans le Centre-ville. Mme SERVANT a répondu d'une manière très intelligente sur le logement et je pense que cela a été bien fait, mais Mme VLASTO aurait pu aussi répondre sur le tourisme, Mme BIAGGI sur le commerce, car vous avez souligné en 7 ans 300 nouvelles enseignes qui arrivent de l'international, ce n'est pas rien ! Ils se battent tous pour venir dans le Centre-ville. Et je ne parlerai pas de tout ce qui se fait au niveau de la culture ou même de ce que fait M. MUSELIER avec le tramway.
A ce propos, hier, nous avons annoncé à la presse – et on est heureux de vous le dire aujourd'hui – que la fameuse déclaration d'utilité publique, sur laquelle on a essayé de nous mettre des bâtons dans les roues, est effectivement sortie. Le projet a été approuvé. 1 500 personnes sont venues dire qu'elles voulaient le tramway. Il va donc y avoir dès lundi des déviations de réseau. Les travaux du métro de la plate-forme et du tramway vont commencer dès le mois de janvier. 5000 places de parking vont être faites et au niveau des espaces publics cela correspond à environ à 150 000 m². Je vous signale, cher Michel PEZET, puisque vous avez parlé des espaces publics, que nous en avons fait 100 000 m² pendant le premier mandat et vous avez sous les fenêtres, là, le Quai du Port qui est un bon exemple ; il y a la Préfecture, toutes les rues qui se trouvent autour de l'Opéra qui ont redynamisé ce commerce.
Mes chers collègues, en fait, que s'est-il passé dans le Centre-ville ? Il retrouve ses habitants. On n'a chassé personne, M. SANMARCO, bien au contraire ! Les personnes qui sont venues, et les élections l'ont démontré, ne sont pas des personnes qui votent favorablement pour nous, mais ce sont des personnes que l'on a installées parce que l'on a voulu la mixité sociale. Donc, ce n'est pas du tout une opération politicienne. Le Centre-ville – c'est aussi reconnu – a retrouvé ses clients. Il y a eu un très gros rattrapage. Je vais vous donner deux chiffres :
En 1995, les commerces du Centre-ville faisaient 4 milliards de Francs de chiffre d'affaires, aujourd'hui c'est 1 milliard d'Euros, c'est-à-dire 6 milliards de Francs, on a doublé le chiffre d'affaires en sept ans. Ensuite, la Ville retrouve maintenant, Monsieur le Maire, grâce à vous, grâce à votre travail dans le Centre-ville, son deuxième rang, le deuxième rang des Villes de France, et c'est Paris qui est venue nous demander de l'aider pour avoir les Jeux Olympiques. Et je crois qu'en 2012 on pourra chanter la Marseillaise à la rue Thubaneau, Monsieur le Maire.
(Applaudissements dans les rangs de la majorité)

Madame BIAGGI.- Monsieur le Maire, mes chers collègues, il est vrai que le constat est difficile, les personnes partent aux extérieurs de Marseille dans les centres commerciaux extérieurs. Donc, si l'on fait des centres commerciaux un peu plus intensifs sur Marseille, c'est parce que les habitants le demandent et je ne peux pas aller contre la loi du marché. Au contraire, le fait d'avoir ces locomotives dans le Centre-ville de Marseille est très important parce que, justement, le petit commerce, avec les efforts que nous faisons, arrive quand même à résister parce qu'il y a ces locomotives ; autrement il n'y aurait personne du tout.
Donc, nous essayons de renforcer les centres qui y sont déjà et qui fonctionnent, pour que justement les personnes ne partent pas aux extérieurs de Marseille. C'est donc pour cela que la ZAC de la Bourse est en train de se faire, c'est pour cela que les Terrasses du Port, c'est quand même extraordinaire que cela se fasse et de plus c'est un projet qui est fabuleux. Et pour le petit commerce, il faut qu'il s'adapte, mais il s'adaptera et il résistera parce que nous l'aidons au maximum et que nous faisons quelque chose de fantastique avec ce FISAC. Merci.

(Applaudissements dans les rangs de la majorité)

Jean-Claude Gaudin.- Quelques mots simplement pour ne pas faire une polémique. Si c'était aussi facile que cela, tout le monde le saurait. Si cela ne s'était pas dégradé pendant plusieurs décennies, tout le monde le saurait. Oui ! Sauf que nous, sous notre responsabilité, en partant du quai de la Fraternité et en remontant vers les Réformés, premièrement, on maintient à bout de bras l'Institut de la Mode, parce que c'est symbolique, deuxièmement, on facilite l'arrivée d'enseignes et on incite les banques à réhabiliter, en même temps que la Chambre de Commerce, leurs bâtiments, ce qu'elles ont fait et qui ne se faisait pas avant. Ensuite, on achète l'Hôtel Noailles et, là, on va même plus loin que l'administration des Domaines : cinq années totales de procédures. On a acheté l'Hôtel Noailles, on le donne à l'Etat et celui-ci est en train de commencer les travaux.
De l'autre côté, là où se trouvaient les Nouvelles Galeries, on installe les Marins Pompiers, on installe un cinéma d'essai. Plus haut, on fait une faculté de droit sur la Canebière, en la payant intégralement. On monte encore plus haut, on achète le cinéma de l'Odéon et on en fait un théâtre de boulevard et un théâtre d'opérettes. De l'autre côté, on enlève les kiosques qui à une certaine heure de la nuit ne vendent plus des sandwiches et de la bière mais autre chose, et on est obligé sans cesse de réaménager le parvis de la Mairie parce que, sinon, vous ne pouvez même plus faire des mariages à la Mairie du 1er et du 7e arrondissement.
Alors, un peu de mémoire ! Je sais bien que M. SANMARCO a sur le cœur que je lui ai cité un jour des phrases entières de La Fare, l'évêque de Nancy qui présidait justement la procession des Etats Généraux. Pour DELACROIX. M. SANMARCO, vous nous la laissez porter ! Et pour l'instant, j'aimerais mieux que vous fassiez un peu Simon de Cyrène !
Pour votre information, il y a 100 contrevenants qui vont voir arriver chez eux une amende de 450 euros pour infraction à la réglementation sur la propreté au Centre-ville, et tous les procès-verbaux correspondants ont été approuvés par le Procureur de la République. Surtout, ne venez pas intervenir pour qu'on les enlève !
Puisque nous en sommes au Centre-ville, la presse s'est faite l'écho de la Villa Médicis que le Conseil Régional souhaite installer dans le périmètre d'Euroméditerranée. Que les choses soient bien claires, parce que la presse n'a rendu compte qu'imparfaitement de cela : j'ai eu un entretien avec M. VAUZELLE. M. VAUZELLE a souhaité me rendre visite le 11 juin, puisqu'il était réélu – cela ne nous avait pas échappé – au Conseil Régional. J'ai donc eu, le 11 juin, un entretien avec le Président du Conseil Régional, qui m'a dit sa volonté de vouloir créer cette Villa Médicis, c'est-à-dire faire des logements pour des artistes, éventuellement des salles de réception et des salles de présentation d'œuvres d'art, salles d'espaces muséales. Il souhaite le faire le plus près possible du MUCEM. Il me demandait en fait une réponse rapide pour savoir s'il devait poursuivre son idée sur Marseille ou s'il devait, m'a-t-il dit, mettre cette Villa Médicis ailleurs qu'à Marseille, il m'a même cité deux autres villes que je n'ai pas besoin de citer moi-même, J'ai répondu à M. VAUZELLE la chose suivante : sur le principe même, il n'y a pas d'hostilité. Simplement, il y a d'abord un projet de l'Etat. C'est même le seul cadeau de l'époque JOSPIN, confirmé depuis par le Gouvernement actuel.

Un intervenant dans la salle.- On l'attend toujours !

Monsieur le Maire.- Vous l'attendrez longtemps, il faut plusieurs années pour cela et ce n'est surtout pas celui qui l'avait décidé qui le verra réalisé.
Donc, il y a dans ce domaine d'abord l'installation du MUCEM. Ensuite, il y a, une volonté de mon prédécesseur, Président d'Euroméditerranée, pendant plusieurs années, ayant eu en charge ce dossier, l'ayant lancé et réalisé aujourd'hui avec succès, une règle que Renaud MUSELIER souhaite avoir, c'est-à-dire un tiers d'espace pour des bâtiments publics, un tiers privé et un autre tiers de Collectivités Territoriales. Il y a trois espaces à discuter. La Région est allée vite, elle a choisi un architecte qui a fait un projet qui a été communiqué publiquement. Nous n'avons jamais été appelés, ni la Ville de Marseille ni l'établissement public d'Euroméditerranée, à donner un avis. Tout au plus, y a-t-il eu, il y a quelques mois de cela, échange entre des fonctionnaires. Mais rien n'a été soumis au conseil d'administration d'Euroméditerranée, rien n'a été soumis ici.
Donc, sur le principe même, il n'y a pas de refus de la part de la Ville. D'ailleurs, cela n'a pas été évoqué. Sur la localisation, je n'ai pas caché, le 11 juin dernier, à M. VAUZELLE que la localisation posait problème et qu'il fallait en discuter. D'abord, parce qu'il y a un architecte, M. LION, qui à l'heure actuelle harmonise l'ensemble des choses et il convient donc que la Région se rapproche au moins de l'établissement public d'Euroméditerranée, où il y a d'ailleurs un représentant de la Région – j'imagine que ce sont les mêmes qui ont été renouvelés –, pour pouvoir en discuter. Et si ce ne sont pas les mêmes, nous en discuterons.
Il va de soi aussi, mais ai-je besoin de le dire, que si la Région attache beaucoup d'importance à cette réalisation localisée à Marseille, cela peut se concevoir. Bien entendu que ce n'est pas un projet sélectif, cela s'inscrit dans le cadre d'autres projets de la Ville de Marseille qui a besoin de l'aide de la Région. A une époque où je siégeais au fond de cette salle, puisque nous étions disposés autrement, et où j'ai exercé pendant douze ans les responsabilités de Président du Conseil Régional, je n'ai jamais rien refusé à Marseille, jamais rien ! Et j'ai bien fait, finalement, puisque cela m'a amené à une autre place qui n'est plus au fond de la salle mais qui est là celle que j'occupe maintenant. C'était ma thèse. Oui ! Je n'ai jamais rien refusé pendant douze ans à la Ville de Marseille. Et même si l'on regarde les dotations financières sur le métro, à l'époque de M. VIGOUROUX, c'était supérieur à ce qui nous est donné et dont on remercie aujourd'hui.
Donc, que ce soit bien clair sur la Villa Médicis, pour ne pas l'appeler autrement suivant la vox populi, sur la Villa Médicis de la Région : accord de principe, on va en discuter, oui, pas d'hostilité. Où ? Nous allons regarder les emplacements. Comment cela s'inscrit-il ? Parce que nous avions envie de faire un aquarium au même endroit. Le faisons-nous ou ne le faisons-nous pas ? Il y a un ensemble à discuter. On ne va pas dire ainsi : "Moi, je veux une Villa et je la veux là !" Cela se discute partout, que ce soit à Menton, à Nice, à Draguignan ou ailleurs.
Ensuite, il y aura aussi le fait que si nous étions appelés à accepter cette proposition du Conseil Régional, il va de soi que nous attendons l'aide du Conseil Régional sur un certain nombre d'autres dossiers. Cela s'appelle aussi la Négociation, avec un grand N. C'est ainsi. Il n'y a pas une Collectivité Locale qui peut venir imposer sa loi à une autre. Donc, ou il y a un accord général se trouve ou il n'y en a pas, et dans ce cas nous en arrivons au GPV. Ce que nous souhaitons dans cette affaire, c'est un partenariat. Voilà, le terme de partenariat ! Et dans le cas contraire, dans ce cas, chacun décidera le moment venu.
Voilà ce que je voulais dire là-dessus, puisque cela a fait l'objet simplement d'une réponse imparfaite que j'avais formulée après une conférence de presse de M. VAUZELLE.

Le rapport 04/0712/EFAG mis aux voix par Monsieur le Maire est adopté à l'unanimité.

   
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L'augmentation de la dette est la conséquence d'une progression non maîtrisée des dépenses de fonctionnement et singulièrement, des dépenses de personnel.
Conseil d'arrondissements de Marseille du 9/11/2006 -  Claude Grillet
• Création de la ZAC Flammarion.
• Modifications PLU.
Conseil 1er arrondissements de Marseille du15 juin 2006, Claude Grillet :Zac Bourse
Conseil de la CUMPM du 13/02/2006 , Philippe Sanmarco : La RTM, otage du chaos automobile
Nouveaux messages sur le blog Martigues Citoyenne : Conseil municipal de Martigues du 28 février 2006.
Conseil du 1er arrondissements de Marseille du 29/09/2005, Claude Grillet : Un acharnement contre les Flots Bleus (suite).
CM de Simiane :
23/06/2005
CM de Simiane :
du 17 janvier 2005.
Conseil de la CUMPM du 17/12/2004 :
Sortir la Communauté urbaine de l’impasse.
CM de Simiane
du 25/07/2004.
Communauté urbaine Marseille Provence Métropole, Commission permanente de travail et d'études, aménagement de l’espace communautaire urbanisme, séance du 16/06/2004
DTA, la priorité n’est pas le tramway marseillo-marseillais, mais un vrai réseau métropolitain.
Conseil des 15e & 16e arrondissements du 11/12/2003, Roger Ruzé :
Combat pour le logement, pour la ville, pour la vie.
Conseil de secteur de 03/2003
Val Emeraude
CM de Marseille de 03/2003
Transport
CM de Marseille de 01/2003
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